lundi 21 avril 2014

La moitié du chemin

Ces derniers jours ont vu notre grand départ faire un bon monumental en avant. En effet, partir aux USA nous confronte à deux problèmes majeurs (pour rester dans la simplicité) :
  1. Vendre notre maison en France
  2. Obtenir un visa d'immigration aux USA


Et bien en ce qui concerne la maison, c'est désormais chose faite ! Le compromis de vente a été signé il y a plus de 10 jours, ce qui veut dire que le 30 juin prochain, nous redeviendrons SDF pour une période que nous essaierons de garder aussi courte que possible.

On peut donc considérer que la moitié du chemin est faite. Nous n'avons pas encore postulé pour les visas car la demande de visa "entrepreneur / investisseur" requiert de fournir un certain nombre de documents justificatifs, lesquels ne s'obtiennent pas tous instantanément.

Par exemple, notre dernier voyage m'a permis d'embaucher un salarié en Californie. Il faut donc attendre les premiers cycles de paie pour pouvoir produire des justificatifs de paie. Je n'attends plus que les relevés de comptes bancaires à la fin d'avril, la finalisation du business plan, et le dossier sera envoyé début mai. Nous sommes donc dans les clous pour un départ fin juin / début juillet !

Sur ce, je retourne profiter de ce lundi de Pâques pour avancer sur notre dossier. Je m'excuse pour le manque de mises à jour sur le blog, mais un tel départ aux US, ça s'obtient avec les manches retroussés durant de longues semaines, week-ends et jours fériés inclus... L'été Californien n'en sera que plus beau et plus mérité !

lundi 31 mars 2014

2 semaines en Californie

Les jours passent à vitesse grand V et je n'avais pas encore trouvé le temps de revenir plus en détails sur nos 2 semaines en Californie. La question que l'on me pose le plus souvent depuis notre retour est : "Alors ? Tu continues l'aventure ?", ce que j'interprète en : "Alors, tu as réalisé que ton projet est dingo et que tu n'y arriveras jamais ? Quand est-ce que tu jettes l'éponge ?". La réponse est : Jamais de la vie. Cet été, nous serons en Californie. D'autres questions ?

Le Golden Gate Bridge me fascine toujours autant. C'est peut-être parce qu'un immense porte-conteneurs qui passe en-dessous semble tout petit à côté. Et que dire du voilier en bas à gauche ? Non non, ce n'est pas une maquette ou un rocher !

Retourner aux USA après presque 4 ans d'abstinence, ça fait quoi ? C'est assez bizarre en fait, car on se ré-acclimate très rapidement. J'avoue avoir galéré sur les freeways Californiens (naviguer sur 4, 5 ou 6 voies de circulation n'est pas chose courante en France !), mais pour le reste, nous n'avons été que rarement surpris ou dépaysés. Un soir, en garant la voiture à l'hôtel, je me suis forcé à nous faire constater que la situation avait pourtant tout pour être dépaysante :

A notre gauche, Chevrolet Corvette et gros SUV

A notre droite, Hummer H1 pour les poêtes

Les images ci-dessus pourraient vous faire croire que tout le monde roule en grosses bagnoles et consomme du carburant à tout-va... Mais ce serait faire insulte à la Californie que de donner cette image, alors que les voitures les plus présentes sur les routes sont des Toyota Prius, Chevrolet Volt ou Tesla Modèle S, cette dernière étant même conçue et assemblée dans la Silicon Valley.

Trois modèles hybrides et même 100% électrique pour la Tesla. Une révolution ! Et que dire des voies sur autoroute réservées au co-voiturage ? Des dizaines d'éoliennes croisées en chemin sur les bords des routes (plus qu'en France durant les 4 dernières années) ? Et oui, ce n'est pas nouveau, le changement vient toujours de l'Ouest, plus particulièrement autour de la baie de San Francisco...

Google met à disposition des vélos gratuits pour tous ses employés afin d'encourager les déplacements "écolo". Photo prise un dimanche, les touristes autour de nous jouent avec les vélos, pas de caméra de surveillance, pas de gardes, de grillages ou de barrières. Et personne ne vole les vélos. C'est un autre monde !

Je vous avais aussi parlé de la météo magnifique, avec nos belles photos de ciel bleu et de palmiers. Figurez-vous que nous avons eu droit à une tempête de pluie ! La plus forte qu'avait connu la Californie depuis des mois, après une période de "sécheresse" (tous les arbres sont verts tout partout, l'herbe pareil... Qui manque d'eau au fait ?) de plusieurs mois. Et ça a duré 3 jours de suite. Voilà une photo prise dans la rue principale de l'université de Stanford à Palo Alto en pleine tempête :

Après 3 jours de "tempête", la route est à peine mouillée. D'ailleurs 10 minutes plus tard le ciel sera tout bleu !

Après-midi de tempête à Sacramento... Ciel bleu, tout sec !

La blague, c'est que cette super tempête couverte dans tous les médias s'est résumée à :
  • 1 heure de pluie le jeudi matin, grand soleil et ciel bleu de 11h du matin jusqu'à la nuit
  • 2 heures de pluie vendredi matin. Grand soleil et ciel bleu tout l'après-midi.
  • 4 heures de pluie le samedi par intermittence. Soleil à partir de 16 - 17h.
Disons que c'est une journée d'hiver classique à Besançon, sauf qu'il ne fait pas 16° à Besançon quand il pleut en Février, et qu'on n'a pas besoin de lunettes de soleil tellement la luminosité reste importante !

