dimanche 14 juillet 2019

Ecole aux USA : Fin de la première année scolaire !

Et voilà, la première année scolaire de Thomas en Californie est terminée ! Cela fait même déjà quelques temps, puisque depuis son dernier jour d'école, nous avons passé trois semaines en France, puis une autre semaine en road trip dans la Sierra Nevada, et voilà qu'il s'apprête donc à reprendre l'école dès jeudi prochain, le 18 juillet.

Thomas et sa maîtresse le dernier jour d'école

 L'année s'est terminée par une journée de "promotion" où tous les enfants ont chanté quelques chansons, puis chacun leur tour sont montés on par un sur scène pour être présentés par leur enseignante en quelques mots, avant de serrer la main du principal et la principale adjointe. Nous avons ainsi appris que Thomas, quand il sera plus grand, veut être "joueur de football professionnel en France" !

Pendant la cérémonie de "promotion". Il y avait des chemises et des cravates !

Thomas a également reçu plusieurs diplômes, l'un pour avoir complété son année de Kindergarten, et un pour avoir réussi 100% d'assiduité tout au long de l'année, sans avoir manqué le moindre jour d'école. Le fait de ne jamais avoir été malade durant les jours d'école a beaucoup aidé, c'est certain.

Une année d'école et déjà des diplômes !

Durant notre séjour en France, nous avons été assez stupéfaits de voir que Thomas lisait assez bien le français, une fois quelques règles expliquées.

Du coup, nous lui avons trouvé un cahier de vacances en France et avons choisi celui de "passage de CP à CE1" car "maternelle à CP" était vraiment trop bébé (du style coller des gommettes de couleur au bon endroit), alors qu'en Kindergarten Thomas à appris:
- A compter jusqu'à 100
- A lire et écrire
- A faire des additions et soustractions

Donc le programme US est largement en avance quand on part du principe qu'il n'était pas encore en équivalent CP en France.

Du côté de l'école, nous sommes 100% satisfaits du déroulement de cette première année. Ce n'était que la seconde rentrée de cette école flambant neuve donc il n'y avait pas encore beaucoup de retours à son sujet, mais ça commence à venir et les premiers résultats sont très bons, car la majorité des élèves en sortent bien meilleurs que la moyenne en Californie :




Car oui, il y a deux choses à retenir de ce que je viens de vous dire. La première, c'est que toutes le statistiques de chaque école sont publiques. La plupart des écoles du district scolaire dans lequel nous habitons sont évaluées à 8 ou 9/10, mais le district voisin a des écoles à 2 ou 3/10 par exemple.
Donc nous avions choisi notre maison en connaissance de cause.

Les notes des écoles dans notre ville. Nous sommes tout en bas à droite.

Le second point, c'est que les programmes sont décidés par chaque état et non par le gouvernement fédéral, ce qui est très différent de la France où l'état providence décide de tout, et les régions suivent le mouvement. C'est important de le mentionner car la seule question que j'aie eue en France était : "Et Trump alors ?" et je m'évertuais à expliquer que les états ont un bien plus grand pouvoir sur notre quotidien que le gouvernement fédéral. L'école en est une preuve parmi beaucoup d'autres.

Voilà donc pour cette première année scolaire. La semaine prochaine, Thomas entre donc en 1st grade (CP) tandis que Clara sera encore en pre-school privée car encore trop jeune pour entrer dans l'école publique.

Des questions ? N'hésitez pas à les poser en commentaires.

dimanche 30 juin 2019

[Bilan] 5 ans en Californie !

5 ans déjà ! C'est ce que disaient la plupart de nos connaissances durant ces trois dernières semaines passées en France. Mais pour nous, ces 5 années paraissent davantage comme 10 ans ou plus tellement il s'est passé de chosesen si peu de temps.

Faisons un petit bilan récapitulatif du chemin parcouru. Tout avait démarré avec une petite feuille Excel fin 2013 :

Objectif #1: Déménager en Californie. Actions requises: Obtenir un visa - Vendre voitures et maison - Déménager. Pourquoi se compliquer la vie ?

C'est ainsi que démarrait notre quête de Californie. Après avoir consulté divers avocats, je choisissais le visa E2 (comme expliqué ici) qui consistait à démarrer une entreprise en Californie, y investir beaucoup d'argent, et advienne que pourra.

