dimanche 21 octobre 2018

Chalet : Comment ça se passe ? Update n°2

Comme vous le savez certainement déjà, nous avons acheté un chalet proche de Yosemite et le louons via AirBnb. La dernière fois que je vous en avais parlé, nous avions passé le cap des 110 nuits réservées. Nous venons de dépasser les 150, toutes en 2018 pour le moment.

La page d'accueil du chalet sur AirBnb

Nous entrons désormais dans la basse saison, et tout a fonctionné à merveille depuis l'ouverture aux locations en avril. L'objectif était de générer au moins 30 000 dollars cette année, et nous en sommes à 32 000, avec peu de réservations en Novembre - Décembre, donc de nombre devrait encore augmenter d'ici la fin 2018.

Cela peut paraître beaucoup, mais après toutes les dépenses, cela ne fait guère plus de 1000 dollars par mois de bénéfices sur les six premiers mois. Et en Californie, ça ne représente pas énormément


Nous recevons toujours un feedback formidable, et après 61 évaluations, notre moyenne est toujours à 5 étoiles. Bien évidemment, il y a aussi des gens moins gentils, et parfois des abrutis complets, du style "je ne lis pas les instructions envoyées, je vous appelle à 2 heures du matin pour que vous me guidiez et vous ne répondez pas, et bien puisque c'est ça je ne laisse que 3 étoiles dans la catégorie 'localisation' et 'communication' ".

Pourtant, les gens qui lisent les instructions et les impriment comme on leur demande de le faire sont très contents :


Bien sûr, cela demande du travail, même si on gère tout à distance. Aller au chalet une fois par mois est vraiment le minimum pour tout maintenir en ordre, avec des petites réparations ça et là, et des ajustements en fonction du retour des locataires.

Adeline répond à chaque question dans la seconde qui suit, comme le feedback des gens l'indique. Nous avons eu deux tuiles ces trois derniers mois :
  • La femme de ménage verrouille la porte de l'intérieur et se retrouve enfermée dehors - sans possibilité de réouvrir. Le tout à 14 heures, avec les locataires suivant pouvant arriver dès 16 heures. Il a fallu faire venir un serrurier en urgence pour débloquer la situation, le tout à distance bien évidemment.
  • Certains locataires ont cassé les stores dans l'un des chambres, ce qui a coûté 200 dollars de réparation. Idem, tout a été géré à distance car on ne pouvait pas y aller nous-mêmes.
Comment donner accès au réparateur et aux locataires sans être sur place ? La solution :

Porte à code pour l'entrée

Nous changeons le code à chaque visite, et vu que le système fonctionne à piles, nous avons une clé cachée dans une autre boite protégée par code. Si il y a bien une chose que l'on apprend vite quand on gère une location de vacances, c'est qu'il faut toujours un plan B voire même un plan C !

J'ai également installé une caméra qui surveille les poubelles et le chemin d'accès, de sorte à voir les gens arriver et repartir, et s'assurer que les poubelles sont bien refermées. Car si elles ne sont pas fermées correctement, certains visiteurs à quatre pattes ne vont pas se priver :

Ours qui essaie d'ouvrir nos poubelles, avant d'abandonner

C'est le même ours que celui que nous avions croisé sur place, à une vingtaine de mètres du chalet, quelques jours plus tôt :

Un ours sauvage juste derrière le chalet. Il n'a fait que passer !

Notre statut de Super Host a été renouvelé jusqu'à la fin de l'année, car tout continue de bien se passer, ce qui est l'essentiel. Du coup, on pense à investir dans un deuxième AirBnb en 2019. Si vous avez des lieux à nous suggérer, ou toute autre question, n'hésitez pas à nous en faire part en commentaire !

mercredi 17 octobre 2018

Ouragan Michael, le jour d'après...

Ou plutôt quelques jours plus tard, puisque nous avons traversé la zone traversée par l'ouragan 4-5 jours après.

