samedi 22 juillet 2017

A l'aventure sur les champs de lave [Hawaii]

Lors de notre viste d'Hawaii, il y a avait un endroit et un seul où la lave coulait dans l'océan. C'était à Kalapana, où nous avions donc décidé de faire une petite expédition en fin d'après-midi afin d'assister au coucher de soleil sur les champs de lave.

La route goudronnée termine ici, la suite ayant été recouverte de lave

Aller voir la lave couler dans l'océan est une véritable expédition dans la mesure où la route termine 7 kilomètres avant le point de vue sur la lave. Randonner 14 kilomètres avec les petits n'étant pas une option, nous avons loué deux vélos, une charette, et nous voilà en route :

En route pour l'expédition !

La première question que l'on peut se poser, c'est pourquoi aménager une piste au milieu des champs de lave, puisqu'elle est interdite à la circulation automobile ? Et bien la réponse est simple : Des gens vivent ici, et même si la lave a détruit la ville sur son passage, les locaux restent propriétaires de leur terrain, et ont donc besoin d'un moyen pour y accéder.

Certains ont rebati en prenant de la hauteur, d'autres ont des logements de fortune, voire campent simplement sur une plate-forme en bois :

Pas simple la vie après que la lave ait détruit votre maison...

Nous parcourons donc les sept kilomèetres sur la piste et commençons à apercevoir les coulées au loin sur la montagne. L'oeil non-initié pourrait croire à un incendie, mais il n'en est rien, c'est un liquide ultra chaud qui descend en direction de l'océan :

Pas de rouge, juste une rivière de fumée à distance

Au bout de la route, nous devons abandonner les vélos, et les rangers du parc national sont là pour faire respecter un cordon de sécurité aménagé tout autour de l'endroit où la lave se jette dans l'océan :

La fin de la route, et le panache de vapeur d'eau à l'endroit où la lave touche l'océan

Impossible d'approcher à moins de cent mètres, ce serait trop dangereux : Deux semaines auparavant, une grande portion de la côte a disparu dans l'océan en l'espace de quelques minutes, car l'île s'aggrandit au fur et à mesure que la lave se jette dans l'eau, en séchant de façon ultra rapide àson contact, ce qui rend cette côte potentiellement instable.

Le danger n'est donc pas seulement la lave en fusion, mais aussi la côte de lave fraichement séchée qui pourrait se détacher et nous emporter avec elle dans l'océan...

L'endroit où tous les éléments se rencontrent !

Avant que le soleil ne se couche, je décide d'aller au plus proche, voulant voir la lave couler à quelques mètres de distance si possible. Je pars donc en expédition avec Thomas, et nous longeons le cordon de sécurité pendant un bout de temps, jusqu'à bien voir la lave dévalant la montagne :


Ce qui est assez dérangeant, c'est que plus on avance, plus on peut sentir la différence de dureté de la lave sous nos pieds. Si d'habitude, c'est comme marcher sur de la roche, ici marcher sur le moindre relief va le briser en morceaux. Le sol s'effrite, craquèle, et il y a des failles partout. On devine que c'est donc relativement frais !

Au bout d'un moment, nous touchons au but lorsque je vois cette fumée nauséabonde qui s'échappe du sol :


La lave en fusion est ici !

J'approche du trou mais ne peut rien y voir, le cordon empêchant d'aller trop proche. C'est à ce moment là que je réalise la plus flippante des choses... La lave ne coule pas en surface, mais dans un tunnel... juste sous nos pieds !

Je touche le sol prudemment, et le température me semble OK, mais je repère alors d'autres "trous de fumée", et tous sont parfaitement alignés avec l'immense nuage de vapeur... Nous sommes donc pile dessus la lave en fusion ! C'est le moment de rebrousser chemin, on n'en verra pas plus, à moins que le tunnel ne cède et que l'on tombe dedans !

Je filme rapidement avant de partir  - appareil photo d'une main, Thomas de l'autre :


Il nous faut une bonne demie-heure pour rejoindre Adeline et Clara, et le spectacle au point de vue est particulièrement spectaculaire avec le nuit tombée :


Ca coule à flot !

