vendredi 3 avril 2026

Une bataille après l'autre

Début 2024, nous avions vu qu'un film allait se tourner à Sacramento et que Leonardo Di Caprio et Sean Penn faisaient partie du casting. À l'époque, le nom de code du film était "The BC project". Tout restait aussi secret que possible, sauf que la presse avait été obligée d'en parler pour ne pas alerter la population, en raison de la "fermeture de plusieurs rues, de l'utilisation d'explosifs et de la présence de fumée et de nombreuses voitures de police !"

Ca tourne ! 

Évidemment, nous nous étions renseignés et nous avons assisté au tournage d'une scène. Deux ans plus tard, en 2026, "Une bataille après l'autre" (One battle after another, une bonne traduction pour une fois !) remporte six Oscars, et on peut dire qu'on y était ! Le film est dispo sur Canal + en France.

En plus, la scène est un des moments clés du film, et on est presque visibles, en tout cas on sait où on était :

La scène du film, et l'endroit où on était ! On ne pouvait pas approcher davantage car toutes les voitures et toutes les personnes visibles (piétons au loin) sont des figurants.

On a même vu le personnel d'Hollywood batailler avec les sans-abri pour qu'ils quittent leurs tentes pendant le tournage de la course-poursuite, et les tentes sont bien visibles dans le film (oui, aux USA, les gens campent dans les centres-villes depuis quelques années !)

Ce qu'on a vu - le monospace accidenté et la tente tout à droite... 


Et dans le film, juste avant l'accident du monospace : 


Après le tournage, on a pu approcher de la scène du crash :

Et oui, Hollywood ne fait pas toujours semblant ! Des fois, il faut casser des choses

Et dans le film, juste après le crash... En fait, la fumée du moteur vient d'un système qu'ils allumaient et éteignaient entre les prises. Ça, c'était donc faux :



Vous pouvez voir la scène complète ici (2 minutes), avec plusieurs autres endroits de Sacramento clairement reconnaissables, comme le Tower Bridge et la gare. Pendant le tournage, c'était bien plus calme, pas de sirènes, juste l'hélicoptère. Tous les sons sont ajoutés au montage.




Ce qui est amusant, c'est que depuis des années, lorsqu'on regarde des films, Adeline et moi, on s'amuse  à essayer de reconnaître les lieux : État, ville, etc. Et là, le film faisait un véritable tour de Californie, donc c'était assez particulier pour nous. Surtout des scènes anodines comme l'image ci-dessous, on a littéralement dit "mais c'est à côté de chez nous !" 

Je viens même de montrer l'image du film à Thomas, qui en une seconde a dit "c'est Folsom !" Pas forcément évident sur Google Maps, mais on peut vous le garantir !


Vue de Folsom depuis les nouveaux lotissements de Folsom Ranch / El Dorado Hills

Et puis il y a les scènes dans le désert vers Anza Borrego... Celle-ci, c'est un des tout premiers slots canyons visités en famille, Clara portait encore des couches quand on y est allé :


Et nous dans le slot canyon du secteur, en 2018 :



Tout cela pourrait amener un brin de nostalgie... Mais cela nous rappelle surtout à quel point nous avons vécu des choses incroyables, à des milliers de kilomètres de ce que l'on peut vivre en France (au sens propre comme au sens figuré).

Rien qu'en cherchant les photos du tournage pour cet article, j'ai réalisé que durant ce seul mois de février 2024, on avait :

  • Emmené les kids à Great Wolf Lodge, un hôtel parc aquatique d'attractions
  • Vu et conduit un Cybertruck à une conférence dans la Silicon Valley
  • Disputé une première finale de coupe de Californie de soccer (Thomas)
  • Assisté à un match de NBA (Kings contre Detroit Pistons)
  • Assisté à un entraînement des joueurs pros de Sacramento Republic FC
  • Et donc assisté au tournage hollywoodien d'un film qui a gagné six Oscars...
Et on n'avait parlé de rien de tout ça sur le blog, parce que c'était un mois comme un autre dans notre vie aux USA… Business as usual. Incroyable !


lundi 29 septembre 2025

Revenir en France, 11 ans après

Ce ne sont plus des nouvelles du "Far West", mais des nouvelles du "Phare Ouest" (merci Breizh Cola pour l'idée) que je vais désormais poster ici de temps à autre.