Pendant que l'ouragan touchait le sol floridien, nous étions à Orlando, à environ 400 kilomètres de Mexico Beach, qui a été pratiquement rayée de la carte :

A Orlando pendant Michael, capture d'écran de la météo sur mon téléphone

J'intervenais pour une conférence à Orlando durant cet événement, puis à une autre conférence à Atlanta la semaine suivante. Nous avions donc décidé de joindre l'utile à l'agréable en planifiant un petit road-trip entre Floride et Géorgie.

Avant de partir, j'avais vu que l'ouragan passerait bien à l'ouest et qu'on ne risquait rien à Orlando, donc il n'y avait pas de soucis de notre côté. Juste un peu de pluie et de vent pendant l'arrivée de Michael, comme on le voit sur la carte ci-dessus.

A l'hôtel à Tallahassee, toutes les sociétés de réparations et de secours avaient 90% des chambres.

Ce n'est qu'en arrivant à Tallahassee quelques jours plus tard que nous commençons à voir les premiers effets de Michael sur la Floride. Arbres cassés, panneaux arrachés, même si ce n'est pas flagrant, il y a de la casse.

D'ailleurs, on croise partout des camions de l'armée du salut, de secours, et surtout de paysagistes appelés par milliers pour nettoyer le tout et sécuriser les branches et arbres menaçant de tomber.

On aura droit à une coupure de courant de quelques minutes à l'hôtel, alors que 15% de la région était toujours sans électricité depuis le passage de Michael.

Arbre coupé en deux, un autre déraciné

Hier, nous avons conduit de Tallahassee à Atlanta, et traversé en plein la zone où l'ouragan était encore en catégorie 4, avant de baisser d'intensité. Le temps était magnifique, grand ciel bleu et autour de 30 degrés, et la zone étant principalement rurale, les dommages sont donc surtout au niveau des arbres, même si on a vu des déchets métalliques à perte de vue dans certains champs.

Probablement un morceau de toiture ou de silo qui a terminé ici... Contraste avec la maison à côté pratiquement intacte.

Après plusieurs kilomètres, on remarque que la majorité des panneaux de signalisation routière sont couchés au sol, soit pliés soit arrachés par le vent.

Dans les champs, les systèmes d'irrigation sont retournés et tordus dans tous les sens :

Ah ben ça va bien moins fonctionner maintenant...

Cette ferme en a pris pour son grade... Mais le coton a tenu bon au premier plan !

En ville, la plupart des toitures en shingle sont au moins partiellement arrachées, les tôles ayant subi le plus de dommages, comme cette station-service :


Cette zone se situait autour de Bainbridge, GA, soit environ 100-150 kms dans les terres sur le passage de l'ouragan. Quand on voit certaines vidéos prises sur la côte, c'est un quasi exploit de voir que tout n'a pas été détruit sur le passage de l'ouragan :

Cette vidéo n'est pas de nous, juste pour montrer à quoi cela pouvait ressembler pendant la tempête...



Un autre arbre à terre

Au bout d'une heure de route environ, tout rentrait dans la normale. On ne croisait plus de paysagistes ni d'électriciens en route pour des réparations, et les arbres n'avaient pas de trace visible de la tempête.

Voilà donc pour ces quelques images que l'on ne s'attendait pas vraiment à voir lors de ce road-trip !

dimanche 14 octobre 2018

École aux USA : 1er trimestre terminé !

Et voilà, cela fait déjà un trimestre d'écoulé depuis la rentrée en juillet, Thomas a donc droit à ses trois premières semaines de vacances. Il faut bien avouer que même en pre-school, ça ne chôme pas !

Avec le t-shirt de l'école devant l'école

Thomas a déjà appris à lire une grosse vingtaine de mots, sait écrire et lire tout l'alphabet en majuscule et minuscule, et compte pratiquement jusqu'à 1000 ! Je dois avouer être assez bluffé car je ne m'attendais pas à ce que cela aille si vite : Il ne faut pas oublier que c'est juste l'équivalent de la dernière année de maternelle en France.

