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dimanche 4 juin 2017

Une semaine chez Google !

L'année dernière, j'avais passé 48 heures chez Google, racontées en deux parties (la première par ici, la seconde par là), à l'occasion du sommet nord-américain des organisateurs de Google Developer Groups, dont je suis à Sacramento.

Accueil chez Google pour récupérer nos cadeaux : Sac à dos, t-shirt et autocollants

Cette année, Google a eu la bonne idée d'organiser le sommet nord-américain le lundi, le sommet mondial le mardi, puis la conférence annuelle Google I/O du mercredi au vendredi. J'ai donc passé une semaine complète entre les différents batiments du Googleplex, qui est désormais quasiment la ville de Mountain View et une partie de Sunnyvale tellement Google grossit...

Accueil sympa : Tous les organisateurs de GDG avaient le droit à leur étoile sur un walk of fame à l'entrée :-)

L'expérience est toujours super, car Google nous forme à organiser de bons événements. Nous avons donc eu droit à diverses formations pour mieux parler en public, mieux captiver l'audience lors de présentations, et ainsi de suite.

Une partie de ce sommets est également consacrée à faire connaissance avec les autres organisateurs, à échanger avec des Googlers (c'est comme ça qu'on appelle les gens qui travaillent chez Google !) et à trouver des idées d'amélioration pour les événements que nous organisons gratuitement pour la communauté de développeurs dans chacune de nos villes.

Un des multiples batiments Google parcourus durant cette semaine de sommets / conférences

Vous vous demandez probablement : Mais qu'est-ce que ce type a avec Google ? La réponse est simple : 90% de mes revenus sont générés par des technologies développées par cette compagnie. Et encore, je pourrais probablement dire 99%, mais restons sur 90% pour être un brin conservateur.

En d'autres mots, je gagne ma vie à former des gens à utiliser des technologies développées par Google ou à aider des entreprises à adopter ces technologies. Il est donc tout naturel pour moi de participer à tous ces événements pour rester au top des connaissances en la matière et surtout de pouvoir transférer cette valeur ajoutée à mes clients.

Tous les participants du sommet mondial. Plus de 90 pays étaient représentés, dont la Chine, ce qui peut paraitre surprenant quand on sait que Google y est censuré !

Aprés les sommets, place à la conférence. Comme l'an dernier Google a transformé l'amphithéatre de Shoreline en véritable centre de conférences. Regardez un peu ce qu'un simple parking est devenu pour les besoins de la conférence avec de multiples tentes climatisées devenues salles d'exposition, de réunion, restaurants, etc. :

Le soir, des événements artistiques sont organisés, avec de multiples concerts et beaucoup de lumières comme vous pouvez le voir !

Cette conférence est ultra-populaire est les 8000 places s'arrachent en un rien de temps après tirage au sort... Heureusement pour nous autres organisateurs de Google Developer Groups, nous avions priorité de réservation et tarif préférentiel, de quoi garantir ma présence cette année encore :

L'amphithéatre s'enflamme lors du concert de LCD Soundsystem

Je suis rentré vidé de cette semaine : La conférence sur trois jours durait de 8h30 à 22h, remplis par des dizaines de présentations techniques non-stop de 8h30 à 19h...

Comme toujours, c'est bluffant de voir tout ce que Google a pu accomplir en un an, et on repart de l'événement avec plein d'idées de choses à construire autour de ces technologies... De mon côté, c'est simple, j'ai listé 30 idées à mettre en place suite à l'événement !

Des bidons de crème solaire en libre service... Le soleil californien ne pardonne pas !

Contrairement à une conférence classique qui se passe dans un lieu fermé, Google I/O est désormais considéré comme un festival de plein air, ce qui demande des aménagements spéciaux :

Des tricycles distributeurs d'eau se promenaient partout pour rafraichir les participants

Un petit résumé d'une minute en vidéo, même si cela ne montre pas grand chose, si ce n'est que la réalité virtuelle était l'un des sujets les plus fréquemment abordés :



Voilà donc pour cette semaine bien chargée et super intéressante. N'hésitez pas à me harceler de questions dans les commentaires, car je me doute bien qu'il y a énormément de choses que je pourrais encore aborder sur le sujet...