Nous sommes en Bretagne depuis mi-Juillet, et avons retrouvé un peu de stabilité depuis l'arrivée de notre déménagement début août, après deux mois d'hôtels, AirBnb, ou à dormir dans les avions...

L'arrivée du conteneur à la maison, 63 jours après avoir vidé notre ancienne maison californienne

Presque tout a changé pour nous depuis le mois de juin, et pour le moment toute la famille est super contente de la transition. Les enfants adorent l'école en France (oui, vous avez bien lu !), la cantine le midi ("on a du pain et du fromage tous les jours !"), et l'intégration dans leurs nouveaux clubs sportifs se passe très bien. C'est dur, la marche est haute, mais ils aiment !

Deux secondes après cette photo, Thomas va décocher un tir de loin et marquer son premier but en France, et contre un club pro, le FC Lorient, s'il vous plaît ! 

L'emménagement n'a pas été simple, surtout avec plusieurs batailles à mener en parallèle :

  • Ranger nos affaires et acheter de nouveaux meubles pour remplacer la casse des déménageurs
  • Faire de petits travaux dans la maison (peinture, papier peint)
  • Continuer avec mon activité professionnelle comme si de rien n'était (une erreur - j'aurais dû couper pendant au moins 15 jours) 
  • Faire l'administratif en France (nos cartes d'identité, cartes vitales, etc. Tout était expiré)
  • Créer une nouvelle entreprise en France pour des raisons principalement fiscales
Et la liste est sans doute bien plus longue, mais les premières semaines n'ont pas été drôles. On pensait enfin en finir avec le temporaire en récupérant nos affaires début août, mais non, deux mois plus tard, nous sommes toujours dans les travaux et le temporaire : Toujours pas de carte vitale, toujours des travaux à faire, toujours du rangement restant...

Heureusement qu'on a une belle petite maison dans un cadre vert à la campagne... Avec des œufs frais tous les matins, car nous avons deux poules !

Du coup, je dis souvent que c'est fini, je ne ferai plus jamais de déménagement international, c'était le dernier. Mais c'était déjà le cas il y a 11 ans, donc...

Dans tous les cas, tout va bien. On s'habitue à un rythme de vie différent, où on apprend le vendredi où sera le sport du samedi, où les usines de meubles ferment en août et donc pas d'autre choix que d'acheter à l'étranger si on veut se remeubler avant octobre. La réunion de rentrée ? Oh, ce sera durant la seconde semaine, pas le jour avant la rentrée ou le premier soir. Quelles fournitures amener ? On n'en a pas besoin la première semaine, apprend-on deux jours après la reprise !

Quand on a été habitués à tout planifier à l'avance, toujours anticiper, compter sur l'accès à tout, tout le temps, ça change un peu. Mais on s'y habitue vite, et ce n'est pas si mal que ça. La vie en France, c'est clairement cool-cool par rapport à la vie aux US, et c'est quelque chose dont on ne se souvenait pas.

Je ne comprenais pas pourquoi les Américains disaient toujours que la vie aux US était "à toute vitesse tout le temps", et quand ils viennent en Europe ils envient le style de vie différent et le fait que tout bouge moins vite. Maintenant, je comprends ce qu'ils veulent dire !

On vous présente Caramel et Blondie, nos deux poules qui nous font rire tous les jours !

Notre seul bémol pour le moment, c'est de ne pas avoir pu encore explorer grand-chose en Bretagne, avec toutes ces contraintes à gérer post-installation. Mais ça fait du bien de pouvoir faire des soirées foot sur Canal +, de ne pas avoir la boîte aux lettres remplie de pub tous les jours, de ne pas devoir payer partout et tout le temps sans raison, de pouvoir ouvrir les fenêtres l'été pendant presque toute la journée sans avoir à craindre le soleil ou la qualité de l'air à cause des incendies...

Saint Cado en Bretagne

Le climat breton n'est jamais ennuyeux. car la météo est très dynamique, ce qui veut dire qu'on a du soleil tous les jours, mais qu'on passe aussi parfois par les 4 saisons dans la même journée. L'avantage, c'est que le mauvais temps ne dure jamais longtemps, la mer pousse les nuages avant d'en amener d'autres... Les panneaux solaires produisent bien, et j'al'entraîneur recréer un système solaire + batteries, le résultat est satisfaisant !