Chaque semaine, les chiffres du nombre d'absences, d'élèves en retards, et de départs afin la fin des cours sont affichés. C'est important car les écoles où les élèves sont les moins sérieux ont des budgets réduits par rapport à celles où ces chiffres sont meilleurs.

On a même eu le premier bulletin scolaire, qui dit que Thomas travaille dur et qu'il participe souvent aux activités de classe. Tout va donc pour le mieux !

 L'école communique par email avec les parents chaque semaine, et c'est l'occasion d'annoncer tout un tas d'activités et de jours spéciaux où il faut aller à l'école habillé d'une manière particulière :

Le 12 octobre habillé en rouge, le 22 avec un chapeau, le 25 en super héro !


J'ai du mal à voir l'intérêt éducatif d'aller à l'école en pyjama ou avec les cheveux en pétard, mais au moins cela va dans le sens de ne pas se prendre au sérieux et d'apprendre en s'amusant, ce qui est important.

 L'autre aspect que l'on découvre, c'est les pubs pour des cours supplémentaires après l'école, comme "early engineers" (ingénieurs en herbe) qui aide à l'apprentissage des sciences, des cours d'échecs, etc. Ces activités sont souvent payantes, certaines animées par des parents, d'autres par des sociétés privées.

Parfois, on a aussi des offres pour des stylos à l'encre colorée et parfumée, des commandes de livres, des soirées ciné... Il n'est donc pas rare d'avoir des prospectus de pub avec le retour du travail fait par Thomas durant la semaine !

Ingénieurs en herbe, pour aider les enfants avec maths et sciences 

Lors de mon premier article, je vous avais montré la mascotte de l'école, un animal imaginaire appelé Griffin, et l'école a également son slogan “Griffins SOAR to Incredible Heights” (les griffins montent en flèche à des hauteurs incroyables). Le verbe SOAR sert aussi d'acronyme pour définir les valeurs encouragées à l'école :

  • Safe: Prudent, en sécurité
  • Open-Minded: Ouvert d'esprit
  • Accountable: Responsable
  • Resilient: Résilient

Chaque vendredi, des élèves sont nominés pour chacune de ces 4 qualités, et Thomas a fait partie des élèves reconnus pour leur ouverture d'esprit il y a quelques semaines. Il est donc monté sur scène pour recevoir une récompense lors de la Friday assembly, où tous se retrouvent dans la salle polyvalente de l'école pour une petite cérémonie où le professeur de la semaine est également récompensé !

Première sortie scolaire pour aller chercher les citrouilles d'Halloween

Et Clara n'est pas en reste, car de son côté, elle a démarré le pre-school, qui est facultative, privée et donc payante, comme Thomas l'avait fait auparavant. Tout comme lui, elle demande pour aller à l'école le week-end, donc elle adore ça :

Rentrée pour Clara début septembre !

Voilà donc pour ce deuxième petit bilan scolaire. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à nous en faire part en commentaires !


dimanche 7 octobre 2018

Notre traversée des USA en chiffres

En Mai - Juin dernier, nous avons traversé les USA d'Est en Ouest (tous les articles ici), avec un itinéraire pas des plus directs car on voulait visiter beaucoup de choses en chemin. Je voulais clotûrer cette expérience avec une série de chiffres collectés en chemin, les voici donc :

Notre itinéraire final estimé à 4191 miles, mais nous en avons parcouru 1300 de plus !

Tout d'abord la distance totale : 5498 miles, ou 8848 kilomètres ! Le tout en 21 jours, soit une moyenne de 421 kms par jour.

La distance parcourue chaque jour, et tous les pleins d'essence

Nous avons fait 12 pleins d'essence, soit plus d'un jour sur deux, pour un total de 614,82 dollars. Cela représente 202,53 gallons d'essence, soit 766,65 litres. Une consommation moyenne de 8,6 litres aux 100 kms, et côut moyen du litre à 80 centimes de dollar, ou 69 centimes d'euro le litre.

