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mercredi 11 juillet 2018

Crater Lake sous la neige

En avril dernier, nous avons fait un road-trip en Californie du Nord jusqu'à Crater Lake, ce qui était l'occasion pour nous de voir ce magnifique parc national sous la neige. Et nous n'avons pas été déçus !

Les bords de Crater Lake tous blancs !

La quantité de neige était impressionnante. La plupart des bâtiments étaient recouverts et des tunnels étaient aménagés pour accéder aux entrées, comme au visitor center :

Quelques mètres de neige !


Le lac est superbe, même si la visite est limitée, vu que la route qui fait le tour du cratère était toujours fermée car recouverte de neige.


Au travail !

Nous avons vu le début des opérations de déneigement, qui prennent plusieurs semaines, car Crater Lake reçoit 13 mètres de neige par an en moyenne !

Le problème : Que faire d'autant de neige ? La projeter aussi loin que possible !


Magnifique même avec un ciel nuageux

Les vitres sont barricadées pour l'hiver

Et voilà pour ce petit tour à Crater Lake. Pour (re)voir notre visite en été, c'est par ici.

mercredi 17 août 2016

World Domination Summit 2016

Tout comme l'année dernière, j'ai décidé de me rendre à Portland dans l'Oregon le week-end dernier pour la dernière édition du World Domination Summit. Si vous voulez savoir ce qu'est cette conférence au nom étrange, mon article de l'an dernier l'explique en détails.

La scène vue depuis le troisième rang

Le thème de la conférence est toujours le même, à savoir : "How to live a remarkable life in a conventional world" (comment vivre une existence remarquable dans un monde conventionnel ?) et s'articule autour de d'intervenants qui prennent la scène pour 45 minutes afin de partager leur histoire personnelle :

Zach Anner est juste incroyable !

L'une des interventions les plus remarquables était celle de Zach Anner, qui est né prématuré avec une paralysie cérébrale, ce qui le condamne à vivre dans un fauteuil roulant et à ne pas pouvoir faire grand chose.

Sauf que Zach a décidé de tourner son handicap en dérision, et est devenu un excellent humoriste qui publie des vidéos délirantes sur sa chaine YouTube. Il a même son propre show à la TV et a publié un livre au titre qui résume tout: "If at birth you don't succeed" (si à la naissance tu échoue). Regardez cette courte vidéo qui résume parfaitement le style de Zach.

Le théâtre Newmark est la superbe salle qui accuillait la conférence

Au delà des interventions sur scène, de multiples académies et rencontres entres participants (meetups) étaient organisés. Ce qui est extra, c'est que les thèmes abordés couvrent tout un tas de sujets. Par exemple, j'ai participé à une séance de 3 heures sur le travel hacking, ou l'art de gagner et d'utiliser des miles pour voyager presque gratuitement (avion + hôtels). C'était super intéressant !

Il y avait aussi un T-Rex qui faisait des high-five !

J'ai également participé à une rencontre entre auteurs / écrivains et une autre entre gens introvertis. Tous les thèmes du développement personnel et de l'entreprenariat étaient abordés, ainsi que pas mal de sujets de société (LGBT, religion, yoga / mindfulness, etc.). En somme, il n'y avait pas de quoi s'ennuyer !

Soirée cinéma avec la première mondiale du documentaire Hourly America

Nous avons également eu droit à la diffusion en première mondiale d'un documentaire réalisé par deux jeunes de 24-25 ans qui venaient de finir l'université et ont décidé de travailler un job différent dans chacun des 50 états des USA, histoire de leur donner une meilleure idée du monde de travail avant de choisir quoi faire de leur vie. Vous pouvez voir un court résumé ici.

La boite cadeau remise à tous les participants

Comme vous le voyez, cette conférence est une mine d'informations pour toute personne qui voudrait faire quelque chose d'intéressant dans sa vie, que ce soit voyager plus, créer un business et devenir indépendant ou simplement adopter un style de vie à part.

L'avantage est que cela permet de rencontrer pas mal de personnes ayant des affinités et des objectifs communs, et l'entraide et donc au rendez-vous. En général, chaque conversation débutait par "j'ai quitté mon job il y a x mois, et j'ai décidé de faire..." ce qui montre le niveau de non-conformisme des participants !