C'est la rentrée !

Notrel'entraîneurte, c'était l'école, car écrire le français ça ne s'improvise pas, et c'est pourtant ce que Clara et Thomas ont dû faire, et continuent à faire, même si les progrès en à peine un mois sont assez spectaculaires, et les premières notes sont plutôt bonnes, voire excellentes pour Thomas !

Quelques petits loupés ou problèmes qu'on n'avait pas vu venir : 
  • Le jour où l'entraineur de foot demande à Thomas de faire 10 pompes, il ne bouge pas. Moment de confusion, l'entraîneur mime des pompes, Thomas : "ah, des push-ups, OK!". C'est vrai que ça ne fait pas trop partie du vocabulaire de tous les jours à la maison, donc il ne savait pas.
  • Clara qui revient avec son agenda scolaire vide : "Tu n'as pas de devoirs ? Si, mais je sais lire en attaché, alors je peux pas écrire les devoirs !". Du coup, la maitresse imprime les devoirs pour Clara, quand elle y pense...
On peut aller marcher (ou courir) dans les bois depuis la maison, ce qui est génial

Le chemin suit son cours, et c'est certain que c'est assez unique et appréciable de vivre en france avec des revenus californiens... Financièrement, c'est une superbe opération à ce jour. Dans la vie de tous les jours, c'est plutôt bien aussi. Les kids ne veulent plus jamais retourner aux Etats-Unis, mais ils ont le temps de changer d'avis !

Pour ma part, j'y retourne aujourd'hui même pour une conférence à New York City cette semaine. J'aurai une autre conférence en Pologne en Novembre, une première. Cette fois, ce ne sera plus "A nous la Californie",  mais "A nous l'Europe" !

lundi 30 juin 2025

La fin, 11 ans après...

J'écris cet article 11 ans jour pour jour après notre arrivée en Californie, à la différence près que demain sera notre dernier jour en Californie avant de nous envoler pour grosse dizaine de jours en Floride, d'où nous espérons repartir avec une championne des Etats-Unis de twirling bâton ! Une affaire à suivre...

La maison que nous louons (AirBnb) ces derniers jours à West Sacramento

En attendant, toute la famille a hâte de prendre l'avion. Nous n'avons plus de maison depuis le 6 Juin, ni de voiture depuis le 25, donc nous louons et bougeons d'endroit temporaire à endroit temporaire depuis le début du mois, ce qui peut ressembler à un mois de vacances, mais ce n'a pas été le cas, bien loin de là !

Dernière photo devant la maison avant de la vendre le 6 Juin

Cela a beau être notre quatrième déménagement international, rien n'est jamais simple. Il y a toujours des imprévus, des embûches, des délais. Par example, l'argent de la vente de la maison aurait dû nous être viré dès le 6, mais n'a vraiment été disponible sur notre compte en banque US que le 20, et après plein d'autres soucis et délais, finalement transféré en Europe aujourd'hui le 30.

Entre temps, Trump a décidé de lancer des missiles sur l'Iran, donc le dollar a continuer de s'écrouler par rapport à l'Euro, et nous avons perdu 17 000 dollars en taux de change dans l'intervalle... Et notre déménagement est toujours en Californie !

Pendant le déménagement à la maison...

Notre container ne quittera Oakland que le 2 Juillet, le même jour qu'il y a onze ans. Pourtant, tout a été emballé les 2 et 3 Juin. Pourquoi ce délai ? La faute à un vélo électrique, pourtant approuvé initialement par la société de déménagement, mais refusé par les transporteurs car "trop dangereux". Il faut m'expliquer comment sa batterie, fabriquée en Chine, est arrivée aux USA, dans ce cas là... 

J'ai dû me débarrasser du vélo pour un quart de sa valeur d'origine, pour le bonheur d'un des déménageurs, et 10 jours de perdus pour le déménagement en négociations et discussions finalement inutiles.

Ce fût le thème du mois de Juin : Perdre du temps et brûler des milliers de dollars, faute d'alternative. Voilà pourquoi j'ai hâte d'en finir !