La voiture de location était sympa, mais elle consommait pas mal

Nous avons passé 120 heures 15 minutes avec le moteur allumé, soit 40 heures par semaine. Visiter était donc un travail à plein temps ! A noter que cela ne veut pas dire que l'itinéraire en lui même prenait tout ce temps, car environ 1500 kms ont été passés en ville et dans les parcs nationaux pour réellement passer d'une visite à l'autre.

Sur la route dans le parc national des Arches, Utah

Nous avons passé 12 parcs et monuments nationaux en chemin:


Nous quatre devant Delicate Arch

Il y a également eu un passage aux urgences, et un grêlage intensif de la voiture de location de le Wyoming... Deux pépins sur 21 jours, c'est un bon score ! On aurait pu tomber en panne d'essence une fois ou deux, on on aura traversé 22 états sur 50 en tout !

Si d'autres chiffres vous intéressent, n'hésitez pas à demander, j'essaierai de les trouver pour vous.

dimanche 30 septembre 2018

Toujours plus d'indépendance - Business update n°15

Un nouveau trimestre vient de se terminer, c’est donc le moment de ma traditionnelle business update. Comme vous le savez certainement, nous sommes arrivés en Californie en 2014 avec un visa investisseur afin d’exercer mon activité de consultant en informatique.

 Je gère donc ma propre société, Interstate 21 (désormais surtout connue sous le nom Angular Training) et cet article en fait le bilan tous les trois mois.



Ce trimestre a été plutôt bien rempli, et le cours vidéo dont je vous parlais la dernière fois a été publié ! C'est le premier cours que je publie avec LinkedIn, donc c'est un petit événement.

Et il faut croire que je n'en avais pas assez, car j'en ai publié un autre, tout seul cette fois-ci, courant septembre. Ces cours ne rapportent jamais grand chose directement, mais l'impact indirect est indéniable en termes de réputation et d'opportunités. C'est tout pour cette année ceci dit !

A Chicago pour une intervention en septembre devant 82 personnes !

Vu que je déteste la publicité en général, je continue de simplement parler de ce que je sais faire, soit sur mon blog ou lors d'interventions en public, et si des gens apprécient mon travail, ils me contactent plus tard et on travaille ensemble. Cela peut paraître simple mais c'est ma recette depuis 2014 et ça marche plutôt bien.

De ce point de vue, j'ai été hyperactif ce trimestre, avec des interventions à Code for SF (San Francisco), GDG Chicago, Sac.JS (Sacramento) et Imagine 2018 (Hackensack, New Jersey). A chaque fois, je profite d'un déplacement business dans la ville pour trouver un événement qui veuille bien m'accueillir.

J'ai donc dépassé mon objectif qui était de le faire au moins six fois cette année, avec un total de 8 interventions !

Mini-conférence dans un lycée dans la banlieue de New York City ce week-end. Juste pour que les gens disent "c'est comme dans les films !" en voyant les casiers et les grands couloirs

Ce trimestre a également vu un tournant historique dans les revenus d'Interstate 21 : A ce point de l'année, plus de la moitié des revenus viennent de clients "directs", c'est à dire sans intermédiaire qui ne prenne une commission au passage pour la mise en relation. Autrement dit, le gâteau entier me revient, pas besoin de distribuer des parts à droite ou à gauche.

J'ai donc pu signer des contrats directs avec des géants comme la Federal Reserve Bank (un peu comme la banque de France, pour simplifier) et plusieurs autres compagnies de plusieurs milliers de salariés qui ne chercheraient même pas à travailler avec un auto-entrepreneur en temps normal.

Tout ceci grâce à la réputation bâtie justement avec les cours vidéos et mes interventions en public citées ci-dessus. Evidemment, le fait d'avoir été nommé Google Developer Expert y est aussi pour beaucoup !

Avant atterrissage à Albuquerque en juillet dernier

Puisque j'ai commencé à parler de revenus, il semblerait que 2018 permettre d'atteindre un nouveau record et de dépasser celui de 2017. L'objectif à 250 000 dollars est de plus en plus proche, et je pense même pouvoir l'atteindre avant le mois de décembre.