Pour vous donner une idée de la variété de sujets abordés sans plonger dans trop de technique, je vous recommande de jeter un oeil à cette vidéo de la keynote d'ouverture de la conférence.

lundi 30 mai 2016

Google I/O 2016

Chaque année depuis 2006, Google organise un événement mondial pour les développeurs informatique appelé Google I/O. J'avais participé à cette conférence en 2010 à San Francisco, et cette année Google a décidé d'organiser le tout dans son "jardin", à savoir l'amphithéatre de Shoreline à Mountain View.

Le top, c'est que j'étais invité par Google (cliquez ici pour savoir pourquoi) avec 70% de réduction sur le prix d'entrée, alors je ne pouvais pas ne pas y aller, car les places sont relativement chères et limitées :

A l'entrée, deux robots Androïd nous accueillent

C'est la première fois qu'une telle conférence se déroulait dans un amphi à ciel ouvert (le genre de chose qu'on peut se permettre sans trop de risque en mai en Californie), et je dois avouer que c'était sympa. Voir les mouettes traverser devant la scène et sentir un petit vent rafraichissant tout en étant à l'ombre du grand ciel bleu, c'est original pour un événement orienté technologie.

 En plus, avec (seulement ?!) 7000 personnes dans un amphi qui peut en contenir 22 000, on avait pas mal de place :

L'amphi de Shoreline est avant tout destiné à des concerts, mais pourquoi pas une conférence après tout ?

L'événement durait trois jours durant lesquels Google présentait ses dernières technologies et mises à jour à l'ensemble de la communauté. Pour vous donner une idée de l'ampleur de la chose, 90 nationalités étaient représentées et plusieurs millions de personnes suivaient la conférence gratuitement en direct sur YouTube, dont plus d'un million rien qu'en Chine.

J'avais une place dans les premiers rangs - merci Google pour le statut de privilégié !

Durant toute la conférence, les participants sont logés à la même enseigne que les Googlers : Repas fournis du petit déjeuner eu diner en passant par les snacks et boissons en cours de journée ! Le tout bien évidemment à volonté, et je n'ai jamais vu le moindre étalage à cours de provisions malgré le nombre de participants :

Qui veut des bons donuts au petit dèj ?

La question que vous vous posez peut-être est : Mais à quoi sert cette conférence ? Et bien de mon point de vue, c'est l'occasion de me mettre au gout du jour sur pas mal de sujets d'un point de vue techno : L'avenir du web, quelles sont les technologies à venir et celles qui vont disparaitre, etc.

C'est aussi l'occasion d'apprendre ou de découvrir des sujets moins courants au quotidien bien que largement utilisés par Google, comme la réalité virtuelle, l'intelligence artificielle ou encore les voitures qui se conduisent toutes seules :

Une voiture sans volant, et qui se déplace dans les rues sans intervention du "pilote". Pour les avoir vues en action dans les rues de Mountain View, c'est assez impressionnant : Elle savent même reconnaitre les gestes d'un agent de circulation qui fait signe de s'arrêter ou d'avancer !

Google touche à tous les sujets et c'est vraiment incroyable de voir l'énergie et les moyens développés dans pratiquement tous les domaines.

Le plus fort, c'est que tout c'est n'est pas que du vent et la majorité des projets aboutissent à du concret assez rapidement, comme la voiture sans pilote qui est bourrée de capteurs et d'intelligence artificielle pour analyser tout ce qui se passe autour d'elle.

Entre deux séances, on se repose à l'ombre

La conférence propose une dizaine de séances en simultané au choix à chaque heure de la journée, de 9 à 18 heures. On fait donc son programme en fonction de ce qui nous intéresse le plus, et on se déplace de "tente en tente", car I/O se déroulait en extérieur, avec les séances sous des tentes climatisées - certaines pouvant contenir jusqu'à 900 personnes !

L'une des tentes géantes où se déroulaient les sessions techniques

Il y a également de nombreuses démonstrations de produits ou de projets originaux, et je pense que cette petite vidéo de deux minutes résume parfaitement tout ce que l'on peut voir de dingue à Google I/O :


 Je suis rentré de ces trois jours bien lessivé, car assister à des présentations toute la journée est déjà fatiguant en soi, ajouter à cela le soleil et les diverses animations en soirée, et vous obtenez de quoi être épuisé au bout de trois jours. Mais l'expérience est sympa et on revient de la conférence avec plein d'idées et de choses à essayer !

Le soir, il y avait de l'animation un peu partout, et même un concert le premier jour !