Bien évidemment, je n'avais jamais créé d'entreprise auparavant, et je n'ai aucun diplôme dans le domaine, amateur que je suis. Mais peu importe, en mars 2014, nous débarquons pour deux semaines dans la Silicon Valley, avec pour but de trouver un bureau, embaucher un premier salarié, et décider du futur lieu de notre installation

Comme vous pouvez le voir sur ma feuille Excel ci-dessus, l'objectif était d'être en Californie avant le 1er septembre, à peine 5 mois après ce voyage de repérage.

Dès notre retour, le dossier de visa est assemblé et envoyé à l'ambassade des USA à Paris. Début juin, notre visa est approuvé. Fin juin, il y a pile 5 ans, nous atterrissions à san Francisco. Objectif atteint, avec deux mois d'avance !

Les fameuses valises de notre "débarquement" en Californie, où comment faire tenir toute sa vie dans un coffre, le temps de quelques semaines.

Je dois avouer que je tourne toujours la tête lorsque nous passons devant l'hôtel où nous avions débarqué à Sacramento en 2014. Ca fait toujours quelque chose de se dire "c'est là que tout a commencé", que la construction pièce par pièce de notre nouvelle vie avait débuté.

Il y avait probablement quelque chose de fou dans le fait de tout plaquer en France pour recommencer à zéro dans un endroit où l'on ne connaissait personne. Mais après notre première expérience aux USA, j'étais intimement convaincu que c'est un pays où le travail paye. Je savais que d'une façon ou d'une autre, quelqu'un finirait par me donner ma chance et que tout irait bien.

Et cela a été le cas ! Après à peine 3 mois, nous étions complètement installés et le business tournait bien. Evidemment, ce n'était pas toujours facile mais nous avons fait notre petit bonhomme de chemin et 5 ans plus tard, plus personne n'ose même nous demander si on va un jour rentrer en France, parce que les gens ont bien compris que la question ne se pose plus.

Un an après notre arrivée, c'est Clara qui débarque et devient ainsi la première américaine de la famille !

L'an 2 de notre expatriation marque l'arrivée de Clara. La petite famille compte désormais 4 membres avec une petite américaine ! Et même si notre visa E2 nous plait, nous commençons à songer à la résidence permanente aux Etats-Unis, la fameuse carte verte. Nous entamons des mois et des mois de de procédures, et début 2017, c'est chose faite, nous voilà tous résidents permanents pour toujours !

20 mois après notre arrivée, nous achetons notre première maison aux USA

Au niveau travail, tout ce qui se passe durant ces 5 années dépasse toutes mes espérances et de loin. Qui aurait parié que mon tout premier client californien serait... le gouvernement de Californie ! Que des éditeurs s'intéressent à mon travail et me proposent de publier des cours ? Que je sois amené à voyager en Afrique du Sud, en Inde, et même bientôt... en Australie ! Et que Google me nomme Google Developer Expert en 2017 ?

J'aurais signé pour simplement 10% de ce qui m'est arrivé ces cinq dernières années... Aux USA, c'est clair et net, le travail paie, je ne peux pas dire le contraire ! J'ai même récemment réalisé que nous avions dépassé le million de dollars en chiffre d'affaires depuis notre arrivée aux USA, ou encore qu'en janvier 2019 j'ai gagné en un mois l'équivalent d'un an de mes anciens revenus de cadre dans un grand groupe industriel français... 

Ca peut donner le tournis et c'est en tout cas complètement dingue (pour plus de détails, vous pouvez lire ma catégorie business sur le blog avec des bilans détaillés tous les trois mois)

Antelope Canyon, Utah, fin 2017

Et nous ne faisons pas que travailler, loin de là ! Je mets un point d'honneur à prendre plus de congés qu'en France, et nous voyageons ainsi au moins 7 semaines par an, ce qui nous a permis de faire deux ou trois trucs assez exceptionnels, comme :
Devant le mont Rushmore dans le Dakota du Sud


Et les enfants dans tout ça ? Ils sont comme des poissons dans l'eau. Ils jonglent entre français et anglais sans problème, veulent aller à l'école même le week-end, et ont tout simplement la belle vie.
Ce sont des petits rois quand on rentre on France, même si ils ont du mal avec certaines différences culturelles. 