J'ai même été victime d'un selfie et tweet digne d'une rockstar ;-)

Voilà donc pour WDS2016. L'année prochaine, je pense n'y retourner que si je suis accompagné, donc si l'idée vous intéresse, n'hésitez pas à me faire signe et je me ferai un plaisir de vous faire découvrir Portland et le World Domination Summit !

mercredi 11 novembre 2015

Tillamook Cheese ou comment marche le business aux USA

Lors de notre road-trip dans l'Oregon cet été, nous sommes passés à Tillamook, une petite ville au nom rigolo qui ne vous dit certainement rien si vous vivez en dehors des USA. Mais pour les locaux que nous sommes, Tillamook s'invite dans notre frigo sous forme de beurre ou de fromage !

L'usine Tillamook Cheese à Tillamook

Et alors, me direz vous, qu'il y-a-t-il d'intéressant là dedans ? Pour moi qui vient d'une région à fromages (Comté, Morbier, Mont d'Or, et j'en passe) sans d'ailleurs en manger en dehors des fondues, je dois vous avouer que mon souvenir de visites de caves fromagères lors de sorties à l'école primaire, c'est un moustachu qui nous emmenait dans de grandes caves à l'odeur insoutenable - pas top quoi :

La pub télé du Comté, ça vous dit quelque chose ? A mourir d'ennui, mais je suis sur que vous l'avez en tête malgré tout !

Alors lorsque nous passons devant l'usine Tillamook, le choc est total : Le parking est plein à craquer ! Pourquoi autant d'intéret pour Tillamook Cheese ? Il nous fallait enquêter et aller jeter un oeil !

Voyez cette foule qui se précipite vers Tillamook Cheese ? Je n'avais jamais vu ça de toute ma vie !

La visite est gratuite, et n'a vraiment rien à voir avec les bonnes vieilles caves à Comté. Ici, on se promène dans un musée suspendu au-dessus de l'usine, et on peut voir la production de beurre et de fromage se dérouler sous nos yeux, à travers des baies vitrées. Du coup, pas d'odeur insupportable :

Les cubes de beurre arrivent pour la découpe

Le musée explique l'histoire de cette coopérative centenaire qui comprend 110 fermes dont on voit les vaches paitre dans les champs le long de l'océan Pacifique. Tillamook ne compte que 4900 habitants, nous sommes bien à la campagne, à environ 1h30 de route de Portland. Et pourtant, l'usine est noire de monde !

Thomas pose en vache

On comprend vite ce qui fait le succès de l'usine : Restaurant accolé au batiment, boutique de souvenirs, dégustation gratuite... de fromage ? Un petit peu. De beurre ? Non, non. Quel produit laitier pourrait rendre fou n'importe quel (grand) enfant ? Réfléchissez un petit peu :

Les glaces ! Elles sont énormes et presque tout le monde en a... Du coup, difficile de résister !

Et voilà comment rendre une usine de fromage attractive pour toute la famille : En y vendant de délicieuses glaces ! Je vois déjà notre moustachu dans sa cave de Comté rire à gorge déployée, mais nous sommes au pays du business, et si les ventes de Comté ne dépassent pas les 2 millions d'euros par an, Tillamook Cheese réalise 382 millions de dollars de ventes par an, sans même être ultra réputé !

La boutique (immense par ailleurs) avec ses t-shirts Tillamook, et le drapeau US dessiné en petites vaches de couleur sur les sweat-shirts !

Si on ajoute à cela le fait que Tillamook County Creamery Association n'est que le 44ème producteur de lait des USA... Le décalage était tellement incroyable entre nos deux "mondes" que j'étais obligé de rédiger un article sur le sujet ! Maintenant, vous savez comment une petite région de 22 000 habitants du Nord Ouest des USA peut réaliser 200 fois les ventes de la production totale d'un fromage aussi réputé que le Comté, sans même distribuer en dehors des USA. N'est-ce pas épatant ?