Voilà donc pour Google I/O 2016. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à m'en faire part en commentaires. Toutes les vidéos des différentes sessions peuvent être regardées gratuitement ici (et on peut même me voir sur certaines d'entre elles !). Toutes mes photos (27 en tout) sont en diaporama ci-dessous :

dimanche 24 avril 2016

Tesla ou comment la Californie compte sauver notre planète

Ce vendredi 22 avril était le jour de la terre et donc l'occasion parfaite de vous parler de la révolution prenant forme en Californie pour sauver notre planète.

Ce plan n'est d'ailleurs pas vraiment celui de la Californie, mais plutôt d'un expat Sud-Africain devenu Canadien avant de finir ses études aux USA, de faire fortune dans la Silicon Valley puis d'obtenir une troisième nationalité en devenant Américain : J'ai nommé Elon Musk.

Elon Musk et la Tesla Modèle S, meilleure voiture jamais créée - 5 étoiles à tous les tests de sécurité, 99 / 100 en tests consommateurs, du jamais vu !

Vous connaissez Paypal ? Le service de paiement éléctronique fondé par Musk lui a permis de devenir multi-millionaire lors du rachat de Paypal par E-Bay au début des années 2000.

Alors qu'il aurait pu s'acheter une île déserte et se la couler douce pour le restant de sa vie, Musk décide d'investir sa fortune dans trois grands projets entre 2002 et 2006 - tous destinés à sauver l'humanité :

  • Tesla Motors, la première marque de véhicules 100% électriques (et sexys et high-tech et sportifs) avec autonomie raisonnable (plus de 300 kms)
  • Solar City, fournisseur d'énergie solaire (aujourd'hui 2ème plus gros vendeur de panneaux solaires aux USA)
  • SpaceX, fabriquant de fusées et... service de transport spatial ! (on y reviendra plus tard)
Centre de lancement de SpaceX à Cap Canaveral en Floride


Tesla a été lancée dans le plus grand scepticisme et sans aucun investissement extérieur, Musk ayant financé la société lui-même avec un plan risqué mais ambitieux :

  • Créer un véhicule "proof of concept" pour s'assurer de la faisabilité du projet - le Tesla Roadster, une Lotus Elise électrique, vendue à 2500 exemplaires dans 31 pays (2011)
  • Créer un véhicule haut de gamme, réservé à une clientèle aisée et dont les bénéfices serviront à financer les modèles plus accessibles - le Modèle S, vendu à 100 000 exemplaire et qui coûte environ $100,000 (2012)
  • Lancer un second véhicule haut de gamme plus familial, le Modèle X (2015)
  • Lancer le véhicule accessible, le Modèle 3, annoncé le mois dernier pour $35,000 (le prix moyen d'achat d'une voiture neuve aux USA étant $32,000) et qui ne sera disponible que fin 2017
Le Modèle 3 ou celui de la révolution électrique !


En moins d'un mois, plus de 400 000 modèles 3 ont été pré-commandés avec paiement de $1000 à la réservation, soit 400 millions de dollars pour Tesla...

Le projet de Tesla est particulièrement fou et unique pour de multiples raisons. D'abord, Musk a voulu créer des voitures qui sont belles et qui ne sont pas de simples caddies de supermarché équipés de moteurs électriques (désolé Toyota Prius). Un amateur de belles voitures sera forcément attiré par une Tesla, alors que les modèles électriques précédents demandaient de faire une croix sur l'esthétique...

L'autonomie des Tesla est supérieure à 300 kilomètres. Dans un pays comme les USA, cela peut paraître peu, alors Tesla a installé des superchargeurs gratuits partout dans le pays, espacés de moins de 300 kms, et qui rechargent la voiture à 70% en moins de 30 minutes :

Il est possible de traverser les USA en voiture électrique sans dépenser un centime...

Et regardez un peu l'évolution prévue d'ici à fin 2016 :

Fin 2016, les superchargeurs seront partout !

L'Europe et le Japon sont également relativement bien couverts, ce qui est normal car le modèle S a été l'un des modèles neufs les plus vendus en Norvège et au Danemark durant plusieurs mois d'affilée en 2013 et 2014 (vous savez, ces pays nordiques véritablement écolos).

Tesla a également fait le choix de ne pas dépenser un centime en publicité à ce jour. vous ne verrez jamais de pub pour Tesla et n'en avez peut-être jamais entendu parler avant aujourd'hui pour cette même raison ! Selon Musk, chaque centime doit servir à la recherche et développement des véhicules, pas à la pub ou au marketing.

