samedi 27 juin 2015

Yosemite, le long de Tioga Road

Le lendemain de notre visite de Bodie, la météo était redevenue clémente sur Yosemite. Nous en avons donc profité pour escalader la Sierra Nevada à nouveau afin d'explorer l'Est du parc.

Autour de Tioga Pass, les montagnes culminent à plus de 4000 mètres, c'est donc toujours tout blanc

Notre première étape du jour était Olmsted Point, un point de vue qui permet de voir à quasiment 360° jusqu'au Half Dome qui surplombe la vallée. C'est d'ailleurs la première fois que la météo nous donnait la possibilité de le voir après trois jours dans le secteur :

La vue à Olmsted Point

Et de l'autre côté, on peut voir Tenaya Lake au loin, au milieu d'une mer de sapins et d'autres géants de granite :

C'est vert, c'est bleu, c'est beau : C'est Yosemite !

J'en ai profité pour faire une petite photosphère de Olmsted Point, avec deux "photobombers" assis en bas à gauche qui voulaient apparaitre sur Google Maps pour la postérité :

Ensuite, nous sommes retournés à l'Est, avec un premier arrêt à Tenaya Lake dans un très joli cadre granitique :

Tenaya Lake

L'eau toujours aussi claire et turquoise, un régal

Puis nous sommes repartis vers Tuolumne Meadows, pour une petite promenade et pique-nique dans les champs au milieu des marmottes et des pikas. Ce coyote nous a tenu compagnie à plusieurs reprises, approchant jusqu'à trois mètres de nous pour nous fixer, histoire de voir si on lui donnerait Thomas à manger, mais il a bien vu qu'on ne rigolait pas non plus :

Un coyote avec de jolies dents, un brin provocateur et sûr de lui !

Pont sur la rivière Tuolumne

Une bien belle journée à Yosemite ponctuée de jolies petites ballades comme on les aime. La météo étant redevenu nuageuse en milieu d'après-midi, nous avons pris la route pour Bridgeport, où une dernière aventure nous attendait ce jour-là... Ce que nous verrons sur le blog la semaine prochaine !

mercredi 24 juin 2015

La ville fantôme de Bodie

Les villes fantômes (ou semi-fantômes) sont légion en Californie, car apparues par centaines lors de la ruée vers l'or puis désertées une fois la gold rush fever retombée. Bodie est l'une d'entre elles, à 2554 mètres d'altitude et une vingtaine de kilomètres de la ville la plus proche :

Bienvenue un siècle en arrière !

Bodie est cependant une exception, car l'état de Californie en a fait un parc historique, avec pour objectif de maintenir la ville dans un état de "décomposition arrêtée", comme si chaque batisse était restée bloquée en 1962, date à laquelle le parc a été créé.

Vue d'ensemble de Bodie. On aperçoit l'entrée de plusieurs mines d'or sur la colline au fond !

Qui dit parc ne veut cependant pas dire Disneyland pour autant. Vous ne trouverez pas de pop-corn ou de coca-cola à Bodie, mais plutôt des boites de conserves rouillées, des clous et des vitres cassées. L'accès même à Bodie est une expérience en soi, car la route est sineuse et non goudronnée sur les 4-5 derniers kilomètres :

Des bidons rouillés, des casseroles... Comme si la ville avait été abandonnée la veille !

De par son altitude et son isolement, Bodie avait une réputation de ville où les conditions de vie étaient très difficiles. Son fondateur, William S. Bodey, n'a pas survécu à son premier hiver sur place : Il est mort dans un blizzard en novembre 1859 !

De nombreux brigands régnaient également sur la ville, et les fusillades, attaques de banques et de diligences faisaient partir du quotidien, si bien qu'une phrase écrite par une petite fille dans son journal intime est devenue légendaire dans le Far West : "Goodbye God, I'm going to Bodie!" (Au revoir Dieu, je m'en vais à Bodie !)

On peut rentrer dans une ou deux maisons... Où le mobilier est tel quel, recouvert d'une épaisse poussière...

Se promener dans ces rues est tout simplement fascinant. Nous devrions être habitués depuis le temps que nous vivons ici, mais c'est toujours aussi incroyable de voir à quel point les américains ouvrent accès à tout en faisant confiance aux gens (autre exemple : Cap Canaveral en Floride).

N'importe qui pourrait emporter facilement des "souvenirs" de Bodie, puisque tout traine par terre sans barrière ou autre, mais tout reste en place. La zone des mines est cependant fermée pour des raisons de sécurité, ce qui est compréhensible. Pour le reste, on déambule librement au milieu des maisons.

Cet hôtel saloon est l'un des rares debouts à ce jour. A son apogée, Bodie avait 10 000 habitants, 60 saloons et même son propre Chinatown !

Aujourd'hui, il ne reste que 10% des bâtiments de la ville, qui a été ravagée par plusieurs incendies, avant de devenir complètement désertée une fois la plupart des mines vidées de leur or.