Par exemple, Thomas décrit avoir eu une super journée et s'être éclaté, et se fait rectifier par un membre de la famille que c'était "pas trop mal", mais pas "super", ce que le pauvre petit ne peut évidemment pas comprendre (moi non plus d'ailleurs - c'est pour ça que nous sommes partis !). 

Mais bon, ça m'éclate de voir notre petit Thomas, à peine rentré de France en Californie après 11 heures de vol puis 2 heures de route, couché à deux heures du mat, se lever le matin et dire d'emblée : "Je vais à l'entrainement de foot ce soir, hein ?". Puis de débarquer sur le terrain par 32 degrés tout enthousiaste "hey guys, I'm back !" (hé les gars, je suis de retour !). Un vrai petit guerrier qui passe d'un monde à l'autre sans problème !

Parc national des Arches durant notre traversée du pays en 2018

Sommes nous partis pour 5 ans de plus en Californie ? C'est fort probable. Nous signerions à deux mains pour cinq nouvelles années aussi remplies et abouties, c'est certain. Dans tous les cas, on y travaille au quotidien, à la fois pour le présent mais aussi et surtout pour le futur. 

Car qu'est-ce qui serait plus dingue dans 5 ans que de pouvoir dire : C'est bon, on a assez travaillé, on peut désormais prendre notre "retraite" et rendre le travail optionnel ? J'avoue que c'est un objectif assez ambitieux, probablement un peu trop, mais bon... On en reparlera d'ici là et bientôt en plus de détails sur le blog, comme promis il y a quelques mois déjà !

En attendant, si vous avez des questions sur ces 5 ans, n'hésitez pas à nous en faire part en commentaires.

mercredi 5 juin 2019

Promenade à la Nouvelle Orléans

Il y a quelques semaines déjà, je suis passé par la Nouvelle Orléans le temps d'une petite heure et demie avant de prendre la route pour le Mississippi. J'en ai donc profité pour faire une visite rapide du quartier français, appelé Vieux Carré en français et French Quarter en anglais.

Centre ville de New Orleans

A première vue, la Nouvelle Orléans ressemble à n'importe quelle grande ville US : Des gratte-ciel, un stade de football US de 80 000 places, un aéroport international. Mais dès qu'on arrive dans le quartier français au bord du Mississippi, c'est une toute autre histoire.


Les petites rues étroites sont à sens unique, les maisons ont des volets (des vrais !) aux fenêtres, de grands balcons, et si ça n'est pas vraiment comme en France, ça ne ressemble clairement pas du tout à la ville habituelle américaine :



D'autant plus que la Nouvelle Orléans a un libéralisme typiquement français en ce qui concerne l'alcool et la cigarette : Il est autorisé de boire dans la rue et les gens ne s'en privent pas, probablement parce que c'est un interdit dans 99% du reste du pays. Du coup, il y a beaucoup d'alcool et de fumée dans les rues.



Au bord du Mississippi, un bâteau à aubes est prêt pour l'embarquement pour une croisière-dîner au son du jazz. L'orchestre est déjà à 100% avant même le début du voyage :


Après avoir longtemps réfléchi à l'architecture du quartier français, j'ai réalisé que la Nouvelle Orléans me faisait un peu penser à Fort de France en Martinique. Et ce n'est pas illogique historiquement parlant : On y retrouve cette forme d'architecture coloniale différente de celle de la métropole, comme pour la cathédrale par exemple :

La cathédrale Saint Louis de la Nouvelle Orléans fait face au Mississippi

Du coup, la visite est assez dépaysante. Les noms des rues sont affichés en français et en anglais, et le nombre de touristes francophones est bien plus élevé que la moyenne aux USA : je croise des gens qui parlent (et ont le look) français un peu partout.


Je n'ai clairement pas passé assez de temps en ville pour tout voir, mais ce petit aperçu a été plaisant et me donne envie d'explorer la Nouvelle Orléans en famille à l'avenir.

dimanche 26 mai 2019

5 chiffres fascinants sur l'argent aux Etats-Unis

Après toutes ces années passées aux Etats-Unis, si il y a bien une chose qui me fascine toujours autant, c'est le rapport à l'argent qu'ont les américains. Je vous avais déjà parlé du rêve américain en 2019 et consacrerai bientôt un article à vous expliquer ma propre stratégie pour la retraite aux USA, mais afin de vous y préparer un peu, je voulais donner quelques chiffres fascinants sur l'argent aux Etats-Unis.