En vidéo, c'est plutôt sympa aussi, avec quelques explosions de temps à autre :



Au retour, on ne voit plus la fumée sur les montagnes, cette fois-ci, on voit clairement la lave couler à plusieurs kilomètres de distance:



Au final, cette expédition aura duré plusieurs heures, et nous rentrons bien fatigués. Pédaler en pleine nuit avec la lumière des vélos sur des champs de lave par plus de 30 degrés, c'est sympa mais pas de tout repos, n'est-ce pas les enfants :

Au retour des vélos, ça dormait derrière moi !

Voilà pour cette aventure unique en son genre, clairement pas le genre de sortie que l'on fera tous les jours ni même peut-être plusieurs fois dans notre vie... Alors nous mesurons à quel point c'était formidable de pouvoir faire tout ceci en famiile ce jour-là.

Nos photos et vidéos de cette soirée sont en ligne ici.

mercredi 19 juillet 2017

Notre 4 juillet, édition 2017

Chaque 4 juillet, les Etats-Unis célèbrent leur déclaration d'indépendance (Independence day), et chaque 4 juillet, nous participons donc à notre façon aux festivités.

Défilé du 4 juillet à Mokelumne Hill

Tout d'abord, l'avantage de vivre dans un pays étalé sur six fuseaux horaires (n'oublions pas Hawaii et Alaska), c'est que l'on peut avoir des feux d'artifice à différentes heures.

Il m'a suffit d'une petite recherche sur YouTube pour assister en direct au feu d'artifice de New York City à 20 heures en Californie, ce qui permet de coucher les enfants à leur horaire habituel plutôt que de les faire veiller tard !

Le mythique van Volkswagen du surfeur californien

Cette année, nous étions dans le gold country pour le week-end du 4 juillet, donc nous avons assisté à une parade dans un village, Mokelumne Hill.

Mais rien n'est jamais petit en Amérique, comme vous le savez déjà. Du coup, dans une bourgade de 646 habitants, le défilé commence par le passage en rase-mottes d'un avion de la seconde guerre mondiale, façon patrouille de France avec panache de fumée blanche ! Suivi bien entendu de deux ou trois autres passages avec loopings pour couronner le tout !

Un véhicule militaire... Dont la mitraillette avait été aménagée en pistolet à eau pour arroser la foule !

Vu que nous sommes dans le Far West, les défilés font aussi la part-belle aux cowboys et cowgirls sur leurs montures :


La plupart des associations locales défilent, ainsi que certains politiciens, les miss du comté, et même... la maison de retraite, avec les mamies et leurs déambulateurs, leurs perfusions, la totale :

Les mamies de la maison de retraite faisaient également une petite danse au rythme de leur musique

Bien évidemment, le défilé ne serait pas complet sans les pompiers, qui clôturent de bal d'un événement qui aura duré une bonne heure en tout. Pas mal pour un village, non ?

Les pompiers ferment la marche

La tradition est aussi que les membres du défilé donnent toutes sortes de friandises au passage. Clara et Thomas ont donc rapporté pas mal de bonbons à la maison !

Une autre tradition sympathique, souvent orchestrée par les agents immobiliers, est la pose d'un petit drapeau américain devant chaque maison durant la semaine qui précède le 4 juillet. Toutes les rues prennent alors un air patriotique encore plus affirmé que d'habitude, puisque de nombreuses maison affichent déjà le drapeau à longueur d'année.

Bien entendu, le drapeau a également la carte de visite de l'agent en question, car business is business!


Décorations patriotiques à Murphys

Toutes mes photos du défilé de cette année à Mokelumne Hill sont disponibles ici.

samedi 15 juillet 2017

Mai - Juin 2017 en photos

En 2015, j'avais décidé de me lancer dans un projet 365 de photographie, qui consistait à prendre et publier une photo par jour durant chaque jour de l'année.

 Cette année, j'ai décidé de me lancer à nouveau dans un projet photo, moins intense mais tout aussi intéressant : Un projet 52 avec un thème spécifique pour chaque semaine.