J'avoue avoir adoré cette tempête. Si ça, c'est le pire que l'on puisse avoir comme météo, je signe des deux mains !

Eglise ? Temple ? Musée ? Non, université de Stanford à Palo Alto

Puisque je suis sur Stanford, je profite de l'occasion pour vous suggérer de lire en VO (ici en français)ou de visionner le discours d'ouverture de Steve Jobs lors de la cérémonie de remise des diplômes de l'université en 2005. Je ne suis pas fan d'Apple ou de Jobs, mais son discours est à lire un jour où vous avez besoin de motivation, de vous remonter le moral. Un modèle du genre.

D'ailleurs, il n'y a qu'en Amérique où l'on peut confier un discours de remise de diplôme d'une telle université à un type qui commence en disant : "C'est un honneur pour moi d'être avec vous aujourd'hui, au milieu d'une des plus grandes universités au monde. Je n'ai aucun diplôme universitaire. Pour vous dire la vérité, je n'ai jamais été aussi proche qu'aujourd'hui d'une cérémonie de remise de diplôme !"

Le discours dévoile ensuite des moments clés de sa vie et les raisons pour lesquelles, en abandonnant ses études, il est devenu ce qu'il est devenu.  Le rêve Américain en personne ! A lire ici en français.

Et à bientôt pour de nouvelles aventures !







vendredi 7 mars 2014

De retour... à la maison !

Mercredi soir, nous avons atterri à Philadelphie, pour ce qui ressemblait fortement à un remake de notre premier voyage d'installation en novembre 2007. Atterrissage avec vue magnifique sur la ville illuminée, départ en voiture de location pour le New Jersey, nuit à l'hôtel à Mount Laurel, passage vers notre ancienne maison à Eddlewood Place... Nostalgie, nostalgie !

Il faisait -1°C à Philly mais le ciel bleu était là. Et Rocky n'a pas bougé d'un poil !

Nous nous sommes tout de suite sentis à nouveau "chez nous". Au point d'aller acheter le lait pour Thomas au Shop Rite où nous faisions nos courses chaque semaine. Tout le monde était tellement sympa, accueillant, nous donnant des coups de main avec nos valises et la poussette, s'extasiant sur la petite bouille de Thomas, discutant de tout et de rien à la moindre occasion...

Et surtout rien n'a changé (ou presque) depuis notre départ de 2010. Les oies du Canada sont toujours là, le New Jersey a toujours sont petit charme bien à lui. Bien sûr, des enseignes ont fermé ça et là, d'autres sont apparues. Il est toujours surprenant de découvrir un champ de terre là où se tenait une immense concession auto il y a 5 ans, mais c'est ça l'Amérique, le pays du mouvement permanent.

La pose avec Rocky (Thomas aussi lève les bras, je vous le jure)

Puis Jeudi, passage par mon ancien lieu de travail, arrivée sur Philly par le toujours aussi majestueux Ben Franklin Bridge... Comme des gosses et comme au premier jour, on traverse le pont les yeux rivés sur la ville. Puis petit tour dans Philly avant le décollage, avec repas final à Johnny Rockets sur South Street, comme le jour de notre départ en 2010. En moins triste ceci dit ! 

Incroyable sentiment que de sentir toujours chez soi aussi loin de la France, comme si nous n'avions jamais quitté les US. Mais les avions nous réellement quittés ? Je me le demande.

La Ben Franklin Parkway est gelée, mais toujours là !

Puis est venu le long vol de 8 heures vers Paris. Départ retardé d'une heure et demie, galère à la gare TGV de Charles de Gaulle (un seul ascenseur pour des dizaines et des dizaines de voyageurs, c'était la guerre !). On attrape nos diverses correspondances non sans sueur et dans l'indifférence générale : Une poussette avec bébé + sac à langer + 2 grosses valises + ordis portables... C'était dur, un vrai déménagement avec 9 heures de décalage horaire dans les pattes et une nuit pratiquement blanche passée dans l'avion.

Le ponpon arrive à la gare de Besançon : "Mouvement social" en cours et donc plein de TER supprimés... On ne pouvait pas faire plus "cliché" pour un retour en France, n'est-ce pas ? Deux miracles se produiront alors : Un groupe de jeunes Allemands nous file un coup de main pour gravir les escaliers menant vers la voie où part notre train (étonnamment, la seule voie n'ayant pas d'ascenseur, la gare étant en complète destruction à l'heure actuelle), lequel était pratiquement le seul à rouler cet après-midi. Nous arrivons donc à la maison sans trop de problèmes au final, si ce n'est que faire Paris - Saint Vit aura été plus compliqué que de faire San Francisco - Philadelphie - Paris... Au moins, pas besoin de nous remémorer en permanence les raisons pour lesquelles nous voulons partir en Californie, notre pays se charge tout seul de le faire !

Plus de news dans les jours à venir sur ces deux semaines en Californie. Stay tuned!