Je ne pouvais pas résiter à un meme Breaking Bad pour l'occasion

12% des foyers US sont millionaires

Pourquoi pas commencer par du lourd, n'est-ce pas ? J'avoue que lorsque j'ai découvert ce chiffre il y a quelques mois, je n'y croyais pas moi même. Et puis, en y réfléchissant un peu, ce n'est en fait pas si surprenant que ça. Car on parle ici de net worth (patrimoine net) et quand on voit le coût de l'immobilier dans pas mal de villes majeures, cela fait de chaque propriétaire un millionaire potentiel.

Regardons San Francisco par exemple :

Toutes les zones en rouge de la ville sont celles où la valeur moyenne des logements est supérieure à 1 million de dollars. Les zones oranges sont à 800 000 dollars en moyenne. Et il y a 880 000 habitants à San Francisco, donc cela fait pas mal de millionaires actuels ou à venir.

Vous savez donc désormais pourquoi nous investissons dans l'immobilier aux Etats-Unis. Par exemple, si nous décidions de vendre notre maison aujourd'hui, nous récupèrerions une plus value de 100 000$. Pas mal comme récompense pour vivre dans une belle maison pendant 3 ans !

58% des américains ont moins de 1000$ d'économies

Ce chiffre là me surprend moins, dans la mesure où les américains dépensent sans vraiment réfléchir aux conséquences. C'est aussi la raison pour laquelle certains ne prendront jamais leur retraite : Ils n'ont aucune économie pour pouvoir le faire :

Notez qu'un tiers de la population a zéro dollar mis de côté !

Bien évidemment, on pourrait en déduire que c'est parce que les salaires US ne sont pas assez élevés. Mais ce n'est pas vraiment le cas :

Revenu moyen par foyer:

Seul le Luxembourg propose un plus haut revenu net moyen que les USA. En France, ce chiffre est à 31 000 dollars par an, soit 45% moins. 

Dette de carte de crédit moyenne par foyer: $5700

Ce chiffre est particulièrement intéressant quand on connait le fonctionnement des cartes de crédit, car la balance de ces cartes est à payer à chaque fin de mois. Si l'on compare avec le chiffre ci-dessus du revenu moyen qui est est à 56500 / 12 = $4700, on voit tout de suite que l'américain moyen va toujours dépenser plus que ce qu'il gagne, et pas seulement de quelques dizaines de dollars par mois... 

A l'exception des plus pauvres qui s'endettent faute de revenus suffisament, on remarque que l'endettement augmente globalement en fonction des revenus. Plus un américain gagne, plus il dépensera et s'endettera :



Pour mon dernier chiffre, ce sera plutôt une série de nombres qu'un seul, car :

Les métiers qui rapportent aux USA ne sont pas toujours ceux que l'on croit

Certains métiers sont bien mieux rémunérés qu'en France, d'autres beaucoup moins. Et surtout, la moyenne ne veut pas toujours dire grand chose, comme le montre la fourchette de salaires piur chaque métier :

1. Dentiste - $184 622  (de $46 000 à $416 000)
2. Joueur de soccer professionnel (MLS) - $117 400 (de $51 000 à 8 millions)
2. Ingénieur logiciel - $107 356 (de $33 000 à $222 000)
3. Présentateur télévision - $83 300 (de $14 000 à $875 000)
4. Avocat - $69 289 (de $14 000 à $200 000)
5. Chauffeur routier longues distances - $66 000 (de $14 000 à $166 000)
6. Professeur de lycée - $59 000 (de $14 000 à $111 000)
7. Officier de police - $50 000 (de $14 000 à $113 000)
8. Pompier - $44 450 (de $14 000 à $96 000)

Ce qui me fascine toujours autant, c'est que la plupart de ces métiers permettent de gagner un salaire à six chiffres. Comme vous pouvez le voir, il est souvent possible de doubler ou tripler son salaire entre début et fin de carrière. Et bien évidemment, le fait que l'informatique est l'une catégories les mieux payées du pays me fait particulièrement chaud au coeur :-)


Conclusion

La conclusion à laquelle je suis arrivé il y a quelques années est que le simple fait d'avoir grandi en Europe est un immense avantage aux Etats-Unis, car on n'a pas cette faculté au surendettement et à consommer tout ce que l'on gagne, avant même de l'avoir gagné.