Ayant oublié de publié cet article en juin,  Voici donc mes 10 plus belles images de mai et juin (à retrouver sur Instagram) :

L'une des dernières pluies de 2017, il y a bien longtemps... L'avantage c'est que même quand il pleut, on a le droit à des couchers de soleil magiques !
Le thème de cette semaine-là était de prendre en photo notre jardin, et ça tombait bien car les rosiers étaient en pleine forme !
La neige sur les hauteurs de Tahoe en mai ! Certains ont même skié le 4 juillet avec drapeaux US de sortie pour Independence Day. La neige est toujours là !
Eruption du Kilauea à Hawaii vue depuis Jaggar museum.
La lave entre dans l'océan à Kalapana.

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Un portait de Thomas en mai après Clara en avril.
Avant d'atterir à Sacramento après l'une de mes nombreuses escapades hors de Californie. Les couleurs au sol changent avec la chaleur qui augmente jour après jour... Mais l'eau est toujours là.
A Herndon en Virginie, coucher de soleil sur la côte Est des USA.
La capitole de Washington DC lors de ce même voyage dans la capitale nationale.
La 4 juillet à la campagne dans le Gold Country. Couleurs patriotiques et vieilles américaines de sortie !

samedi 8 juillet 2017

Et si on franchissait un palier ? Business update n°10

Comme à chaque fin de trimestre, je publie un petit bilan de mes activités entreprenariales avec Interstate 21, l'entreprise que j'ai créée ici en Californie et qui fut la base même de notre visa d'immigration, avant d'obtenir notre carte verte au début de cette année 2017 !

Conférence Angular à Salt Lake City : Mon groupe Meetup sur l'écran géant en ouverture !

Ce second trimestre a commencé par la conférence ng-conf à Salt Lake City. Le trimestre précédent, je vous avais expliqué comment cet investissement de 2000$ pourrait être rentable, et bien il l'a été quasi immédiatement puisque 15 jours après la conférence, en montrant à un client comment je pourrais l'aider avec ce que j'y avais appris, j'ai signé un contrat de 6000$, soit un retour sur investissement de... 200% !

L'autre bénéfice de cette conférence, c'est qu'au bout de deux jours à assister à de multiples présentations, je suis arrivé à la conclusion que je pourrais moi aussi être sur scène pour y présenter quelque chose, d'autant plus que la plupart des intervenants sont en quelque sorte des concurrents qui font du consulting et de la formation sur les mêmes technologies.

J'ai donc décider de sortir de ma zone de comfort (le seul moyen de grandir et de franchir des paliers) et de postuler à diverses conférences. Résultat, bingo : J'ai été sélectionné pour deux présentations à Connect.tech à Atlanta en septembre prochain !


L'annonce sur Twitter pour l'une de mes interventions à la conférence !

L'autre surprise de cette conférence, c'est que j'arrive à Salt Lake City au milieu de 1500 personnes en pensant être complètement anonyme. Et bien dès mon arrivée, un inconnu se dirige vers moi :
- Alain, c'est toi ?
- Euh... oui !
- J'ai assisté à un des tes meetups quand j'étais de passage à Sacramento il y a trois mois, c'était super, bla bla bla

Le monde est petit, n'est-ce pas ?

Ah oui, j'ai aussi eu mon heure de gloire avec cette étoile au Googleplex... J'en avais déjà parlé ici.

Parmi les autres nouveautés de ce trimestre, Adeline est désormais officiellement la comptable / assistante administrative à tout faire d'Interstate 21 ! Ce qui m'aide énormément pour me délester de tout l'administratif et me consacrer au coeur du métier.

Deux stagiaires venus de mon ancienne université en France ont également passé 3 mois en Californie pour dévélopper deux sites webs lancés le 1er Juillet, l'un pour suivre l'historique de vos vols en avion, l'autre pour suivre l'historique de vos pleins d'essence.

