dimanche 21 octobre 2018

Chalet : Comment ça se passe ? Update n°2

Comme vous le savez certainement déjà, nous avons acheté un chalet proche de Yosemite et le louons via AirBnb. La dernière fois que je vous en avais parlé, nous avions passé le cap des 110 nuits réservées. Nous venons de dépasser les 150, toutes en 2018 pour le moment.

La page d'accueil du chalet sur AirBnb

Nous entrons désormais dans la basse saison, et tout a fonctionné à merveille depuis l'ouverture aux locations en avril. L'objectif était de générer au moins 30 000 dollars cette année, et nous en sommes à 32 000, avec peu de réservations en Novembre - Décembre, donc de nombre devrait encore augmenter d'ici la fin 2018.

Cela peut paraître beaucoup, mais après toutes les dépenses, cela ne fait guère plus de 1000 dollars par mois de bénéfices sur les six premiers mois. Et en Californie, ça ne représente pas énormément


Nous recevons toujours un feedback formidable, et après 61 évaluations, notre moyenne est toujours à 5 étoiles. Bien évidemment, il y a aussi des gens moins gentils, et parfois des abrutis complets, du style "je ne lis pas les instructions envoyées, je vous appelle à 2 heures du matin pour que vous me guidiez et vous ne répondez pas, et bien puisque c'est ça je ne laisse que 3 étoiles dans la catégorie 'localisation' et 'communication' ".

Pourtant, les gens qui lisent les instructions et les impriment comme on leur demande de le faire sont très contents :


Bien sûr, cela demande du travail, même si on gère tout à distance. Aller au chalet une fois par mois est vraiment le minimum pour tout maintenir en ordre, avec des petites réparations ça et là, et des ajustements en fonction du retour des locataires.

Adeline répond à chaque question dans la seconde qui suit, comme le feedback des gens l'indique. Nous avons eu deux tuiles ces trois derniers mois :
  • La femme de ménage verrouille la porte de l'intérieur et se retrouve enfermée dehors - sans possibilité de réouvrir. Le tout à 14 heures, avec les locataires suivant pouvant arriver dès 16 heures. Il a fallu faire venir un serrurier en urgence pour débloquer la situation, le tout à distance bien évidemment.
  • Certains locataires ont cassé les stores dans l'un des chambres, ce qui a coûté 200 dollars de réparation. Idem, tout a été géré à distance car on ne pouvait pas y aller nous-mêmes.
Comment donner accès au réparateur et aux locataires sans être sur place ? La solution :

Porte à code pour l'entrée

Nous changeons le code à chaque visite, et vu que le système fonctionne à piles, nous avons une clé cachée dans une autre boite protégée par code. Si il y a bien une chose que l'on apprend vite quand on gère une location de vacances, c'est qu'il faut toujours un plan B voire même un plan C !

J'ai également installé une caméra qui surveille les poubelles et le chemin d'accès, de sorte à voir les gens arriver et repartir, et s'assurer que les poubelles sont bien refermées. Car si elles ne sont pas fermées correctement, certains visiteurs à quatre pattes ne vont pas se priver :

Ours qui essaie d'ouvrir nos poubelles, avant d'abandonner

C'est le même ours que celui que nous avions croisé sur place, à une vingtaine de mètres du chalet, quelques jours plus tôt :

Un ours sauvage juste derrière le chalet. Il n'a fait que passer !

Notre statut de Super Host a été renouvelé jusqu'à la fin de l'année, car tout continue de bien se passer, ce qui est l'essentiel. Du coup, on pense à investir dans un deuxième AirBnb en 2019. Si vous avez des lieux à nous suggérer, ou toute autre question, n'hésitez pas à nous en faire part en commentaire !

mercredi 17 octobre 2018

Ouragan Michael, le jour d'après...

Ou plutôt quelques jours plus tard, puisque nous avons traversé la zone traversée par l'ouragan 4-5 jours après.

Pendant que l'ouragan touchait le sol floridien, nous étions à Orlando, à environ 400 kilomètres de Mexico Beach, qui a été pratiquement rayée de la carte :

A Orlando pendant Michael, capture d'écran de la météo sur mon téléphone

J'intervenais pour une conférence à Orlando durant cet événement, puis à une autre conférence à Atlanta la semaine suivante. Nous avions donc décidé de joindre l'utile à l'agréable en planifiant un petit road-trip entre Floride et Géorgie.

Avant de partir, j'avais vu que l'ouragan passerait bien à l'ouest et qu'on ne risquait rien à Orlando, donc il n'y avait pas de soucis de notre côté. Juste un peu de pluie et de vent pendant l'arrivée de Michael, comme on le voit sur la carte ci-dessus.

A l'hôtel à Tallahassee, toutes les sociétés de réparations et de secours avaient 90% des chambres.

Ce n'est qu'en arrivant à Tallahassee quelques jours plus tard que nous commençons à voir les premiers effets de Michael sur la Floride. Arbres cassés, panneaux arrachés, même si ce n'est pas flagrant, il y a de la casse.

D'ailleurs, on croise partout des camions de l'armée du salut, de secours, et surtout de paysagistes appelés par milliers pour nettoyer le tout et sécuriser les branches et arbres menaçant de tomber.

On aura droit à une coupure de courant de quelques minutes à l'hôtel, alors que 15% de la région était toujours sans électricité depuis le passage de Michael.

Arbre coupé en deux, un autre déraciné

Hier, nous avons conduit de Tallahassee à Atlanta, et traversé en plein la zone où l'ouragan était encore en catégorie 4, avant de baisser d'intensité. Le temps était magnifique, grand ciel bleu et autour de 30 degrés, et la zone étant principalement rurale, les dommages sont donc surtout au niveau des arbres, même si on a vu des déchets métalliques à perte de vue dans certains champs.

Probablement un morceau de toiture ou de silo qui a terminé ici... Contraste avec la maison à côté pratiquement intacte.

Après plusieurs kilomètres, on remarque que la majorité des panneaux de signalisation routière sont couchés au sol, soit pliés soit arrachés par le vent.

Dans les champs, les systèmes d'irrigation sont retournés et tordus dans tous les sens :

Ah ben ça va bien moins fonctionner maintenant...

Cette ferme en a pris pour son grade... Mais le coton a tenu bon au premier plan !

En ville, la plupart des toitures en shingle sont au moins partiellement arrachées, les tôles ayant subi le plus de dommages, comme cette station-service :


Cette zone se situait autour de Bainbridge, GA, soit environ 100-150 kms dans les terres sur le passage de l'ouragan. Quand on voit certaines vidéos prises sur la côte, c'est un quasi exploit de voir que tout n'a pas été détruit sur le passage de l'ouragan :

Cette vidéo n'est pas de nous, juste pour montrer à quoi cela pouvait ressembler pendant la tempête...



Un autre arbre à terre

Au bout d'une heure de route environ, tout rentrait dans la normale. On ne croisait plus de paysagistes ni d'électriciens en route pour des réparations, et les arbres n'avaient pas de trace visible de la tempête.

Voilà donc pour ces quelques images que l'on ne s'attendait pas vraiment à voir lors de ce road-trip !