Dans notre quartier, le revenu moyen est grosso modo le même que celui du pays, et tout le monde a des jardiniers, personnel d'entretien, une à deux voitures par personne, et je ne parle pas des bâteaux et des jet-skis. C'est évident, beaucoup vivent largement au-dessus de leurs moyens et perdront énormément lors de la prochaine crise économique, mais cela reste épatant de voir que la classe moyenne US puisse s'en permettre autant, ce qui ne serait définitivement pas le cas dans beaucoup d'autres pays.

Vu que tous les chiffres sont publics ici, il est facile de savoir où l'on se situe et ça fait super plaisir de voir qu'en quelques années, nous avons fait notre chemin dans le top 10 à 20% de la population dans toutes les catégories (net worth, revenus, credit score, etc.) et ce par le fruit de notre propre travail.

Des questions ou des commentaires ? N'hésitez pas à m'en faire part ci-dessous.



dimanche 19 mai 2019

Bass Pro Shops Outdoor World : Une enseigne typiquement américaine

Il y a quelques semaines, Thomas a joué un match de foot à Roseville. Le long de l'interstate 80 juste après Roseville se trouve un magasin Bass Pro Shops, qui ressemble à un immense chalet en pierres et en rondins de bois :

L'entrée de Bass Pro Shops - Outdoor World à Rocklin

Cela faisait des années que cet imposant bâtiment attisait notre curiosité, alors nous avons décidé d'enfin nous y arrêter et de le "visiter". Car visiter est bien le mot, il suffit de pousser la porte d'entrée pour le comprendre :

Une immense cheminée et des animaux empaillés à tout bout de champ (notez qu'il faisait 30 degrés dehors - mais bon sans feu ça ne ferait pas pareil !)

Le magasin est d'ailleurs tellement grand qu'on peut prendre un prospectus à l'entrée pour aider à s'y repérer un peu. Dehors, il y avait des bateaux de pêche et de plaisance en vente. Du coup, j'ai compris pourquoi beaucoup d'américains s'offrent un bateau : Les premiers prix sont autour de 15-20 000 dollars, et affichés sous forme de paiement à crédit mensuel, cela revient à 120-200 dollars par mois.

Quand on sait que l'Américain moyen n'a pas peur du tout de payer 150 dollars pour mois pour internet + TV + téléphone (certains de ne voisins paient beaucoup plus que ça), il ne fait aucun doute dans leur esprit qu'un bateau au même prix est un formidable deal !


L'entrée est un grand hall avec différents animaux représentés, du canard au bison, aucun ne manque à l'appel ! Et au fond, une chute d'eau qui termine dans un grand aquarium rempli d'énormes poissons d'eau douce.

Ca en jette !

La section camping est super complète, avec des tas de gadgets dont j'ignorais l'existence. Comme vous pouvez le voir, il y a même des minis fours de camping, car les américains voient toujours plus grand et gros que nous, donc le camping ne déroge pas à la règle (cliquez ici si vous voulez une preuve ! Et une autre !)

Des arbres au milieu du magasin ? Pourquoi pas après tout. On est aux US, merde !

Et je ne parle pas de la section chasse ! Jugez plutôt :

Un camouflage de kayak pour chasser sur l'eau, là je suis épaté ! Notez les sprays de peinture camouflage en vente juste à côté. 

La section chasse a une impressionnante armurerie, encore plus grande que les lettres HUNTING (CHASSE) qui la surplombent :


Mais le plus dur c'est de traverser la section des quads et bateaux, car les enfants ne voulaient plus partir :

Il y a des bateaux dehors, mais aussi dedans ! Avec une belle sélection de quads, kayaks, et j'en passe !

Une employée nous a appris que ce magasin était le plus petit de la chaîne, qui comporte 94 magasins en tout. Celui de Memphis est une pyramide de 98 mètres de haut, et celui de Springfield, Missouri est le quartier général qui comporte également un musée national des merveilles de la nature !