Reste à évoquer le problème des batteries, qui coûtent cher et ne sont pas produites en assez grande quantité. Pour pallier à ce problème, Tesla a décidé de doubler la production mondiale de batteries en créant sa propre usine, la Gigafactory à 5 milliards de dollars qui est en train de pousser à côté de Reno, dans le Nevada, à moins de 2 heures de chez nous - ce qui devrait permettre de réduire le prix de tous les modèles Tesla une fois terminée :

La Gigafactory produira a elle seule l'équivalent de la production mondiale actuelle de batteries, le tout en étant à 100% autonome énergétiquement, car couverte de panneaux solaires et entourée d'éoliennes, sans oublier la géothermie !

Vous l'avez compris, Elon Musk ne rigole pas. Aux USA, il est surnommé "the raddest man on Earth" (le plus radical des hommes sur terre). Et si vous lui demandez si il croit en Tesla, il répondra qu'un jour Tesla aura peut-être 2% du marché mondial automobile, mais probablement pas davantage. Son objectif est avant tout de provoquer une prise de conscience et de montrer que l'alternative électrique est possible.

Mais il sait aussi qu'il est peut-être déjà trop tard pour sauver notre planète. D'où le plan B, avec SpaceX, dont l'objectif est... la colonisation de Mars ! 

Décollage d'une fusée SpaceX

Là, vous pensez certainement, OK, le père Musk, il a pété un cable. Sauf que l'histoire de SpaceX ces dernières années ressemble fortement à ce qui est en train de passer avec Tesla :

  • 2008 : Première fusée privée à aller en orbite
  • 2012 : Première compagnie privée à envoyer un vaisseau spatial à la Station Spatiale Internationale
  • 2013 : Première compagnie privée à placer un satellite en orbite
  • 2016 : Premier atterrissage sur océan du premier étage d'une fusée capable d'aller en orbite (n'oubliez pas que le but final est de savoir atterrir... sur Mars !)
SpaceX est devenu le premier sous-traitant privé de la NASA et a déjà accompli 6 missions de livraison de matériel vers la Station Spatiale Internationale... Rien que ça !

Dans un avenir proche, SpaceX devrait également effectuer un premier voyage avec cosmonautes vers l'ISS. Hâte de voir ce que le projet Mars va donner !

En tous cas, le monde a besoin de plus de milliardaires comme Elon Musk, c'est certain. J'ai hâte de pouvoir connecter une Tesla à nos panneaux solaires, ce qui n'est pas encore pour tout de suite mais qui sait... Tout est possible en Californie - y compris la conquête de Mars !


dimanche 13 mars 2016

48 heures chez Google (2ème partie)

Voici donc la deuxième et dernière partie de mes 48 heures chez Google ! Ce sommet était intense avec un programme de 8 à 21 heures le premier jour, et 9 à 19 heures le second. Le contenu était très intéressant, l'idée étant de nous aider à nous améliorer dans l'organisation des réunions mensuelles de nos Google Developer Groups (GDG).

Barbecues et chaises de jardin devant chaque bâtiment, c'est dur la vie en Californie !

Nous avons donc eu droit à du coaching par la société qui entraine tous les intervenants de Google lors de conférences, afin d'apprendre à intéresser l'audience en faisant en sorte que nos présentations ressemblent à des histoires (hé, on n'est pas dans l'état d'Hollywood pour rien !).

L'un des sujets soulevés était : Comment être à 100% à l'aise quand l'anglais est notre seconde langue ? Un rapide sondage dans la salle révélait alors que 40% des personnes dans la salle avaient une langue natale différente de l'anglais, dont les deux organisateurs et une bonne partie des intervenants. Cela aide beaucoup à décomplexer par rapport à l'accent, par exemple !

Le Doogleplex, où Googleplex pour chiens, qui sont les bienvenus au bureau

Bien évidemment, je profitais de la moindre pause pour me promener partout et jouer au paparazzi. Comme je le disais dans mon premier article, tout ce que je voyais était dingue, jusqu'aux poubelles que j'ai donc prises en photo,car les cafétérias de Google n'utilisent que du matériel biodégradable, jusqu'aux assiettes en carton et couverts qui sont tous compostables, ce que j'ai trouvé assez fort :

Une poubelle à compost pour les couverts bio-dégradables, on recycle donc tout !