Les deux sites sont en beta pour le moment, mais si l'idée vous intéresse, n'hésitez pas à essayer et à m'envoyer votre feedback et vos bugs ;-)


Que dire de plus sur ce trimestre déjà bien chargé ? Pas mal de choses encore :
  • J'ai vu du pays avec des formations à Phoenix, Dallas et Washington DC.
  • J'aurais également pu aller à Amsterdam ou en Australie mais j'étais déjà trop occupé pour le faire.
  • J'ai dû refuser une nouvelle proposition de livre, faute de temps à y consacrer
  • Depuis le 12 avril, j'ai reçu 53 propositions d'entretiens pour des jobs un peu partout dans le monde... La plus grosse à refuser ? Apple qui voulait me faire déménager dans la Silicon Valley. Non merci !

Le magnifique complexe de Wells Fargo à Phoenix où j'ai enseigné en mai

Et pour finir, j'ai décidé de réaliser un nouvel investissement, histoire d'aider à franchir un palier supplémentaire. Financièrement, 2017 est déjà quasi "dans la poche" vis à vis de mon objectif de 200 000$ annuels. On vient de passer le cap des 130 000 à la moitié de l'année - et j'ai encore plus de 30 000$ de contrats signés qui vont tomber d'ici fin septembre, donc tout va bien !

Du coup, j'ai décidé de volontairement ralentir la cadence afin de recentrer l'image du business et d'en améliorer le marketing. Vu que 95% de mes revenus viennent de formations et de consulting autour de la technologie Angular, j'ai décidé d'investir 1500$ dans un nom de domaine et le design d'un logo pour un site web que j'ai lancé jeudi dernier : Angular Training.

Ils sont pas beaux mes logos ?

L'idée est donc de tout miser sur mon expertise dans cette technologie, ce que le site d'Interstate 21 ne reflétait pas vraiment. Pourquoi ne pas simplement mettre à jour l'ancien site web ? Tout simplement parce que si j'aime le nom Interstate 21, il ne veut rien dire pour un client potentiel. Et puis je garde le bleu et le rouge en couleurs de base :-)

A l'inverse, avoir le nom de domaine exact angulartraining.com est une mine d'or potentielle pour être trouvé facilement par n'importe quel moteur de recherche, puisque ce sont exactement les termes qu'un anglophone recherche pour trouver une formation ou de l'aide sur cette technologie.

Typiquement, si j'en suis à un point où il est relativement facile de dépasser les six chiffres de revenus annuels, une bonne utilisation d'une telle marque devrait permettre de passer un jour le cap des sept chiffres ;-)

Le capitole à Washington la semaine dernière (et des jeunes mariés en train d'immortaliser la scène avec des sabres laser - si si, je vous le jure !)

Voilà pour ce trimestre bien chargé. Le suivant le sera moins, puisque nous allons passer trois semaines en France en août. 

Aurais-je fini cet article sans y glisser une petite citation qui m'a inspiré ces derniers jours ? Bien sûr que non ! Avec un voyage à DC et la dernière saison de House of Cards en cours de visionnage, je suis obligé de citer Francis Underwood :


Rendez-vous fin septembre pour la prochaine business update ! Vos questions sont les bienvenues, comme toujours, dans les commentaires.

lundi 3 juillet 2017

[Hawaii] Trois jours sur un volcan !

Après avoir visité la partie ouest de Big Island, nous avons exploré le sud et en particulier le parc national des volcans d'Hawaii. L'archipel est en effet 100% volcanique et Big Island à elle seule compte 5 volcans, dont 3 en activité et un en éruption constante depuis 1983, le Kilauea, qui a donc été au cœur de notre visite.

Les 5 volcans de Big Island et leur zone d'influence

Une nouvelle île est même en cours de formation avec le volcan sous-marin Lōʻihi qui est lui aussi hyper actif, même si il faudra attendre 10 000 à 100 000 ans avant que la nouvelle île n'émerge.

Les Hawaïens revendiquent avoir la plus grande montagne au monde, Mauna Kea, dont le sommet est 4207 m au dessus du niveau de la mer, mais qui contrairement à l'Everest débute depuis le fin fond de l'océan, ce qui en fait un géant de plus de 10 kms de haut !

Tous les volcans d'Hawaii sont immenses mais pas spécialement spectaculaires à l’œil nu, car formés par de lentes coulées de laves au fil de milliers d'années. Ce ne sont pas des cônes volcaniques mais plutôt de gigantesques collines aux pentes douces.