Pour une visite virtuelle de l'usine, c'est par ici que ca se passe. Toutes nos photos de Tillamook Cheese Factory en diaporama ci-dessous :

mercredi 30 septembre 2015

Le Pacific Crest Trail

Un sentier de promenade de 4286 kilomètres de long, débutant à la frontière Mexicaine pour terminer au Canada... Voilà ce qu'est le Pacific Crest Trail !

Le Pacific Crest Trail parcourt toute la côte Ouest USA

Pourquoi vous parler du PCT ? (c'est son ptit nom pour les intimes...) Tout simplement parce que depuis que nous l'avons découvert via le film Wild, nous ne cessons de le croiser et de le traverser... Et que forcément, après avoir couru un marathon, marcher près de 4300 kilomètres représente quelque chose d'absolument dingue, alors l'idée me trotte dans la tête...

Le PCT traverse le Bridge of the Gods entre l'Oregon et Washington

Moins de 3600 personnes auraient réussi à compléter cet immense parcours à ce jour, Plusieurs personnes sont décédées en route, le chemin partant du désert de Mojave pour passer des cols à plus de 4000 mètres d'altitude. Il faut en général 5 mois pour parcourir le PCT, le record actuel étant à "seulement" 59 jours, 8 heures, 14 minutes.

Nous avons emprunté le PCT plusieurs fois cette année, dont deux fois à Yosemite pour accéder à Soda Springs !

Le PCT traverse la majorité des plus beaux parcs nationaux de la côte Ouest : Yosemite, Sequoïa, Crater Lake, Lassen Volcanic, Mont Rainier, North Cascades... Sans oublier qu'il longe aussi les hauteurs du lac Tahoe ! Le parcourir doit donc être une expérience unique de solitude au milieu des plus belles étendues sauvages de la côte Ouest, permettant ainsi de traverser des zones inaccessibles en voiture.

Le col de Donner, au nord de Tahoe, est également un point de passage du PCT !

Imaginez plutôt : Dormir (peu) à la belle étoile par tout temps, emporter avec soi 4 à 10 jours de nourriture rationnée, ne pas se laver pendant des jours (ou faire sa toilette dans un ruisseau de montagne de bien frais), boire dans les lacs et rivières, être confronté à des ours et autres animaux sauvages, et bien évidemment marcher et marcher encore et toujours... Ca ne vous donne pas envie ?

Il existe quelques points de ravitaillement officiels tenus par des bénévoles, mais la plupart du temps les randonneurs se font envoyer leurs provisions dans les bureaux de poste de petites localités avec la mention "Please hold for PCT hiker" (à conserver pour randonneur du PCT), ce qui en général nécessite quelques détours allongeant encore un peu la distance de marche !


Les chances que je fasse le PCT un jour sont plutôt faibles (Adeline ne viendra pas, elle me l'a déjà dit !), mais je pense qu'il est difficile de faire plus beau et plus extrême. C'est une expérience unique en son genre qui doit marquer pour la vie ! Pas seulement pour l'exploit sportif mais aussi et surtout pour l'aventure humaine que cela représente.

A noter qu'un projet de "Pacific Coast Trail" est en cours, à savoir le même genre de "promenade" mais le long de l'océan, du Mexique au Canada. Certainement moins extrême mais tout aussi magnifique à faire !

Et vous, si vous aviez 5 mois de disponibles, ça vous dirait de faire le PCT ? Let me know!

samedi 5 septembre 2015

Road trip #5 : L'Oregon du centre à la côte via Portland

Comem après chaque road-trip, voici un petit résumé de notre itinéraire et des différentes  étapes, au cas où certains lecteurs seraient intéressés de faire de même ! C'est ici l'occasion de partager quelques photos ou infos pas encore partagées dans nos différents articles.



Durant ce voyage de 10 jours, nous avons parcouru plus de 2600 kilomètres, soit une moyenne de 260 kms par jour, ce qui est inférieur à notre seuil auto-imposé de 300 kms par jour :
  • Jour 1 : Route de Sacramento jusqu'à Klamath Falls (environ 500 kms). Visite de Mt Shasta et restau puis feux d'artifices à Klamath (B sur la carte).
  • Jour 2 : Route jusqu'à Bend (C sur la carte) en passant par Crater Lake et Mulberry National Volcanic Monument. 330 kms parcourus.
  • Jour 3 : Cascade Lakes Scenic Byway puis route jusqu'à Stevenson, WA (D) en contournant le Mt Hood ! 400 kms ce jour-là :
Majestueux Mt Hood !