Une autre chose qui m'a frappé, c'est de voir autant d'enfants et de petits bébés ! Vu que Google propose des services de garde au bureau, on pouvait voir les familles se retrouver pour le repas du midi ou au petit-déjeuner, ce qui est un plus indéniable dans un pays où personne ne rentre manger chez soi le midi.

Dans les toilettes, il y a toujours de la lecture pour apprendre des choses ou faire passer des infos. C'est une grande tradition chez Google !

L'affiche ci-dessus recommande aux employés de prendre des congés pour Noël et leur demande de ne PAS consulter leurs e-mails professionnels pendant leur absence. Elle argumente même que les segmenteurs, soit ceux qui savent faire la différence entre vie privée et vie professionnelle, sont plus heureux que ceux qui ne "déconnectent" jamais de leur travail. 

Il y a même des liens vers plus d'infos pour gérer son stress et améliorer son sommeil !

Photo de groupe au jardin des statues Androïd

Le second jour, nous avons visité le Visitor Center au Googleplex, un privilège pour le moment réservé aux employés de Google et leurs proches, c'était donc une première pour moi et vraiment intéressant :

Cet immense graph papier a été utilisé pendant des années pour suivre l'évolution du nombre de recherches Google et de la concurrence, de 1998 à 2004

La visite du Visitor Center nous rappelle que Google est une boite typique de la Silicon Valley, partie de rien et qui bricolait même ses propres serveurs avec des panneaux de liège et du plexiglas en 1999. 

Quand on sait qu'aujourd'hui la société possède des serveurs qui consomment l'équivalent d'un quart de la production d'une centrale nucléaire, soit la consommation de 200 000 logements, ce qui permet de traiter 100 milliards de recherches par mois, on imagine le chemin parcouru en moins de 20 ans :

Le serveur à panneaux de liège, qui ressemble vraiment à du petit bricolage !

J'ai aussi appris que Google organisait un voyage annuel au lac Tahoe pour tous ses employés, jusqu'en 2007 en tous cas, où il a fallu utiliser toutes les chambres de tous les hôtels de Squaw Valley. Rendus à l'évidence que Google était devenu trop gros pour Tahoe, le voyage annuel se fait désormais par départements plutôt que "tout le monde en même temps" :

Les Googlers à Tahoe sur une patinoire, puis à Disneyland en 2008

Pour finir, une autre histoire typiquement "Silicon Valley" avec les origines de Street View, cette fonctionnalité qui permet de se ballader virtuellement dans une bonne partie des rues de la planète. 

A l'origine, en 2003, le co-fondateur de Google Larry Page avait commencé à protyper le concept en plaçant des caméras sur le toit de sa propre voiture. Puis un premier monospace équipé de caméras et d'ordinateurs a vu le jour (les photos, là encore, montrent un joli bricolage !), avant d'arriver au résultat que l'on connait aujourd'hui - un service high-tech qui permet même de revoir les rues dans le passé, et donc de suivre leur évolution :

L'histoire de Google Street View en images

Et voilà pour cette visite ! Je pourrais vous en parler pendant des heures, surtout que depuis ce sommet, j'ai appris que j'étais également invité à Google I/O, la grande conférence mondiale annuelle de Google, en mai prochain ! L'histoire continue donc...

En attendant, voici toutes mes photos de cette visite chez Google - et bien évidemment, ils n'en ont rien à faire qu'on prenne l'intérieur des bureaux en photo :


mardi 8 mars 2016

48 heures chez Google (1ère partie)

Comme vous le savez si vous suivez mes business updates trimestrielles, j'organise chaque mois un rassemblement d'ingénieurs web à Sacramento, aussi appelé Sacramento Angular JS Meetup.

Grâce à ce travail bénévole, j'ai été promu co-organisateur du Google Developer Group Sacramento (GDG pour les intimes), ce qui m'a valu d'être invité 48 heures chez Google le week-end dernier pour le sommet annuel de tous les GDG d'Amérique du Nord !


Etre invité chez Google pour deux jours complets, nourri et logé, fut une sacrée expérience ! Moi qui pensais quasiment tout connaître de Google, j'ai réalisé qu'au final, c'est encore plus incroyable que ce que je pouvais imaginer.