Au pied d'un volcan de 4000 mètres de haut, qui ne les parait vraiment pas

Les volcans Hawaïens ne sont pas explosifs, mais se comportent plutôt comme un verre d'eau qui déborderait gentiment en continu. Du coup, c'est l'un des meilleurs endroits au monde pour approcher des coulées de lave et voir une éruption volcanique garantie.

Vu depuis l'observatoire / musée Jaggar, le lac de lave en éruption du sommet du Kilauea, avec en bas à droite une superbe gerbe explosive!

Malgré tout, le parc national a de nombreux accès restreints et routes fermées pour garantir la sécurité des visiteurs. L'endroit le plus simple d'accès pour voir l'éruption en toute sécurité, c'est le point de vue du musée Jaggar. On y est au bord du cratère à 1,6 kms du lac de lave qui est toujours hyper actif. Si on était juste au bord du lac, voilà ce que l'on y verrait en vue plongeante :

Ca c'est quelque chose, hein ?

Durant notre visite, le niveau du lac est monté de 20 mètres en 48 heures, avant de redescendre d'une dizaine de mètres le jour suivant. Dommage, je pensais qu'il allait déborder et nous offrir une nouvelle coulée de lave spectaculaire ! Mais le spectacle est déjà impressionnant de la sorte.

Quand on entend les explosions et que l'on voit ces gerbes de magma gicler dans tous les sens alors que l'on se trouve à plus d'un kilomètre, on imagine ce que ça doit être à proximité de cette fournaise :


Le clou du spectacle se produit après le coucher du soleil. Avec l'humidité du soir et l'obscurité, la lave peut projeter ses couleurs sur la fumée, les nuages, les bords du cratère, et le spectacle devient tout simplement magique à photographier :

On comprend mieux qu'il faille prendre ses distances, n'est-ce pas ?

Nous sommes allés à ce formidable point de vue à plusieurs reprises. Nous avons même réussi à capturer de superbes explosions malgré la distance lorsque le lac de lave était au plus haut :

Dites vous bien que nous sommes à 1,6 km... La lave sur cette image est probablement projetée à plusieurs mètres de haut.

Il faut dire que nous avions la chance de louer un airbnb à Volcano, petite ville située au sommet du volcan, à quelques kilomètres à peine du cratère. La végétation y est luxuriante, une vraie forêt vierge qui montre à quel point la hauteur de ces volcans permet d'attraper les nuages et de collecter énormément d'eau :

Notre airbnb à Volcano, sur le volcan. Et notre "limo" louée pour le même prix qu'un véhicule classique. Merci Expédia pour le deal ! 

La jungle à Volcano !

Deux minutes de route suffisaient pour aller et venir dans le parc national depuis notre camp de base, ce qui était parfait ! Et puis à 4, avoir une petite maison est plus comfortable qu'une chambre d'hotel !

Photo de famille à l'entrée du parc. Celui-ci est vraiment au bout de monde, alors on ne sait pas si on y reviendra un jour. 

Une fois dans le parc, en dehors du cratère du Kilauea, l'autre attraction majeure est la "chain of craters road" où l'on parcourt des paysages parfois désolés, parfois verdoyants après que la végétation ait repris le dessus :

 Peu de végétation et de grandes coulées noires qui vont jusqu'à l'océan

En chemin, on croise de nombreux cratères vestiges d'eruptions passées. Certaines ont été photographiées, et voir sur les panneaux du parc national ce que cela donnait en pleine action est assez impressionnant. Par exemple, cette éruption a créé un lac de lave qui a mis 30 ans avant de complètement se solidifier :

L'eruption spectaculaire de 1959 !

Et le même cratère aujourd'hui, en apparence bien calme

C'est toujours surprenant de voir la vie reprendre ses droits au milieu de paysages qui semblent si peu propices à ce qu'elle ne revienne un jour :

On repousse où on peut !

Tout au bout de cette route, qui finit le long de l'océan où elle a été entièrement recouverte par les coulées de lave de ces 20 dernières années, on trouve l'arche Holei et ces falaises noires sur lesquelles les vagues viennent s'écraser :




 Au loin, on distingue un panache de fumée bien distinct, c'est l'endroit où la lave rencontre l'océan, à Kalapana, qui sera le lieu de notre exploration du lendemain, et le sujet de mon prochain article de ce road-trip Hawaïen !