  • Jour 4 : Route le long de la Columbia River Gorge jusqu'à Portland. Première panne auto en road-trip ! Environ 150 kms. Nous traversons le Bridge of the Gods pour traverser le fleuve :
Le Bridge of the Gods

  • Jour 5 : Visite de Portland. 50 kms en tout.
  • Jour 6 : Petit road-trip sur la côte de l'Oregon, nuit à Seaside. Environ 200 kms de route.
  • Jour 7: Route jusqu'à Astoria puis retour sur Portland. Environ 200 kms également.
  • Jours 8 & 9 : World Domination Summit à Portland ! Nuit à Eugene la veille du retour (200 kms de route)
  • Jour 10 : Route de Eugene jusqu'à Sacramento. 760 kilomètres en une journée ! 
Le mont Jefferson et une tempête qui nous fonce dessus !

La photo ci-dessous a été prise quelques minutes avant de traverser cette tempête, pour quelques minutes de conduite intenses ! Des seaux d'eau nous tombaient dessus, puis plus rien, sauf que le vent était tellement fort que nous nous sommes alors retrouvés au milieu de vagues de poussière soulevée des champs secs, sans aucune visibilité pendant plusieurs secondes, puis de nouveau des seaux d'eau... Difficile de rester sur la route mais heureusement pas d'accident ou de dégats à déplorer.

Smith Rock State Park, une belle petite étape entre Bend et le Mt Hood

Nous avons été surpris de voir autant de trafic routier dans l'Oregon. Les camions transportaient du bois sans cesse et à toute heure. Même au milieu de nulle part, il y avait des voitures partout, ce que nous avons trouvé surprenant. Ok, c'était en juillet, mais de là à être pire qu'en Californie, quand même !

Pour le reste, c'était un très beau voyage. Beaucoup de sapins et de lacs, ça change un peu, et surtout ces volcans majestueux recouverts de glace qui apparaissent régulièrement et visibles des kilomètres à la ronde... C'était fun !

samedi 29 août 2015

La côte de l'Oregon

Durant notre road-trip de juillet dernier dans l'Oregon, notre dernière étape avant la conférence puis le retour à la maison était de passer une journée et demie sur la côte Pacifique, en la suivant du cap Meares jusqu'à Astoria. La météo était brumeuse, assez typique du Pacifique à ces latitudes :

La brume, les collines, les rochers... Ca ressemble beaucoup à Washington !

Il n'y a qu'une heure et demie de route pour atteindre la côte depuis Portland. Nous arrivons au cap Meares où un petit phare trône au milieu de la brume, suffisament épaisse pour empêcher pratiquement toute autre photo :

Le phare de cap Meares

C'est entre Cannon Beach et Seaside que nous allons passer la majeure partie de notre visite. Le petit Ecola State Park offre de jolies vues et de beaux sentiers de promenade.

Ces arbres voudraient aller jusque dans l'océan !

J'aime bien cette photo !

En face de Cannon Beach se trouve le Haystack rock ("le rocher botte de foin") qui se reconnait à des kilomètres à la ronde avec ses dimensions imposantes, sa hauteur et sa forme légérement pointue :

Haystack Rock et son voisinage rocailleux

Notre aventure côtière a pris fin à Astoria, ville historique car c'est là que s'est terminée la première expédition vers l'Ouest menée par Lewis et Clark en 1806. Une colonne imposante y est érigée et couverte de peintures retraçant l'expédition :

La colonne d'Astoria... cachée !

Pas de chance pour nous, la colonne est en rénovation, ce qui prend un temps incroyable car les fresques la recouvrent intégralement de bas en haut. On aurait dû voir ça :

Merci Wikipédia !