Le plus beau dans l'histoire, c'est que je l'ai fait sans facturer une seule heure de mon temps, ce qui n'était pas le cas les années passées. En général, quand on est consultant, la norme est de facturer à l'heure, tout du moins dans l'informatique.

Mais j'ai réussi à convaincre mes clients que ce n'était pas une bonne idée. Comment voulez-vous arriver à des résultats si votre rémunération vous incite à facturer plus d'heures ? Pourquoi être rapide dans ce cas ?

Certains travaillent dans le cloud, et bien parfois je travaille au dessus d'eux !

De la même façon, si je trouve la solution à un problème en 30 minutes alors qu'un salarié de mon client vient de passer deux semaines à essayer de résoudre le soucis en vain, serait-il juste de facturer 30 minutes de mon temps, quand c'est justement tout le travail passé en amont à apprendre, enseigner, parler et assister à des conférences, qui me donne l'expérience et la connaissance pour être efficace ? Devrais-je être pénalisé pour mon efficacité ?

J'ai décidé que non, et cela me permet de travailler moins (de façon directe avec mes clients) tout en gagnant plus. Et mes clients s'y retrouvent largement : Plutôt que de voir leurs employés passer des jours à être bloqués, ils font appel à moi, et problème résolu en une fraction du temps, et donc du coût pour eux. C'est gagnant - gagnant, donc bye bye la facturation à l'heure !

Voilà donc pour ce bilan trimestriel. Comme d'habitude, vos questions sont les bienvenues en commentaires.


mercredi 26 septembre 2018

Wandering in Milwaukee and Chicago

La semaine dernière, j'étais à Chicago pour l'une de mes formations sur 5 jours, ce qui m'a rappelé ma dernière visite sur les bords du lac Michigan à Milwaukee en mars dernier.


L'une des choses que j'aime le plus dans ce que je fais au quotidien, c'est que mon business me fait voyager aux quatre coins des Etats-Unis, des palmiers en Floride au pays Amish dans l'Indiana, et donc à Milwaukee, où je n'aurais probablement jamais mis les pieds sans cette opportunité.

Dans les rues de Milwaukee

Milwaukee est la 31ème ville du pays, et avec ses 600 000 habitants (120 000 de plus que Lyon en France), garde un air de petite ville sympathique. En mars, il y faisait très froid, avec des tas de neige dans certaines rues et le vent glacial en provenance du lac Michigan.

L'hôtel de ville très européen, on pourrait se croire en Belgique ou dans le nord de la France

Un peu comme pour sa voisine Chicago, distante de seulement 150 kms, Milwaukee a plusieurs riviéres qui s'y rejoignent avant de se jeter dans le lac Michigan. Du coup, il y a de nombreux ponts et des promenades le long de la rivière :


Le long de la rivière Milwaukee

C'était plaisant de se promener dans ces rues malgré le froid. La semaine dernière, le contraste était total à Chicago, où la température dépassait les 30 degrés presque tous les jours, et où j'ai redécouvert la ville après une première visite en 2010

Coucher de soleil à Chicago en septembre 2018


Je ne me souvenais pas que Chicago était aussi immense. Le centre est presque plus impressionnant que Manhattan tellement les buildings sont nombreux et hauts, une impression probablement renforcée par la rivière qui créé un vide entre les lignées de gratte-ciel, permettant de voir plus loin et donc de réaliser la taille et la densité de ces batiments :

La nuit, c'est magique !


La Willis Tower est la deuxième plus haute tour des USA. Ses antennes rouges pointent à 443 mètres de haut.

Et comme une visite de Chicago ne serait pas complète sans avoir goûté à la spécialité locale, la deep dish pizza, je me suis bien évidemment laisser tenter :

Pas trop "deep" comparée à notre première expérience, mais délicieux malgré tout !

Voilà donc pour ces deux petites escapades business en solo !

dimanche 16 septembre 2018

La vie avec le feu en Californie

Un soir d'Août dernier, nous regardons tranquillement un film après que les enfants soient couchés, lorsque nos téléphones se mettent à vibrer avec insistance, au point de ne pas pouvoir les ignorer très longtemps.