Toutes les photos du volcan sont dispo ici.

jeudi 29 juin 2017

3 ans en Californie !

Il y a 3 ans, l'avion se posait à San Francisco. Nous descendions tous les trois, sans vraiment savoir à quoi nous attendre, car si nous avions déjà vécu presque 3 ans aux USA auparavant, nous ne l'avions jamais fait sans filet.

Philadelphie, lieu de notre première expatriation entre 2008 et 2010

Cette fois-ci, en 2014, nous arrivions avec un business fraîchement créé, zéro client local, les poches pratiquement vides avec toutes les dépenses liées à la création d'entreprise et au déménagement, et en ne connaissant absolument personne sur place. Pour couronner le tout, nous avions choisi l'endroit le plus ultra-concurrentiel qui soit dans mon domaine, l'informatique : la Californie !

Oh, et je n'avais jamais créé de business avant cette première expérience. Et 90% des start-ups échouent durant leur première année. C'était donc la parfaite recette pour un désastre garanti !

Mon premier bureau dans la Silicon Valley fait désormais partie des 90% et a fermé ses portes il y a quelques semaines !

Quand j'ai découvert que l'espace de coworking dans lequel je louais un bureau au tout début est désormais fermé, en quasi état de ruine (façon Detroit, avec moquettes arrachées, vitres cassées et tout), cela m'a fait un brin mal au cœur, mais j'ai aussi immédiatement réalisé : "Punaise, c'est que ce ne doit pas être facile en fait !". J'étais donc plutôt fier d'être toujours vivant :-)

En plus d'être toujours là, nous sommes devenus résidents permanents ! Et Clara, qui a agrandi la troupe au passage, est carrément Américaine, la classe !

Comment a-t-on fait pour réussir là où tant d'autres ont échoué ? C'est simple, il n'y avait pas le choix ! L'échec, cela voulait dire finir sous un pont, et ce n'était pas une option. A partir de là, il fallait sortir de sa zone de comfort tout en étant prudent, et construire petit à petit, brique par brique, le style de vie que nous avons aujourd'hui.

"The purpose of life is a life of purpose"
Robert Byrne

Et si vous pensez qu'il a fallu travailler "dur", genre 80 heures par semaine, pour en arriver là, vous vous trompez. Mes semaines de travail sont moins chargées qu'en France, où je gagnais pourtant quatre fois moins d'argent... Nous voyageons six semaines par an, je m'interdis de bosser le week-end et après 18h00 les jours de semaine. En gros, vu de France, je suis un branleur ! Et fier de l'être en plus ;-)

A Salt Lake City en avril dernier. Ce dimanche,  je viens de boucler l'équivalent de mon 8ème tour du monde en avion !

Je ne m'attarderai pas davantage sur les aspects business puisque mon update trimestrielle va bientôt arriver sur ce blog, avec quelques nouvelles assez fantastiques encore une fois...

Sur le plan personnel,  ces trois années ont été extraordinaires, ce qui fait que je signerais à deux mains pour la même chose pour les trois années à venir. Nous avons visité des endroits fantastiques, tout en vivant dans l'un des états les plus beaux, les plus variés, et ayant le plus grand nombre de parcs nationaux de tout le pays :-)

La petite famille à Yellowstone en septembre 2016

Où serons nous dans 3 ans ? Probablement au même endroit, géographiquement parlant s'entend. Aujourd'hui, envisager aller vivre ailleurs est une question que nous ne nous posons même pas (à la rigueur, une résidence secondaire, peut-être :-) ) et avec toute la prudence qui nous a amené jusqu'ici, nous continuons à construire et peaufiner notre style de vie tranquillement, comme bon nous semble.