La vue sur Astoria et l'estuaire du fleuve Columbia seront donc l'attraction majeure pour nous :

De l'autre côté du pont, c'est l'état de Washington

L'autre curiosité d'Astoria, c'est la maison des Goonies ! Ou comment un film de 1985 semble avoir marqué des générations de fanatiques qui viennent prendre en photo la "célèbre" maison  dans laquelle se déroulait le film. Les riverains sont d'ailleurs obligés de réguler le parking à force de panneaux pour éviter d'avoir des voitures garées partout dans le quartier :

Pas de parking vers la maison des Goonies...

Et la fameuse maison, dont les propriétaires essaient de se camoufler comme ils le peuvent, tellement il y a de monde qui vient prendre leur demeure en photo :

La maison des Goonies à Astoria

Et voilà pour ce road-trip sur la côte de l'Oregon ! Toutes les photos de la côte sont en diaporama ci-dessous :

samedi 22 août 2015

World Domination Summit 2015

En juillet, la motivation principale de notre road-trip dans l'Oregon était ma participation au World Domination Summit (WDS 2015 pour les intimes) à Portland sur deux journées et demi. Maintenant, la question que vous vous posez est : Qu'est-ce que c'est que cette histoire de "sommet de la domination mondiale" ? Je vais donc essayer d'expliquer tout ça...

3000 personnes venant de plus de 30 pays... Et j'étais au premier rang dans la salle !

L'histoire commence il y 7 ou 8 ans. Je découvre le blog de Chris Guillebeau, un type qui a décidé de visiter tous les pays du monde avant ses 35 ans. Forcément, je suis intéressé ! Lorsqu'en plus, j'apprends que Chris n'a jamais vraiment été salarié et vit de multiples petits business et livres qu'il a écrits, je trouve le personnage d'autant plus intéressant...

Chris Guillebeau sur scène pour l'ouverture de WDS 2015

Alors lorsque Chris a décidé d'organiser une conférence, le nom qu'il lui donne est forcément un brin provocateur et lié à son expérience d'avoir "conquis" tous les pays du monde, objectif qu'il a atteint en 2013 : World Domination Summit. Le thème global de la conférence et de son travail en général se résument ainsi : Comment vivre une existence remarquable dans un monde conventionnel ?

Ce qui se décline aussi en :

“Once in a while it really hits people that they don't have to experience the world in the way they have been told to.”
Alan Keightley

Tous âges et tous horizons étaient représentés à la conférence, avec un seul point commun : L'envie de vivre une vie remarquable !

Pour ma part, Chris a été une bonne dose d'inspiration pour me donner le courage et la marche à suivre afin d'écrire un livre, quitter le monde salarié, voyager davantage, tout quitter en France pour venir vivre en Californie, ou plus récemment courir un marathon (ah oui, Chris court lui aussi !).

Alors pour les 5 ans de WDS, Portland étant "à côté" (930 kilomètres en Amérique du Nord, c'est pas très loin !), je m'étais donné pour mission d'aller assister à la conférence, car après tout, sans Chris et ses idées, serions-nous en Californie ? Pas sûr.


Que fait-on pendant un World Domination Summit ? On assiste à de nombreuses présentations de personnes qui ont réussi leur propre forme de "World Domination", c'est à dire qui vivent désormais de leur propre passion plutôt que d'être assis dans un bureau 40 heures par semaine.

Par exemple, Jeremy Cowart qui rêvait d'être peintre, et qui pensait que la photographie était trop technique pour lui, est passé en 3 ans de la lecture de "La photo numérique pour les nuls" à photographe de stars sur les plateaux d'Hollywood.

Vani Hari est passée d'ado obèse à Food Babe, qui se bat pour une meilleure alimentation aux USA

Une autre histoire qui m'a plus est celle de Vani Hari, qui après de multiples problèmes de santés liés à la malbouffe, a appris à mieux manger et à dénoncer l'absence de transparence de certains restaurants US. Son blog et son activisme ont déjà abouti à de nombreuses modifications de produits, recettes et équitages de la part de géants tels que Starbucks, Chipotle ou Trader Joes.