Tout commence lorsque le Google Bus vient nous chercher à l'hôtel, car Google a une flotte de près de 200 bus qui partent d'un peu partout dans la Silicon Valley pour transporter ses employés au bureau, et ainsi éviter les bouchons en covoiturant à grande échelle dans un bus où le Wifi est disponible - ce qui permet aussi de travailler sur la route :

Les sièges en cuir brodés Google, la classe ! Le bus a deux étages pour transporter plus de monde.

Puis on arrive chez Google pour le petit déjeuner. J'avais déjà visité l'extérieur du GooglePlex, qui est librement accessible au public (pas de barrière, pas de badge d'accès requis !), mais là, pour la première fois, je peux pousser la porte et voir ce qui se passe à l'intérieur !

Les batiments du "Quad", l'un des multiples bureaux de Google dans la Silicon Valley, où la société emploie plus de 20 000 personnes

Nous entrons directement dans le "Hangout Café" pour le petit déjeuner. C'est grand, c'est sympa et la sélection est très orientée "produits frais - bio - sans gluten - sans viande - etc, etc.", y compris pour le petit déjeuner. Je réalise rapidement qu'il n'y a pas de caisse ni de personne pour vérifier notre badge : Une fois chez Google, n'importe qui peut manger gratis à volonté !

Le Hangout Café, avec l'immense cuisine en plein milieu

Je prends mon petit dej assis à côté d'une fenêtre, et de l'autre côté, alors qu'il est 8 heures du matin en mars, des Googlers nagent dans la piscine extérieure - normal, quoi. Il y a aussi un terrain de basket et du matériel de muscu à la disposition des employés juste à côté :

Piquer une petite tête le matin, c'est sympa, non ?

Et puisqu'on parle de sport, il y a aussi une salle de sports intérieure, un terrain de beach-volley dehors, et plein d'autres choses. C'est vraiment dingue :

Le fitness center où j'ai vu des Googlers venir le soir où le week-end pour s'entretenir physiquement - il y aussi un baby-foot sur la gauche !

Bien évidemment, j'étais avant tout là-bas pour ce sommet Nord-Américain, mais il est tellement impossible de ne pas voir tous ces à-côtés une fois dans les bâtiments ! On a l'impression que rien n'est "normal". Partout où je regarde, je vois quelque chose d'unique en son genre.

Tout est fait pour que les employés se sentent comme chez eux (voire même mieux que chez eux) et restent ainsi salariés de Google pour des années. Car dans la Silicon Valley, la concurrence est rude et les employeurs s'arrachent les profils talentueux, qui ne sont pas forcément seulement motivés par plus d'argent, mais aussi par le cadre de travail et les à-côtés, qui se doivent donc d'être les plus attractifs possibles.

Par exemple, juste à l'entrée de notre salle de conférence, il y a un "Tech Stop" pour obtenir du support technique et matériel, et juste à côté de l'entrée, cette étagère :

Une étagère libre-service qui comporte toute une sélection de cables, chargeurs, adaptateurs, souris, clés USB, claviers flexibles... La seule règle est : Prenez ce que vous voulez et rapportez le lorsque vous n'en avez plus besoin !

Dehors, il y a les Googles Bikes, ces vélos également en libre service que l'on peut utiliser pour passer d'un bâtiment à un autre. A l'entrée de chaque bâtiment, il y aussi des parapluies, là encore en libre-service pour vous abriter au besoin... Et tout est comme ça, dans le but de simplifier la vie des employés au quotidien :

Les parapluies en libre-service

Allez, pour finir sur cette première partie de mon exploration chez Google, je dois tout de même vous glisser quelques mots sur la conférence en elle-même, en commençant avec une photo de groupe sur laquelle vous pouvez essayer de me trouver - je n'ai pas réussi à me cacher :


L'un des participants a posé la question en ouverture : "Mais pourquoi Google fait tout ça pour nous ? Et gratis en plus ? Google n'a rien à y gagner", ce à quoi l'organisateur a répondu sans la moindre hésitation : "Le travail que vous faites chaque mois dans vos réunions permet de faire progresser les ingénieurs, qui apprennent de nouvelles choses et ainsi créent de meilleurs logiciels. Le résultat, c'est que cela n'aide pas forcément Google directement, mais contribue à améliorer les logiciels, et donc la compétitivité de notre économie. Et si l'économie va bien, Google va bien !"

La seconde partie très bientôt ! En attendant, n'hésitez pas à poser vos questions en commentaire. 

Stay tuned...