Thomas a participé à la préservation de Bodie : Avec des batons, il tapait sur toute planche qui dépassait, comme pour la clouer. Du coup, un ranger du parc lui a remis le badge de "Junior Ranger - California State Parks", qu'il porte sur cette photo !

Notre visite a été écourtée par la météo : Un vent froid puis une pluie battante nous ont littéralement trempés et frigorifiés. Thomas, qui s'éclatait malgré tout à courir partout avec des bâtons et des cailloux, a fini par faire un plat dans une flaque de boue ! Bodie a donc été fidèle à sa réputation. Il est recommandé de la visiter en Juillet - Août, même si la météo peut toujours réserver des surprises à cette altitude.


Même si 90% de la ville a disparu, ça reste assez grand à visiter

Nous n'avons jamais eu aussi froid en Californie que ce jour-là à Bodie ! Mais c'était vraiment une super expérience, et la météo n'a fait que donner du relief au caractère historique de la ville. Nous y retournerons, ça c'est sûr ! D'ailleurs, dès le lendemain nous irons voir une autre ville fantôme... Mais ça ce sera pour un prochain article !


Pour finir, voici un petit diaporama de nos 35 photos de cette journée à Bodie :


vendredi 19 juin 2015

Manger aux USA : Nos tops et nos flops

L'alimentation est toujours un vaste débat pour les expatriés, et c'est le sujet du mois pour le défi blog « The 20th in America » initié par Isabelle du blog FromSide2Side et Laetitia de French Fries and Apple Pie.


Un repas de fast-food typique

Je ne vous apprendrai rien en écrivant que l'obésité touche 35% de la population aux USA. Ne pas prendre de poids est le défi n°1 lorsqu'on vit en Amérique, principalement parce que la nourriture la plus calorifique est la moins chère (fast-foods en tête de ligne) mais aussi parce que l'éducation plus libérale n'incite pas les gens à suivre trois repas par jour, ni à se pencher sur un quelconque équilibre alimentaire.

Ici, le consensus général est que ce n'est pas au gouvernement de dicter aux personnes ce qu'elles doivent manger et comment elles doivent le faire. Chaque individu est libre et responsable de faire ce qu'il veut. Voici donc pour le contexte, passons maintenant aux tops et aux flops !

Un plat de ribs recouvertes de sauce barbecue avec des onion rings, des frites, du pulled pork et du maïs !


Top n°1 : La diversité des cuisines
Peu d'endroits au monde proposent une diversité culturelle aussi riche que les USA, ce qui se traduit par un choix de rêve en terme de restauration.

A Sacramento, on peut manger Mexicain, Grec, Afghan, Japonais, Chinois, Italien, Thaïlandais, Coréen, et j'en oublie... sans avoir à chercher bien loin. J'avoue que nous adorons les restaurants Mexicains et que nous prenons goût à de petits restaus asiatiques de temps à autre. Le dépaysement alimentaire, c'est très sympa !

Top n°2 : Le barbecue
L'assiette en photo ci-dessus résume assez bien mon "best-of" en terme de cuisine barbecue : Pulled pork, ribs à la sauce barbecue, onion rings, maïs... Difficile de cusiner tout ça en Europe pour une raison que j'ignore (sauf les ribs - bien qu'incomparables à celles qu'on trouve dans les restos US !)

Le maïs au barbecue que l'on grignote à l'épi est un pur régal dont on raffole. Même Thomas s'exclame MAZIS ! MAZIS ! (oui, Thomas trouve que mazis c'est mieux que maïs) quand il voit le barbecue tourner.

Un resto Mexicain, c'est juste le pied !

Flop n°1 : Le pain
Ah, une bonne baguette farineuse et croustillante... C'est globalement un rêve pour nous désormais, car même si Adeline arrive à nous faire du très bon pain, elle ne peut pas en faire tous les jours non plus. Ici, le pain n'est que rarement au menu, et ce qu'on trouve le plus communément c'est le pain de mie, généralement spongieux et sans goût. On apprend donc à s'en passer, et ce n'est que pour mieux l'apprécier quand on rentre en France !

Flop n°2 : Le café
Aussi bizarre que cela puisse paraître, un pays qui consomme autant de café a bien du mal à en avoir de bonne qualité. Ici, les gens le prennent généralement ultra-allongé et dilué dans de la crème et tout ce qu'ils peuvent mettre dedans. C'est simple, certaines recettes de Starbucks dépassent les 500 calories, comme un Big Mac de McDonald's !
On en ramène donc régulièrement de France pour la maison, même si avec notre cafetière Keurig, on a désormais quelques marques qui nous plaisent.

La carte de l'obésité, où la Californie gagne, comme sur les terrains de sport ou en business, quoi !

Bien évidemment, on pourrait parler de toutes les spécialités françaises qui nous manquent ici, tout comme la quasi-absence des restaurants Français alors que les Italiens sont partout, mais je m'écarterais du sujet du jour.

La conclusion, c'est que si l'alimentation est différente, on finit par s'y retrouver tout de même en changeant nos habitudes et en découvrant de nouvelles cuisines. Après tout, si on part vivre à l'étranger, c'est pour voir de nouvelles choses, non ?