Dernière course au lac Tahoe avec Thomas - 6 kms pour lui, qui a fait sa course avec moi, avant que je ne fasse un second tour et boucler un 12 kms.

Nous en avons tout de même profité pour dire au revoir à certains de nos endroits favoris, comme le lac Tahoe, où nous avons couru pour la dernière fois à l'une de nos courses favorites.

Ou encore marcher en famille le soir dans Sacramento :

Le vieux Sacramento depuis le bord du fleuve

Demain, ce sera le décollage de Sacramento pour la 156ème et probablement dernière fois. Même si j'avais dit que je ne ferais plus jamais de déménagement international (et ces derniers jours ont été un rappel du pourquoi - que d'emmerdes et de stress inutiles !), il ne faut jamais dire jamais, alors qui sait ?

Je ne pense pas qu'un autre aéroport arrivera à rattraper Sacramento...

En tous cas, ce nombre - 156 vols depuis ou à destination de Sacramento - indique à lui seul l'ampleur du qui a été accompli en 11 ans, et personne n'aurait imaginé un tel parcours à l'époque, alors je signerais volontiers pour autant de bonnes choses durant les 11 prochaines années !

Le Tower Bridge à Sacramento

En attendant, vous pourrez suivre nos prochains jours en Floride sur Facebook et Instagram. Ce petit road-trip sera une belle façon de finir ce chapitre aux USA. Pour l'installation en France, on verra !

mercredi 30 avril 2025

Le bilan business de 2024 - Business update n°33

J'ai réalisé que je n'avais pas publié de bilan business de 2024, et que mon dernier bilan business remonte à Janvier 2024... Il est donc temps de faire quelque chose et de publier une mise à jour !

En 2024, j'ai obtenu une nouvelle marque de reconnaissance majeure de mon industrie : Le titre de Microsoft MVP (Most Valuable Professional) en Technologies Web. C'est la deuxième compagnie majeure après Google à ainsi reconnaître mon expertise !

Comme annoncé plus tôt cette année, nous avons décider de rentrer en France cet été. Il serait donc légitime de se demander si mon business a quelque chose à voir avec cette décision, et la réponse est "oui et non". 

Oui, parce que depuis la pandémie COVID je ne fais plus qu'une ou deux formations en présentiel par an, ce qui veut dire que je peux travailler depuis n'importe où dans le monde, et qu'être en Californie ne m'aide plus du tout. C'est même plus un handicap qu'autre chose d'avoir autant de décalage horaire avec le reste du monde, notamment ces 9 heures avec l'Europe centrale.

Et non, parce que les choses pourraient très bien continuer de la sorte sans rien changer. 2024 a été la deuxième meilleure année de l'histoire d'Interstate 21, donc je ne peux pas me plaindre du tout :



En 2024, j'ai essayé diverses stratégies marketing pour vendre davantage de produits à mon audience existante (environ 15 000 personnes), mais rien n'a marché comme je le voulais. C'est probablement paradoxal de dire ça pour une année quasi-record, mais ces revenus supplémentaires ne sont pas venus d'initiatives marketing.

Dans les faits, le grand succès de 2024 a été la création de partenariats avec différentes entreprises qui revendent mes services de formations et certifications avec des revenus garantis chaque mois (minimum fixe + commissions).

Exemple de partenariat pour mes certifications Angular avec certificates.dev

Ce genre de partenariat permet à de plus grandes audiences de découvrir mes services et offre un énorme boost en crédibilité, tout en garantissant des revenus relativement passifs mois après mois. C'est la beauté des commissions sur ventes !

Et puisqu'on parle de commissions, j'ai décidé de profiter de ces derniers mois en Californie pour publier deux nouveaux cours vidéos avec LinkedIn Learning, dont les studios d'enregistrement sont à côté de Santa Barbara en Californie du Sud :

En mode studio chez LinkedIn, une super expérience quasi hollywoodienne !

Je peux donc ajouter une expérience de plus à la liste de toutes les choses hors du commun qui se seront passées durant ces 11 années en Californie :

Il me fallait immortaliser le "clap" de cette expérience en studio, surtout qu'on ne sait jamais si c'était un clap de fin ?