En regardant dans le rétroviseur, on se dit que venir ici était la meilleure décision que l'on ait prise, sans regretter de ne pas l'avoir prise plus tôt, car le retour en France était nécessaire pour réussir ici :

"Discontent is the first necessity of progress"
Thomas Edison

Et surtout, le chemin parcouru fait extrêmement plaisir. Punaise, quand même quoi, merde ! Avoir démarré dans un hôtel à Fremont pour aujourd'hui avoir notre grande maison américaine, être devenus résidents permanents, refuser des avances de Microsoft, Yahoo ou Apple, c'est quand même la classe.

Je ne sais pas ce que le futur nous réserve, mais je lui fait confiance. Pour finir, je voudrais citer un grand Président Américain :

"The best way to predict the future is to create it."
Abraham Lincoln

Définitivement le meilleur moyen de résumer ces trois dernières années : Nous récoltons jour après jour ce que nous avons patiemment semé. Le meilleur moyen de prédire le futur est de le créer !

mercredi 21 juin 2017

[Hawaii] Parcs historiques et paysages du sud de Big Island

Comme abordé lors de mon premier article sur Big Island, nous avons visité deux parcs nationaux historiques sur l'île. L'histoire d'Hawaii est d'abord celle des peuples du Pacifique qui ont été les premiers à maitriser l'art de voyager de longues distances sans instruments de navigation, débarquant ainsi en Polynésie il y a plus de 4000 ans !

Abri traditionnel pour les canoë. Les Hawaiiens sont un peuple de l'eau !

A Kaloko-Honokōhau, on découvre d'abord une jolie plage avec l'abri typique ci-dessus. Aux premiers abords, l'aspect historique est presque invisible, jusqu'à ce que l'on réalise que de véritables petites piscines bordées de cailloux ont été créées au bord de l'eau pour capturer les poissons à marée basse :

Piscines faites avec les roches volcaniques pour capturer les poissons

Puis on découvre les constructions religieuses, qui n'ont pas grand chose de spectaculaire, puisque ce sont en général de simples plate-formes de roches sur lesquelles se déroulaient des cérémonies, au bord de l'eau bien évidemment :

Un Heiau, temple Hawaiien

Le plus bel élément religieux Hawaiien, ce sont les totems, qui ne sont pas sans rappeler les statues de l'île de Pâques :

Totems religieux

Certains semblent venir de Roswell ou de la zone 51, ce qui incite Thomas à prendre la pose avec eux :

Thomas essaie de pratiquer le shaka Hawaiien

Les paysages autour de ces structures sont magnifiques, et les cocotiers sont bien évidemment légion :

Paysage à  Puʻuhonua o Hōnaunau

Durant notre visite, nous tombons sur une classe en train de fabriquer des canoë en bois traditionnels, qui sont superbes et demandent pas mal de main d'oeuvre :

Les enfants au travail sur les canoë

Aprés ces parcs historiques, nous visitons une église magnifiquement décorée dans le secteur de la baie de Kealakekua (où nous avons vu des dauphins !). Il y a plusieurs églises dans le même style à Hawaii, et c'est plutôt sympa :

Tout est peint et décoré du sol au plafond !

Nous visitons également un producteur local de café, car la région de Kona en a des dizaines. L'occasion de faire une petite dégustation, de visiter le musée et d'emmener une ou deux boites de café à la maison !

Après nos cinq premiers jours passés majoritairement à l'ouest et au nord de Big Island, nous descendons à la pointe sud de l'île, qui est également l'endroit le plus au sud de tous les USA :

Les falaises de lave terminent dans le Pacifique à South Point

Une échelle a été installée pour permettre aux gens de plonger et de remonter. Il faut avouer que c'est tentant !

Quelques kilomètres plus à l'est, on trouve la plage de sable noir de Punalu'u, où les tortues semblent apprécier le chaleur du sable volcanique :

De grosses tortues dorment tranquillement...

La plage de sable noir (et les même tortues en bas à gauche !)

Et enfin, pour finir sur une note humoristique, un problème typiquement Hawaiien, vu sur un cocotier :

Attention aux chutes de noix de coco !

Ce soir là, nous rejoignons la petite ville de Volcano, au sommet du volcan Kilauea. Ce sere donc le sujet de mon prochain article !

En attendant, toutes les photos des parcs historiques et de South Point sont accessibles en cliquant sur ces liens.