jeudi 25 mai 2017

A nous... Hawaii !

Nous avons quitté la Californie pour ajouter un 33ème état à notre palmarès, et celui-ci est vraiment à l'autre bout du monde pour le coup : Hawaii a en effet 12 heures de décalage horaire avec le France !

Coucher de soleil à l'appart ce soir

Habitués aux road-trips aux multiples étapes, nous n'aurons que trois résidences différentes en 11 jours, ce qui nous change pas mal. Du coup, pour le moment nos deux premiers jours ont surtout ressemblé à ceci, avec peu de photos mais beaucoup de plage :

Eau turquoise (et chaude !)  et cocotiers à Hapuna Beach

On a quand même commencé à rouler un peu jusque tout au nord de Big Island, pour voir ce paysage magnifique à l'entrée de Pololu Valley :

Forêt vierge sur la côte Est propice aux précipitations

Champs de lave à l'Est mais une superbe vue sur l'île voisine de Maui à l'horizon

Nous avons aussi découvert ce petit animal dans notre appartement, et à de multiples autres endroits :

Un gecko !

Vous l'aurez compris, tout va pour le mieux sous le soleil. En plus, il fait plus "frais" qu'à Sacramento d'au moins 5 degrés, donc c'est parfait ! Plus de nouvelles très bientôt...

dimanche 21 mai 2017

5 ponts mythiques de Californie

Après vous avoir présenté 5 routes mythiques de Californie, j'ai pensé qu'il serait intéressant de faire le même format pour cinq ponts mythiques de Californie. C'est parti :

1. Golden Gate Bridge - San Francisco



Nul besoin de le présenter, le Golden Gate est probablement l'un des ponts les plus célèbres au monde. Ce que les images ne montrent pas, cependant, ce sont ses dimensions pharaoniques : Chacune des deux tours mesure 250 mètres de haut, la route se situe 70 mètres au dessus de l'eau afin de pouvoir laisser passer toutes sortes de bateaux. Il fait 2,7 kms de long !

Magnifique de jour comme de nuit !

C'est également le deuxième pont le plus "suicidaire" au monde... 1600 personnes y auraient mis fin à leurs jours.

2. Bixby Bridge - Monterey County



Probablement l'un des ponts les plus photographiés de Californie, de par sa localisation sur la magnifique côte Pacifique de Big Sur !

3. San Francisco - Oakland Bay Bridge



Même si le Golden Gate lui fait de l'ombre, le Bay Bridge offre une vue spectaculaire sur la ville lorsqu'on arrive à San Francisco depuis l'Est. Depuis quelques années, il offre tous les soirs un superbe spectacle avec ses bay lights qui affichent différentes animations, comme des nuages qui passent

Comme on le voit sur la gauche, le Bay Bridge termine en plein centre de San Francisco

C'est également un géant, avec 5 à 6 voies de circulation dans chaque sens, soit jusqu'à 12 en tout ! Il fait 7 kms de long, même si le chiffre est contestable car le pont est en deux parties séparées par une île.

4. Tower Bridge -  Sacramento 



C'est un peu notre "Golden Gate" à nous, qui en plus est véritablement doré : En plein soleil, ça éblouit tellement qu'il est difficile de le regarder. C'est la porte d'entrée ouest de Sacramento, qui débouche sur le Capitol Mall, la grande avenue rectiligne qui mène au capitole. Parfait pour la photo donc :

Le capitole en ligne de mire

La spécificité du Tower Bridge ? Il se soulève pour laisser passer les bateaux, comme son homonyme londonien ! (à voir en vidéo depuis un drone ici)

5. Donner Summit Bridge - Nevada County


Similaire au Bixby Bridge, il est surtout photographié pour la vue sur le Donner Lake en contrebas et la Sierra Nevada tout autour. En son temps, il fut un passage obligé pour traverser l'immense chaîne de montagnes, mais l'autoroute actuelle passe quelques kilomètres plus loin.

Il faut donc emprunter un léger détour pour voir ce pont et y profiter de la vue :







samedi 13 mai 2017

Le baseball, plus qu'un sport !

Le week-end dernier, nous sommes allés voir jouer les Rivercats de Sacramento contre les Aces de Reno, l'occasion de vous parler un peu de baseball, qui est le sport numéro deux aux USA après le foot US, même si il a été longtemps numéro un jusqu'au début des années 2000.

Raley Field, le ballpark de Sacramento

Lorsque j'ai commencé à travailler aux USA en 2008, j'ai tout de suite compris qu'il me serait indispensable de comprendre un minimum le baseball et d'en suivre les résultats. En effet, tout le monde ne parlait que de ça au bureau !