La scène de WDS 2015 au Portland Pioneer Square où un record du monde est battu chaque année

Puisque l'idée majeure de WDS est de faire quelque chose d'intéressant en pensant différemment, chaque année un record du monde spécifique est battu. En 2015, c'était le plus grand nombre de personnes qui prenaient leur petit déjeuner au lit en pyjama au même endroit. Nous n'avons pas participé mais voilà à quoi ça ressemblait :


Il y avait également de nombreux ateliers et académies auxquelles on pouvait participer, avec des sujets aussi divers et variés que: Comment créer son site web, comment publier son propre livre, comment apprendre une langue étrangère, etc.

Le Arlene Schnitzer Concert Hall était la superbe salle dans laquelle se déroulait le "sommet"

Voilà donc pour ce petit résumé de WDS 2015, duquel je suis revenu avec pas mal d'idées et de projets potentiels pour les mois à venir, dont vous entendrez certainement parler !

C'était aussi la première fois que je rencontrais un Australien, un Japonais et des gens de l'Oklahoma au même endroit, juste pour vous donner une idée du vaste public que WDS peut inspirer. J'ai même cru que j'allais avoir à monter sur la scène pour décrire mon parcours devant la salle (une dizaine de participants avaient l'opportunité de monter sur scène pour expliquer leur propre quête actuelle, que ce soit un business, un grand voyage, une oeuvre d'art ou autre !), mais j'y ai échappé... Ouf !

N'hésitez pas à poser vos questions ou remarques en commentaires.


mercredi 19 août 2015

Portland, Oregon

Lors de notre road trip de juillet dernier en Oregon, nous avons passé 4 nuits à Portland, ce qui est suffisament rare pour être souligné ! J'assistais en fait à une conférence sur deux jours et demi, ce qui nous a permis de bien visiter la ville en voiture, à pied, en train et même en bâteau !


Portland est la plus grande ville de l'Oregon, bien que n'ayant "que" 600 000 habitants. Son centre ville se situe entre la rivière Willamette et des collines, ce qui le rend assez compact et limite les possibilités d'expansion :

Le centre de Portland et le Mont Rainier au loin

La ville se trouvant à cheval sur deux rivières (Willamette et Columbia - qui est aussi une marque de vêtements de sport que vous devez forcément connaître, dont le siège est à Portland, c'est logique !), on trouve des ponts tout partout, dont trois qui ont plus de cent ans, ce qui donne un caractère particulier à la ville - aussi surnommée à juste titre Bridgetown - la ville des ponts :

Portland et ses ponts - parfait pour une petite croisière en bâteau !


Vous savez peut être qu'il existe un autre Portland dans le Maine. En fait, à l'origine, deux colons possédaient chacun une moitié des terres sur lesquelles la ville était en cours de développement. L'un d'entre eux venait du Massachusetts et voulait apperler cette nouvelle ville Boston, le second du Maine voulait nommer la ville Portland. Ils ont donc tiré à pile ou face trois fois, et Portland ayant gagné deux fois, la ville avait trouvé son nom :


La ville cultive un état d'esprit différent de bien des villes Américaines, avec par exemple plus de 70 brasseries, ce qui est supposé être le record du monde en la matière, et plus de 600 food carts, littéralement "chariots à nourriture" qui sont des micro fast-foods sur rue que l'on trouve à tous les coins de rue :

Livraisons de soupe à domicile et en vélo, voilà qui est original !

"Keep Portland weird" - Que Portland reste bizarre - est d'ailleurs la devise non-officielle locale. Son équipe de foot, les Timbers (les bucherons), qui jouent en vert sapin, participent d'ailleurs au folklore local puisque chaque but est célébré "à la tronçonneuse" en débitant un tronc d'une rondelle qui revient ensuite au buteur... Il me fallait donc aller voir Providence Park, leur stade :

Providence Park, le stade des Timbers

Puisqu'on parle de bucherons, nous n'avons jamais vu autant de scieries et de camions chargés de troncs d'arbre que dans la région de Portland... C'est juste incroyable de voir à quel point le bois est vital à l'Oregon !

A Portland, même les voitures de police sont vertes, c'est dire !

Voilà donc pour cette ville originale qu'est Portland. Pour être complet sur le sujet, il faut dire que même si le climat y est Méditerranéen, comme sur la majeure partie de la côte Ouest, il y pleut beaucoup et souvent... d'où la verdure !

Toutes mes photos de Portland sont en diaporama ci-dessous :