Vous voyez, nous arrivons bientôt à 5 ans en Californie, et nous en découvrons encore et encore ! Ce pays ne cessera jamais de me surprendre.

dimanche 12 mai 2019

Les sculptures de Galetta Meadows

Dernière étape de notre petit road-trip en Californie du Sud en mars dernier, Borrego Springs est une petite ville dans le désert de Sonora. En ce début de printemps et après un hiver humide, le désert y était tout verdoyant :

Borrego Springs vue d'en haut

Lors de cette visite, nous sommes allés voir les sculptures surprenantes de Galetta Meadows qui longent plusieurs routes autour de Borrego Springs :

Des chameaux au milieu du désert, rien de surprenant jusque là

Tortue préhistorique et mammouths au loin

Un dinosaure en colère

L'une des sculptures les plus impressionnantes est cet immense dragon serpent qui fait pas loin de 110 mètres de long. Sa queue passe (virtuellement bien sûr) sous la route, et sa tête regorge de détails :

Le dragon - serpent



Un mammouth

Ces sculptures sont sur des terres privées mais accessibles gratuitement au public. Il y a une bonne distance entre chacune d'entre elles donc il est quasi impossible de toutes les voir à pied : Une voiture est indispensable pour passer d'un endroit à l'autre.

dimanche 5 mai 2019

Chalet, un an après : Update n°3

Comme vous le savez certainement déjà, en 2018 nous avons acheté un chalet proche de Yosemite et le louons via AirBnb. Cela fait déjà un an que les premières locations ont commencé, l'occasion de faire un petit bialn pour ce premier anniversaire.

Le chalet sous la neige cet hiver


Tout d'abord, les gens adorent notre chalet ! Le feedback est toujours aussi fantastique, et à l'exception d'un imbécile ou deux dans l'année, nos scores se rapprochent de la perfection :


Mais bien évidemment, cela demande du travail. Et de la patience... Parce que les êtres humains sont imprévisibles. Pas plus tard qu'hier, on reçoit un message dans la soirée :

Il n'y a pas d'électricité dans les chambres au premier étage

Je réponds donc : Il arrive que les visiteurs débranchent les prises. Essayer voir de rebancher et ça devrait marcher.

Réponse : Oh merci, ça marche !

Et oui, si un jour vous louez quelque chose à quelqu'un, sachez que les gens adorent débrancher les prises, et que c'est apparemment très difficile de les rebrancher.

Une des 4 chambres

Notre chalet a été bâti dans les années 70, et si il a été rénové depuis, il y a deux choses que les américains semblent complètement ignorer au fur et à mesure des améliorations : L'isolation et la consommation d'énergie. 

En juillet dernier, nous avons eu une facture à plus de 600 dollars sur un mois. Quand cela a recommencé en décembre, j'en ai eu ras le bol, et nous avons fait poser de l'isolation sous le sol :

Isolation sous le chalet

L'isolation aide un peu, mais cela n'empêche pas certains locataires de mettre tous les chauffages à fond, se promener en t-shirt dans le chalet, le tout quand il fait 5 degrés dehors. Résultat : 30 dollars par nuit d'élétricité !

 Alors j'en ai eu vraiment marre et nous avons fait jouer la home warranty (une assurance que le vendeur de la maison paie pour un an à l'acheteur pour réparer toute sorte de tuile qui pourrait arriver) afin de remplacer la pompe à chaleur qui datait elle aussi des années 70 et consomme donc énormément. Cela va donc avoir lieu la semaine prochaine et nous coûter seulement 1000 dollars (un changement complet de pompe à chaleur coûte en général 6 à 10 000 dollars)

Et ce n'est pas tout, car vu qu'il ne faut pas m'énerver, je suis allé voir une petite compagnie américaine d'énergie très forte en batteries et en panneaux solaires, et d'ici quelques jours nous aurons une installation solaire au top du top :

Les panneaux solaires vont générer de l'électricité la journée pour charger la batterie (Tesla Powerwall) et lorsque les locataires arrivent le soir, ils utiliseront l'éléctricité de cette batterie.

L'idée est donc de grandement réduire les coûts en énergie, et j'espère couvrir au moins 80% des besoins en énergie avec cette installation solaire + batterie Powerwall (petite vidéo d'illustration ici).