Les réseaux sociaux bouillonnent, notamment Nextdoor, le réseau des voisins : "Urgent - Feu à Anatolia", qui est le lotissement voisin du nôtre. Adeline se dirige vers la porte fenêtre du jardin, d'où elle ne peut pourtant pas voir Anatolia, et à sa réaction, je sais qu'il se passe quelque chose.

Nous courons à l'étage, et la vue depuis la fenêtre de notre chambre est terrifiante : 

Vue depuis notre chambre - La nuit amplifie la luminosité du feu, et ce front de flammes faisait plusieurs centaines de mètres de long

En deux secondes à peine, mon rythme cardiaque monte dans le rouge : Le feu semble complètement ravager ce quartier où des milliers de personnes vivent, et où se trouve l'école de Thomas.

Je pense immédiatement qu'il va falloir réveiller les petits et évacuer. Avant de paniquer davantage, coup d'oeil rapide sur internet où les messages, vidéos et photos sont rassurants : C'est un feu de broussailles de l'autre côté d'une grande avenue et d'un canal, certes assez proches, mais que le feu ne pourra jamais traverser.

Le feu est maîtrisé assez rapidement, et plus de peur que de mal au final : Aucun blessé et aucune structure atteinte.

Séquoias ayant résisté au feu

La Californie a toujours été un lieu propice aux feux de forêt. Après tout, c'est le seul endroit au monde où poussent naturellement les séquoias géants, arbres millénaires qui ont besoin du feu pour se reproduire : Le feu fait de la place au sol pour les futures jeunes pousses, et c'est la température du brasier qui indique au séquoia qu'il va pouvoir laisser tomber ses graines pour que petit séquoia pousse sur un sol fertile après incendie.

Le problème n'est donc pas nouveau et a créé son propre écosystème avec les séquoias depuis des siècles.

La carte de tous les feux de juillet - août 2018. Seul le sud-est de l'état y échappe : C'est le désert de Mojave et la vallée de la mort, où il n'y a rien à brûler depuis longtemps.


Durant l'été, il y a en permanence 10 à 20 feux actifs à travers tout l'état. C'est le cas depuis des années, et cela n'a donc plus rien de surprenant quand on vit en Californie. Mais ce qui change, c'est que le réchauffement climatique amplifie la vitesse et la facilité avec laquelle le feu se déplace.

A Sacramento, la dernière pluie date du 25 mai 2018. On va donc arriver à quatre mois d'affilée sans la moindre goutte d'eau, et durant lesquels la température a dépassé les 30 degrés pratiquement tous les jours, avec une dizaine de jours au delà de 40 degrés.

En Août, on a dépassé les 30 degrés tous les jours. Le paradoxe, c'est que la fumée des feux a adoucit la température de quelques degrés lorsque le soleil pouvait moins atteindre le sol.

Il est facile d'imaginer l'impact sur la végétation, complètement sèche et prête à s'enflammer à la moindre étincelle. Ajoutez à cela la proximité de l'océan qui apporte du vent, et certains incendies tournent à la catastrophe en quelques minutes : Autour de Redding par exemple, un jour venteux à 40 degrés, un feu de forêt voisin a atteint la ville en un rien de temps et brûlé des centaines de maisons en quelques heures à peine.

Plusieurs personnes n'ont pas eu le temps d'évacuer et ont donc péri au milieu des flammes.

Un lotissement réduit en cendres à Redding

La situation n'est donc pas simple, surtout quand on sait que les pompiers ne peuvent même plus vraiment lutter contre le feu avec de l'eau.

Dans la Sierra Nevada, c'est bulldozers, tronçonneuses, et même... feu (!) qui servent à supprimer la végétation sur de larges bandes afin de créer des lignes sans carburant qui stopperont l'incendie. Nous avons suivi avec attention le feu Ferguson, qui a perturbé Yosemite (et même fermé le parc pendant deux semaines) et donc les locations de notre chalet, et c'était juste impressionnant de voir les opérations menées pour l'arrêter.