En 2025, je prépare donc la transition d'Interstate 21 vers notre nouvelle vie. La société va quitter la Californie pour s'installer dans le Wyoming, un état bien moins gourmand en taxes et formalités administratives, tandis qu'une compagnie jumelle devrait ouvrir ses portes en Bretagne cet été.

J'essaie aussi de profiter de ces derniers mois pour répondre aux invitations de Microsoft et Google et participer à différents événements et sommets pendant que j'en suis encore relativement proche, comme le sommet Microsoft MVP au siège de Microsoft à Seattle le mois dernier :

J'ai pu ajouter le siège de Microsoft à ma liste de campus et bureaux d'envergure visités durant ces 11 années en Californie. Entre ça, les bases militaires de la Navy et de l'US Air Force, les gratte-ciel des quartiers financiers à Boston ou San Francisco, j'aurai vu du pays et tellement d'environnements différents...

Même si mon business et mon activité professionnelle vont rester exactement les mêmes après notre retour en France, une page se tourne, même si j'espère pouvoir faire d'autres voyages business en Europe et y découvrir d'autres environnements de travail intéressants.

Et si ce n'est pas le cas, pas de problème. Nous sommes venus en Californie en 2014 avec une idée folle, celle de partir de zéro pour une nouvelle vie avec des revenus basés sur une entreprise que je venais de lancer, quelque chose que je n'avais jamais fait auparavant.

Personne ne me connaissait, je n'avais qu'un ou deux clients, tout était à bâtir... Onze ans plus tard, l'entreprise est toujours là, je suis reconnu par Google, Microsoft, et des milliers de mes pairs partout dans le monde, ce qui est plus que ce que je n'aurais jamais pu espérer en arrivant ici. 

Ma cabine d'enregistrement insonorisée aux studios de LinkedIn Learning


Je n'aurais jamais rêvé du dixième de ce qui m'est arrivé professionnellement depuis 2014, donc à partir de maintenant, tout n'est que du bonus. Je n'ai pas vraiment d'autre ambition que de respirer l'air des sommets à pleins poumons, bien conscient qu'au top de ma carrière, il n'y a plus grand chose à espérer, plus vraiment de montagne à gravir, et que la seule direction possible, à un moment donné, sera vers le bas. 

En attendant, j'apprécie la vue et m'efforce de réaliser le chemin parcouru, parce que ça reste incroyable, indélébile, et tellement grand ! Quelle aventure ça aura été !





dimanche 23 février 2025

Vers une nouvelle page...

On l'avait sous-entendu dans notre bilan des 10 ans il y a sept mois, et l'idée a fait son chemin depuis... A l'été 2025, juste après avoir fêté les 11 ans de notre arrivée en Californie, nous allons démarrer le cinquième grand chapitre de notre vie !

Devant le Golden Gate à San Francisco

Après le chapitre 2 "De Besançon à Philadelphie - 1000 jours en Amérique", le chapitre 3 en France de 2010 à 2014, le chapitre 4 "A nous la Californie" aura été le plus long de tous, puisqu'il aura duré 11 ans, soit plus de 4000 jours !

Il aura dépassé toutes nos attentes, que ce soit en termes de succès professionnel, épanouissement des enfants, exploration de quasiment tous les recoins des US (48 états sur 50), et tout ce que vous avez pu suivre sur ce blog.

Mais après 11 ans au même endroit, l'envie de repartir à zéro ailleurs se faisait pressante. Après tout, on n'avait jamais vécu notre vie adulte au même endroit aussi longtemps, alors c'était normal d'avoir la bougeotte !

Arc en ciel à Monument Valley la semaine dernière... Un voyage au-revoir à toutes les merveilles de notre Ouest Américain !

2024 a donc cristallisé l'idée de quitter la Californie, et notre voyage en France en Octobre 2024 a permis de tester l'hypothèse : Les enfants pourraient-ils s'éclater en France ? 

On les a donc fait s'entraîner dans différents clubs de leurs sports respectifs (twirling bâton pour Clara et foot pour Thomas), on les a vu s'amuser comme jamais avec des cousins et cousines qu'il n'avaient vu qu'une fois ou deux auparavant, on a commencé à regarder le prix de l'immobilier à différents endroits, et à partir de là, ce que l'on n'aurait même pas considéré quelques mois plus tôt est devenu une évidence : Nous allions revenir vivre en France à l'été 2025 !

