vendredi 22 juillet 2016

Wandering in Boston

En ce début de semaine, j’étais à Boston pour animer une formation (Angular 2 et TypeScript, pour ceux qui savent ce que c’est) sur 3 jours, et si j’avais déjà animé une session similaire à San Diego, c’était la première fois qu’un client me faisait voyager sur la côte Est pour l’occasion.

Ce n’est pas un petit voyage puisqu’il y a trois heures de décalage horaire entre Est et Ouest, et en moyenne 6 heures de vol… Je profite donc du long vol retour pour écrire cet article !

Downtown Boston

D’ailleurs, je retourne sur la côte Est pour une autre formation dès la semaine prochaine, en Virginie cette fois-ci, du côté de Chesapeake. Pas le temps de m’ennuyer ! En jetant un oeil à mes différents vols prévus jusqu’à début septembre, on réalise que je vais voir pas mal de pays :

Pas mal de kilomètres en avion cet été !

Boston, nous y étions déjà allé deux fois par le passé, mais cette visite était bien différente pour moi car le client en question était une entreprise du monde de la finance, dont les bureaux se trouvent dans un gratte-ciel du quartier financier.

Les bateaux de la partie de thé de Boston et les buildings du quartier financier

 Je me souviendrai toujours de notre première visite de New York. Les taxis, les sirènes, les buildings immenses, la foule et cette sensation d’être véritablement en plein milieu d’un film tellement les lieux et les véhicules nous semblaient familiers grâce au cinéma et à la télévision.

Cette fois-ci à Boston, j’ai eu droit à une nouvelle “première fois” : Animer une formation dans un gratte-ciel, avec salle de réunion dans un coin du bâtiment et donc vue panoramique sur l’océan Atlantique et 14 gratte-ciels différents.

On entendait les sirènes et pouvait voir la foule et le trafic en bas, comme quand on visite l’Empire State Building par exemple, ce qui était vraiment fun pour un gars comme moi qui vient d’une petite ville du Jura à la base, il ne faut pas l’oublier :-)

La vue que j'avais en me retournant. Et encore, ce jour-là nous n'étions qu'au 15ème étage. Au 34éme, c'était mieux !

L’autre aspect grisant, c’était de toucher au monde de la finance US, qui est bien à part de tout ce que j’avais vu professionnellement jusqu’alors : Tout le monde en costume cravate, bureaux ultra-modernes, vitres partout, oeuvres d’art sur les murs.

C’est amusant de voir que dans la Silicon Valley où l’on créé de l'innovation et peaufine le monde de demain, on se promène en short et t-shirt, et dans le monde de la finance, tout doit sembler parfait, carré, moderne, esthétique. J’avais donc l’impression d’être dans la série Billions, ou dans un film comme Margin Call  (que je conseille par ailleurs), qui ne sont donc pas cliché du tout !

Les bureaux où la formation avait lieu

Chaque soir dès la fin de la formation, j’en ai profité pour aller me promener dans Boston et autour de Boston, une ville toujours aussi sympathique et historique. On peut même faire sa propre reproduction de la tea party et jeter le thé à la mer :

Venez jeter le thé à la mer !

Ce mélange d’ancien avec les briques rouges et les gratte-ciel ultra modernes est toujours aussi réussi, et assez spécifique à Boston, qui a vraiment des airs d’Angleterre par endroits.

La Old State House est bien entourée !

J’ai aussi redécouvert la côte Est par la même occasion, avec ses routes abimées par les hivers froids, ses Dunkin Donuts à chaque coin de rue ou presque, de véritbles églises “à l’ancienne” tout partout, sa végétation, ses collines, son humidité aussi… qui rend plus difficile de supporter 26 degrés à Boston que 36 degrés à Sacramento ! J’avais presque oublié que les deux côtes ont autant de spécificités, et son véritablement deux mondes à part !

Oh, une vraie église... En Californie, en dehors des missions Espagnoles, on n'a pas beaucoup d''imposants bâtiments religieux, a fortiori en pleine ville.

Au moment même où j’écris ces lignes, l’avion passe au-dessus du lac Tahoe, comme pour me rappeler, si besoin était, que même si la côte Est est sympa, nous sommes vraiment bien en Californie :

L'immense lac Tahoe vu de l'avion... Sacramento n'est plus très loin !

La côte Est, j'y retourne dès dimanche, donc vous aurez davantage de photos de la côte Atlantique, depuis la Virginie et probablement un peu de Caroline du Nord aussi !

samedi 16 juillet 2016

Le drive-in, un cinéma typiquement US !