Le centre ville western de Groveland, où se trouve notre chalet. Il y a un saloon, deux pizzérias et même un restaurant mexicain dans cette rue principale

Nous avons loué 158 nuits en 2018 et déjà 104 de faites / prévues en 2019. Si la consommation d'énergie a réduit nos marges, le chalet reste un business qui marche bien et nous rapporte de l'argent. Par exemple, en 2018, une fois toutes les factures payées (y compris le prêt immobilier), le chalet a dégagé un bénéfice de 4000 dollars.

C'est pas énorme, mais ce n'était que notre première année et avec la réduction des dépenses énergétiques, plus notre première année complète, je pense que nous ferons bien mieux en 2019 et 2020.

Le feedback des gens fait toujours super plaisir ! Heureux de permettre aux gens d'avoir une "expérience exceptionnelle" !

Voilà donc pour ce petit bilan de notre chalet après un an d'activité. Au début, nous pensions investir dans un second Airbnb, mais c'est vraiment du travail et loin d'être des revenus passifs.

Du coup, cette année, je continue d'investir dans l'immobilier tous les mois en utilisant Fundrise, où tout le travail (achat, location, travaux, etc.) est fait par la compagnie.

Il suffit de placer son argent et de toucher environ 8% d'intérêts annuels reversés à la fin de chaque trimestre, ce qui est est beaucoup plus simple et pour le coup 100% passif, car même mes investissements mensuels sont automatiques !

Quelques exemples de mon portfolio sur Fundrise, où mon argent est investi dans 137 propriétés tout partout dans le pays ! Notez les chiffres de retour sur investissement pour chaque exemple.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas à m'en faire part dans les commentaires. Vous me connaissez, je réponds à toutes les demandes !

dimanche 28 avril 2019

Legoland California

Après Laguna Beach, nous avons dédié un jour aux enfants lors de notre road-trip en Californie du sud fin Février - début Mars 2019 avec la visite de Legoland California.

Une entrée presque désertique ou les joies de visiter en semaine et hors-saison

Legoland se trouve à Carslbad, 1 heure au nord de San Diego et à peine 45 minutes au sud de Laguna Beach où nous avions passé la nuit.

Les voisins du sud de la frontière sont à l'honneur. La frontière mexicaine est à moins de 90 kms de Legoland.

Le parc est parfait pour les tous petits, avec plein d'attractions qui leur permettent de prendre les commandes et de conduire tout seuls voitures, bâteaux, hélicoptères et avions ! Nous avons même éteint un incendie en famille, c'est vous dire !

Seule une petite portion du parc présente des villes à échelle réduite, même si ce sera la majorité de mes photos !

Bien évidemment, il n'y a pas grand chose qui ne touche pas au monde Lego dans le parc. La marque danoise a parfaitement su s'internationaliser et s'adapter à tous les marchés. Par exemple, Legoland California a plein de maquettes animées de Star Wars et plusieurs sections concacrées au cinéma avec le film Lego, ce qui est bien vu quand on se trouve à 150 kms d'Hollywood.

San Francisco en Lego avec le Golden Gate Bridge

La pyramide et les Painted Ladies, c'est vraiment super bien fait !

Hollywood est devenu Legowood

Un petit passage à la Nouvelle Orléans et les bâteaux à aube sur le Mississippi

New York avec le mémorial du 11 septembre 2001 et le tout nouveau World Trade Center. Chaque ville est faite de plusieurs millions de briques Lego !

Time Square à New York. Certains véhicules et personnages sont animés, la ville n'est donc pas statique.

Las Vegas et donc un second petit New York, et une seconde Tour Eiffel, car les grands monuments européens sont aussi accessibles lors d'un petit tour en bâteau.

Le Mont Rushmore en Légo !

On approche la statue de la liberté en bâteau. Le World Trade Center fait 8 mètres de haut et comporte à lui seul 250 000 briques !

Nous avons passé la journée complète à legoland et personne ne s'est ennuyé. Le fait de n'avoir pratiquement aucune file d'attente dans un tel parc d'attractions était évidemment un gros plus qui nous a permis de pratiquement visiter tout ce qui était ouvert !

Nous recommandons donc ce parc principalement pour les tout petits, mais c'est aussi sympa pour les plus grands !