Mon petit vainqueur de la coupe de Californie va donc avoir l'opportunité de s'essayer là où ses coéquipiers rêveraient tous de jouer un jour, à savoir en Europe ! Idem pour Clara, car le twirling est bien plus important en France qu'aux USA.

Ce qui est amusant, c'est que toutes nos connaissances américaines nous envient et une bonne partie de nos amis et collègues songent aussi à quitter les USA et bouger en Europe, encore plus depuis l'élection présidentielle. Les anglophones purs sont plutôt tentés par l'Irlande, mais les familles francophiles ou partiellement francophones pensent surtout à la France.

Il restait donc à décider où déménager, et après avoir mesuré les plus et les moins de différentes villes et régions, nous avons choisi la Bretagne et plus précisément le Morbihan.

Panorama de Bryce Canyon par -6°C en Février 2025

Du coup, comme vous nous connaissez si vous suivez nos aventures, nous n'avons pas traîné et avons même déjà trouvé notre future maison, à la campagne et à 5 minutes de toutes écoles et commodités - tout ce que la Californie ne nous permettait plus d'avoir. 

Notre offre d'achat a été faite et acceptée alors que nous étions en train de visiter le Grand Canyon (pour la 5ème fois, soit dit en passant... Comme quoi on a vraiment besoin de passer à autre chose !)

Au Grand Canyon... Le jour de l'achat de notre future maison en Bretagne.

Nous avons hâte d'y être cet été ! Au vert, avec un grand terrain et au calme, loin des feux de forêt et des 44°C de Sacramento, et à seulement 25 minutes de l'océan - mais aussi des grands-parents, ce qui va être un grand changement pour les enfants :

Notre future maison Bretonne... Si tout se passe bien d'ici-là !

Beaucoup de changement à l'horizon pour nous cette année ! Surtout pour les enfants, qui travaillent leur français tous les jours, car si ils le parlent sans problème, le lire et l'écrire à l'école au quotidien sera une autre histoire.

Pour les parents, rien ne devrait changer dans l'immédiat, le business restera le même, avec l'option de prendre notre retraite si bon nous semble, ce qui reste un bonus appréciable... à 42 ans. Et qui rend ce cinquième chapitre de notre vie d'autant plus intéressant !

mardi 21 janvier 2025

Le podcast "A nous la Californie" !

C'est officiel, il y a désormais un podcast "A nous la Californie" !

Vous pouvez l'écouter sur Spotify, Apple Podcasts, Amazon Music, Castbox, et d'autres endroits très bientôt. Il est aussi possible de jouer les épisodes avec ce lecteur intégré :


Le podcast permet de revenir sur notre expérience et les origines de notre expatriation au travers des questions de Maud Calvès, journaliste et podcasteuse, qui m'a interviewé pour une première saison de six épisodes.

Ces sujets ont été couverts sur le blog au fil des années, et le podcast permet de revisiter tout plein de points intéressants en format audio, plus condensé et orienté conversation.

On discutera donc de :

  • Notre histoire et comment nous sommes devenus expatriés - une fois, puis deux !
  • Pourquoi la Californie, et plus particulièrement Sacramento ? 
  • Comment on l'a fait, comment se préparer à l'expatriation.
  • Quelles sont les difficultés à anticiper, les différences culturelles, etc.
Le podcast est donc idéal pour ceux qui se posent la question de partir ou pas, et essaie de répondre aux questions que l'on peut se poser avant d'essayer une telle aventure, voire même durant l'aventure.


Si le feedback est positif, on enregistrera d'autres épisodes, et potentiellement d'autres saisons ! N'hésitez pas à nous suggérer des idées de sujets à couvrir, ou des questions auxquelles vous cherchez une réponse.


vendredi 19 juillet 2024

10 ans en Californie

 Aussi incroyable que ça puisse paraître, ça fait 10 ans que nous sommes en Californie ! Vous pouvez lire le bilan des 9 ans ici.