Après vous avoir parlé de notre premier rodéo, nous avons expérimenté un autre aspect typique de la culture américaine, à savoir le cinéma drive-in (tout comme le restaurant drive-in, que nous avions déjà essayé par le passé).

Nous avons en effet la chance d'habiter à 20 minutes d'un drive-in, et venions de recevoir des coupons de réduction dans notre boite de lettres, donc il n'en fallait pas plus pour nous décider :

Le pop-corn à 1 penny... Prix normal : $5.25. Bonne réduc de $5.24 !

Quand on arrive, cela ressemble à un péage d'autoroute. On a d'abord 3 voies, puis 5, puis au moins 8 avec des petites cabanes de péage où l'on choisit le film que l'on veut voir. Les tarifs sont raisonnables : $7.95 par adulte et $1.25 pour les enfants de 5 à 11 ans, gratuit en dessous de 4 ans.

Nous avions choisi d'y aller un mardi soir, où c'est la family fun night et les prix sont à $5.25 par adulte. Cela nous a donc coûté $10.50 à quatre, ce qui est le prix d'une place de ciné classique aux US... Plus un centime pour le pop-corn, j'allais oublier :-)

L'entrée, où nous avons fait la queue pendant au moins une demie-heure

Une fois l'entrée payée, on reçoit un ticket qui indique le numéro de l'écran où se trouve notre film, ainsi que la fréquence radio à utiliser sur son autoradio pour avoir le son. Pas de haut-parleur géant, sinon les voisins ne seraient pas contents !

Les six écrans et leurs parkings en arc de cercle. Tous les films sont diffusés depuis la tour centrale, où on peut acheter à manger, jouer à des bornes d'arcade, etc.

Nous trouvons rapidement notre écran, et accédons au parking qui n'est pas goudronné et super bosselé. En effet, pour que les voitures puissent "lever du nez" afin de mieux voir l'écran, chaque rangée de parking est une véritable tranchée entre deux bosses :

Eux vont regarder le film dans le coffre !

Du coup, la vue sur l'écran est parfaitement dégagée et les véhicules devant nous ne gênent pas. En revanche, il faut entrer et sortir doucement du parking, car sinon ça frotte dur sur les bosses.

Notre écran est là !

Une fois installés, je vais chercher le pop-corn, ce qui va me prendre 20 minutes. La soirée familiale est visiblement très populaire ! Au retour, je constate que nos voisins cherchent de l'aide car leur batterie est déjà à plat : Un truc à avoir en tête quand on sait que l'autoradio va tourner pendant la durée d'un film (ou deux - certains écrans diffusent deux films à la suite pour le même prix) avec le moteur coupé !

Notre monospace rouge bien installé !

Pour regarder le film, chacun à son style. Nous étions bien sagement à l'avant avec les petits sur les genoux, mais d'autres se mettent dans leur coffre, ou sur des chaises dehors, voir allongés sur des matelas à l'arrière du pick-up :

Dans le pick-up, dans le coffre ou par terre, chacun son truc !

Nous avions choisi un dessin animé (The secret life of Pets) de sorte à ce que Thomas et Clara aient un minimum envie de regarder. Lorsque le film commence, je suis surpris par la qualité : L'image est extra et le son dans la voiture est super. On se croirait vraiment au ciné !

Ma vue au volant... On ne dirait pas comme ça, mais c'était nickel !

A la fin du film, on sort assez rapidement malgré le nombre de personnes qui quittent les lieu en même temps. C'est dans ces moments là qu'on apprécie le civisme des américains, où tout le monde se laisse passer sans soucis. Les employés avec des batons lumineux nous guident vers la sortie, et en deux minutes on est sur la route !


Aujourd'hui, il n'y a plus qu'une vingtaine de drive-ins en Californie, alors qu'il y en a eu jusqu'à 220 dans les années 60 ! D'ailleurs les drive-ins gardent le look Googie de l'époque 1950-1960, comme de nombreux motels et restaurants de la route 66 par exemple. Ca renforce l'esprit typique et historique du drive-in !

Nous avons bien aimé l'expérience, même si nous ne attendions pas à une tête foule, et donc autant d'attente aux entrées. Mais dans le même temps, on est aux US, et un truc qui ne marche pas dans ce pays, je ne sais pas si ça existe ! Et une fois à l'intérieur, il y a énormément de place et les voitures ne sont pas les unes sur les autres.

Qu'en pensez-vous ? Avez-vous déjà essayé ou seriez vous tenté par l'expérience du cinéma drive-in ?