En tout, cela aura pris 40 jours, avec une surface brûlée équivalente à quatre fois la superficie de la ville de Paris.

Le feu Ferguson a failli entrer dans la vallée de Yosemite, visible en haut à droite. La vallée a dû fermer pendant deux semaines, une première historique.


 La qualité de l'air était mauvaise jusqu'à Sacramento pendant deux bonnes semaines, où on pouvait sentir la fumée bien que les feux les plus proches étaient à plus de 140 kilomètres !

Le soleil à travers la fumée début août. Il faisait 33 degrés malgré ce voile gris.

La pluie devrait revenir en octobre, en général pour Halloween, et en attendant, le retour des températures plus douces (il ne fait "que" 26- 27 degrés ces jours-ci !) avec les jours qui raccourcissent fait du bien.

Du coup, il n'est pas surprenant que la Californie soit toujours en première ligne quand il s'agit de combattre le réchauffement climatique. Si voitures électriques, panneaux solaires et autres mesures de développement durables viennent souvent de notre Golden State, ce n'est clairement pas un hasard.

dimanche 9 septembre 2018

Quelques merveilles du lac Tahoe

Un de ces week-ends d'Août, nous avons décidé de partir deux jours au lac Tahoe, du vendredi après-midi au samedi soir, histoire d'éviter un peu du monde sur la route. Le plane était d'aller voir plusieurs lieux magnifiques que nous n'avions pas encore exploré...

Emerald Bay est un classique du lac Tahoe

Notre première destination était le Vikingsholm, un petit château à l'architecture scandinave caché au fond de Emerald Bay. Le chemin d'accès est assez facile, goudronnée, et la château veut le détour :

La majorité des toits sont couverts d'herbe, à la scandinave !


Je suis fan du mix pierre / bois, c'est juste magnifique.

Le second jour, le plan était d'aller voir Secret Harbor. Comme son nom l'indique, le lieu n'est pas simple d'accès et requiert une petite rando sportive pour une famille avec deux petits diablotins.

Mais ce que j'aime à Tahoe, c'est que la plupart des lieux les plus jolis se méritent et sont suffisament complexes d'accès pour décourager le touriste moyen, ce qui permet d'en profiter sans trop de monde même en plein mois d'aôut :

Le bleu incroyable du lac Tahoe à Secret Harbor

Nous avions visité Secret Cove il y a deux ans, à peine plus loin, qui tout comme Secret Harbor, est considéré comme un lieu nudiste. A Secret Harbor, j'en ai aperçu un, mais la géographie du lieu fait qu'on peut facilement se cacher derrière les rochers de granite, ce que les nudistes font, donc aucun soucis de ce côté là, les enfants n'ont rien vu !

Secret Harbor

Jolis rochers et la côte californienne en face, car de ce côte-ci, c'est le Nevada

Sur la route du retour vers South Lake Tahoe, nous nous arrêtons à Logan Shoals Vista, un point de vue pas vraiment bien indiqué, mais qui offre une jolie vue de par son élévation :

Logan Shoals Vista

Vue sur la côte est du lac, en direction de Secret Harbor, caché le long du lac

Durant l'après-midi, sur les hauteurs de Tahoe, nous sommes allés voir un autre lac : Echo Lake, qui est situé le long du Pacific Crest Trail, ainsi que du Tahoe Rim Trail. deux sentiers qui longent le lac sur les hauteurs :

Le PCT relie le Mexique au Canada, tandis que le Tahoe Rim trail se "contente" de faire le tour du lac : 266 kms de marche !

Les eaux d'Echo Lake ont aussi le turquoise et la clarté de son immense voisin Tahoe


Ce fut un bien joli week-end avec des températures idéales, à peine 26 le jour (4 la nuit, c'est la montagne !), un grand ciel bleu, un pont de fumée sur Echo Lake en raison des feux de forêt dans la Sierra, mais rien de bien dérangeant.

Tahoe est toujours aussi magnifique et on ne s'en lasse pas !