Bixby Bridge le long de la côte où nous avons campé début Juillet 2024

Pour changer un peu le format de mes bilans annuels, je vais faire celui-ci sous la forme de questions-réponses :

Partis pour 10 ans de plus en Californie ?

C'est dur à dire. Dans 10 ans, les enfants seront à l'université. Faire leurs études aux US ne les aiderait pas beaucoup (cette présentation TED résume bien le tout si ça vous intéresse d'en savoir plus) car c'est très cher et je doute toujours de la qualité de l'éducation.

En revanche, il est probable que pour eux comme pour beaucoup de monde, travailler aux US soit la meilleure option. 

Pour nous, vivre dans un pays (ou état) moins cher permettrait une retraite quasi-immédiate. Donc, c'est pas simple.

Match de MLS entre San José et Los Angeles FC au Levi Stadium de Santa Clara

Pourquoi pas un mode hybride alors ?

On y pense, mais c'est pas simple. Passer la moitié du temps dans un pays, l'autre moitié dans l'autre, serait idéal même si largement incompatible avec la pratique de sport en compétition ou le concept d'année scolaire... Ou alors alterner d'une année scolaire sur l'autre ? 

La logistique n'est pas évidente. Si vous connaissez quelqu'un qui fait ça, ça nous intéresse !

Les kids à Tahoe en Mai dernier

Et la France dans tout ça ?

On aimerait bien que les enfants puissent passer un peu plus de temps en France pour voir si y étudier plus tard serait possible ou pas. 

On pense à tenter une année "d'essai" où on vivrait en France pour une année scolaire et voir si ça fonctionne, mais là aussi la logistique n'est pas simple, car on ne veut pas déménager ou vendre notre maison en Californie pour le moment. Donc on réfléchit toujours.

L'avantage d'être bi-nationaux, c'est qu'en théorie, on peut faire ce qu'on veut et vivre aux USA ou en Europe facilement, et si on ne se souciait pas des kids, on partagerait probablement notre temps entre différents pays.

Un des 4 feux de broussailles qui a terminé à moins de 2-3 kilomètres de notre maison ces dernières semaines. Cette photo est prise depuis notre entrée... L'augmentation de leur fréquence et de leur proximité fait aussi réfléchir.


10 ans, c'est pas rien... Des moments forts en particulier ?

Chaque année a eu son lot d'expériences incroyables. On a traversé le pays en voiture de New York City à Sacramento en 2018. On a visité l'Alaska, Hawaii, et 46 autres états (il ne me reste que Dakota du Nord et Virginie Occidentale à voir). On est allés en Australie, au Portugal, au Canada, en France bien sûr, et des voyages business dingues en Inde, en Bolivie, et en Afrique du Sud.

Au niveau business, tout s'est passé au delà de nos espérances, et mes mises à jour trimestrielles en attestent, donc je ne vais pas me répéter.
On a aussi eu la chance de posséder un chalet à la montagne, de devenir résidents permanents puis citoyens Américains... 


Clara a désormais 8 titres de championne de Californie en individuel et 2 en équipe... 10 fois championne en deux ans !

Et plus récemment, les sports de nos kids nous ont fait vibrer avec Clara qui n'en finit pas de surprendre et de gagner ses compétitions de Twirling Baton, au point que l'on envisage d'aller aux championnats des USA en Floride en 2025... Elle a fait le show devant 20 000 personnes à San Diego...

On a probablement accumulé 40 à 50 ans d'expériences en juste 10 ans, donc c'est plutôt pas mal ! Parfois, je me sens un peu vieux avec tout ça.

Lac Tahoe en Mai 2024

Et le blog dans tout ça ?

Le blog commence à souffrir un peu, je n'ai jamais aussi peu posté qu'en 2024, et la motivation pour continuer n'est plus vraiment là, alors à moins de recevoir une tonne de commentaires et de messages d'encouragement, je ne vois pas la tendance s'inverser.

Dans le même temps, après avoir commencé en 2007 avec From Besançon to Philadelphia, ça fait 17 ans que j'écris sur le web, donc trouver l'inspiration au milieu d'une vie devenue plus "normale" n'est pas évident. On verra !

McWay Falls en Juillet 2024

Voilà, je pense que vous savez tout maintenant! Si vous avez des questions, n'hésitez pas ! Et n'oubliez pas que nous sommes plus actifs sur Instagram et Facebook que sur le blog.



samedi 17 février 2024

On a voté aux USA !

