mardi 30 décembre 2014

Canyon de Chelly, Arizona

Retour sur notre road-trip de novembre 2014. Après Santa Fe et une halte à Gallup, nous rejoignons Chinle en Arizona pour visiter le canyon de Chelly. Ce parc national avait jusqu'alors échappé à nos visites dans la région car toujours trop loin de nos itinéraires, ce que nous avons donc rectifié cette fois-ci.

Vue du canyon de Chelly pendant le coucher de soleil

Le canyon de Chelly (qui se prononce "d'Shay" ou quelque chose comme ça) a la spécificité d'être toujours habité par les indiens Navajo qui y font pousser leurs cultures et y élèvent leurs chevaux. Du coup, les visiteurs doivent se contenter des différents points de vue depuis les bords du canyon, ou payer des guides Navajos pour s'aventurer plus bas, à l'exception d'un unique sentier de randonnée ouvert au public dont je parlerai plus bas.

Champs cultivés au fond du canyon, ainsi  que quelques ruines indiennes sur la droite

A la différence de son "voisin" le Grand Canyon (200 kms à vol d'oiseau - 320kms par la route), le canyon de Chelly n'est pas spectaculaire par ses dimensions hors-normes, mais plutôt par ses formes et ses paysages. Le voir à l'automne, avec ses arbres colorés et le grand ciel bleu, est particulièrement beau !

Elles ne sont pas magnifiques ces grandes parois de roche rouge ?

Le lieu est historiquement important pour les amérindiens de la région. A chaque point de vue, des indiens Navajos vendent leur artisanat et expliquent la signification des pétroglyphes ou l'histoire de leurs ancêtres. Nous apprécions grandement ces échanges qui donnent une autre dimension à notre visite, car au delà de la beauté des lieux, nous en apprenons l'histoire et l'importance par ceux qui y vivent.  De nombreuses ruines sont visibles depuis les bords du canyon :

Ruines indiennes accrochées aux falaises et superbement préservées depuis des centaines d'années

Le clou du spectacle se situe autour de Spider Rock, une formation rocheuse formant deux tours de 220 mètres de haut. Des canyons y partent dans pratiquement toutes les directions, ce qui est typique du canyon de Chelly, qui est en fait une multitude de failles différentes reliées entre elles comme les branches d'un arbre :

Spider Rock et ses dédales de canyons

A la fin de la journée, je profite de la sieste de Thomas pour me lancer seul dans l'expédition ultime : La descente au fond du canyon vers les ruines de la White House par le seul sentier ouvert au public. L'aller-retour est supposé prendre une heure trente :

Petit canyon croisé lors de la descente vers la White House

Le silence du canyon est magique, tout comme les couleurs d'automne qui embellissent à merveille les arbres. Vues d'en bas, les parois du canyon sont impressionantes par leur hauteur, leurs couleurs et leurs motifs :

Cette paroi d'une bonne centaine de mètres de haut a des reflets bleu-gris assez incroyables, que la photographie a plus de mal à révéler

Arrivé à la maison blanche, je reste de longues minutes à photographier les lieux. J'apprécie l'expérience, la solitude, le paysage. On a vraiment le sentiment de visiter un lieu unique en son genre :

La maison blanche, plutôt bien nommée

Les ruines au pied de l'immense falaise

Au final, l'aller-retour vers la maison blanche aura pris une heure, dont un bon quart d'heure passé à admirer le paysage. C'est définitivement une randonnée que je recommande !

Une dernière vue du canyon de Chelly pour la route !

Le soir, nous dormons dans la petite ville Navajo de Chinle, juste à côté du parc. Le lendemain, nous partirons pour la forêt pétrifiée, quelques heures de route plus au sud.

Voici une petite photosphère du canyon de Chelly, puis le diaporama de mes 48 photos :


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