Nous avons voté pour la toute première fois cette année ! Après être devenus Américains en 2023, nous avons reçu nos bulletins de vote pour l'élection présidentielle 2024. La première étape est la primaire pour la présidentielle, qu'on peut voir pratiquement comme l'équivalent du 1er tour de la présidentielle en France :

Les livrets d'instructions reçus sont assez copieux. L'un a 110 pages, l'autre 92 !

Ces primaires ont officiellement lieu le 5 mars, mais on peut voter à l'avance avec les bulletins de vote reçus. C'est assez surprenant car :

1) On doit choisir un parti politique à l'avance pour voter pour la primaire de ce parti (et aucun autre). Donc on donne au gouvernement notre intention de vote, et aucune affiliation au parti n'est nécessaire. Donc un Républicain (ou plusieurs millions d'entre eux) pourrai(en)t par exemple choisir de voter pour la primaire Démocrate et de favoriser un candidat fantaisiste.

2) On ne vote pas pour une seule élection, mais plusieurs ! Dans notre cas, il y avait sept décisions à prendre. Le Président (enfin, le candidat d'un seul parti), le comité directeur du parti démocrate du comté, un membre de l'assemblée, un représentant au congrès, un juge pour la cour suprême, un membre superviseur du comté de Sacramento, une loi Californienne sur la création d'hôpitaux psychiatriques pour rediriger des dizaines de milliers de SDF atteints de maladies mentales :

Le bulletin de vote, deux grandes pages avec des dizaines de noms et six décisions différentes. Et je ne vous cache pas qu'on a le bulletin Démocrate. Notez qu'il y a 8 candidats à la primaire dont Joe Biden, mais personne n'entendra jamais parler de la plupart d'entre eux dans les médias.

L'un des candidats à la présidentielle s'appelle même "President R Boddie". Aux US, il est facile de changer de nom / prénom, et je suis quasi certain que ce prénom a été acquis de la sorte. Mais il n'y a pas de soucis à se faire, car President R Boddie s'est présenté parce que Dieu lui a demandé de le faire. On est sauvés :


Avec les bulletins de vote, il n'y pas de profession de foi des candidats, qui se trouvent dans l'un des catalogues de 100 pages reçus au préalable. Là, on n'est pas déçus non plus :

Le programme de Major Singh pour le Sénat : "Mon père, Mukhtiar Singh, est mon rôle modèle"

Comme vous pouvez le deviner, la sélection fut difficile ! Une fois le choix fait, j'ai voulu aller voter dans l'endroit le plus Américain possible : Un FAST-FOOD !!!

A côté des menus, la pancarte indique le "ballot drop-box" (urne, pour faire simple) vers la gauche, et vû que le pot de fleur géant avait des drapeaux US dessus, j'ai dû en faire le tour pour voir si je devais glisser mon enveloppe dedans, mais en fait non.


L'urne se trouvait en fait dans le fast-food, sous les menus. Notez que sur l'urne, ce ne sont pas des serviettes, mais d'autres bulletins de vote, si besoin :

L'urne n'est pas supervisée, mais je suis rassuré de voir le petit sceau autocollant bleu sur la porte. Au moins, comme ça, on est sûrs qu'il n'y a pas de triche !

Quand on vote, il n'y a pas de vérification d'identité, pas de "a voté", juste les employés du fast-food qui me regardaient en train de prendre la boîte en photo. Pour le reste, c'est comme mettre une lettre à la poste, mais dans un fast-food. Je me demande quand même si quelqu'un interviendrait si un type commençait à remplir plein de bulletins et les mettait dans la boîte un par un ?

L'autocollant "j'ai voté" est fréquemment porté dans les bureaux et centres commerciaux. Il est envoyé avec les bulletins de vote, donc vous pouvez même le mettre sans avoir voté si vous voulez.

Quelques jours plus tard, on a reçu la confirmation par SMS et email que notre vote a été pris en compte :




Il n'y a plus qu'à attendre le résultat le soir du 5 Mars, ou dans les jours qui suivent. Et puis de voter à nouveau pour la Présidentielle à l'automne !