Les jours de grand match, tout le monde vient travailler vétu des couleurs de son équipe, Les bureaux eux-mêmes sont souvent agrémentés de souvenirs de matchs, de balles de baseball et autres mugs de cafés aux couleurs de l'équipe locale. Tout le monde vit baseball !

La mascotte dans les tribunes

Le meilleur moyen de prouver à quel point le baseball est une institution aux US, c'est de voir tous les termes de ce sport qui ont fait leur chemin dans l'anglais américain et qui sont quasi indispensables dans la vie professionnelle.

La liste est longue au point d'avoir une page Wikipédia dédiée, mais quand on vous demande "What was your pitch?" (quels étaient tes arguments / ton angle d'approche ? en référence au lancer du pitcher au baseball) ou "Give me a ballpark figure" (donne moi une estimation à la louche) ou bien encore "with this new contract, it's a whole new ballgame" (avec ce contrat, on passe dans une nouvelle dimension - un tout nouveau match dans le texte), tout ceci vient du baseball.

Aucun autre sport n'a autant marqué son empreinte dans l'anglais US.

Le batteur va-t-il l'avoir ?

Ce qui est d'ailleurs remarquable avec le baseball, c'est que les américains l'appellent "The Great American Pastime", soit "Le grand passe-temps de l'Amérique". Il faut dire que les matchs durent au moins 3 heures et qu'il n'y a pas de match nul, donc le match se poursuit jusqu'à ce qu'il y ait un vainqueur.  Du coup, le match le plus long de l'histoire a duré 8 heures et 33 minutes !

C'est donc surtout un sport que les gens suivent en fond sonore à la radio, sur internet ou à la télévision. Au stade, c'est pareil : les gens viennent avant tout en famille ou entre amis et passent leur temps à boire, grignoter et papoter sur fond de match de baseball.

Les tribunes sont souvent clairsemées, car les gens se promènent, vont acheter à boire, et restent rarement toute la durée du match au même endroit

Le baseball a également inspiré de nombreux films, très exactement 102 recensés sur IMDB (!!!), dont certains qui me semblent indispensables à regarder pour comprendre l'influence de ce sport sur la culture US.

Je recommande tout particulièrement Moneyball (avec Brad Pitt, nominé pour 6 oscars en 2011) et For Love of the Game (avec Kevin Costner, 1999). Les deux sont une parfaite introduction aux aspects business et culture US autour du baseball.

Moneyball est basé sur une histoire vraie, comme tous les excellents films !

Pour cloturer cette parenthèse sur le baseball, il faut savoir que la saison se déroule d'avril à novembre, soit majoritairement pendant que ni foot US ni basketball n'ont lieu. Chaque équipe joue 162 matchs, soit quasiment tous les jours, ce qui est un rythme absolument infernal, mais les stades sont pratiquement toujours pleins, que les matchs aient lieu le samedi à 19 heures ou le mardi à 14 heures !

Le mois dernier, les San Francisco Giants ont célébré leur 500ème match d'affilée à stade plein. Quand on sait que leur stade fait 42 000 places, que le prix moyen d'une entrée est de 44$, cela fait donc 1,85 millions par match, et donc 924 millions de dollars en tout pour cette série de 500 matchs à guichets fermés !

La majorité des ballparks sont batis pour faire face au centre ville et ainsi avoir une vue imprenable sur les gratte-ciel, comme à Sacramento sur cette photo

Voilà donc pour ce sport complètement méconnu en Europe mais que tout le monde vit intensément de ce côté-ci de l'Atlantique. Le baseball est aussi très populaire en Amérique centrale, en Amérique du sud et au Japon, qui est l'adversaire principal des USA dans ce sport avec... Cuba, qui a aussi d'excellents joueurs !



mercredi 10 mai 2017

Wandering in Istanbul

Mon récent voyage en Afrique du Sud m'a amené à ajouter un second pays à ma liste, à savoir la Turquie puisque j'avais une escale à Istanbul à l'aller (6 heures de transit) comme au retour (8 heures de transit). J'en ai donc profité pour visiter cette ville qui m'était complètement inconnue.

La tour Galata au loin

Je dois avouer que cette escale ne me rassurait pas particulièrement : Trump venait de pondre son idée de bannir les voyageurs en provenance de certains pays musulmans, notre carte verte n'était pas encore approuvée, et la Turquie est frontalière avec la Syrie... Bref, il aurait suffit qu'un attentat se passe en Turquie à cette période (et il y en a eu 5 en 2016 dont un... à l'aéroport !) et j'y serais resté bloqué !

Voilà ce que j'ai vu d'Istanbul durant ma première escale !

A l'aller, les quelques 16 heures de vol et 10 heures de décalage horaire depuis la Californie m'ont complètement détruit. Je suis donc resté à l'aéroport à observer un sac à dos abandonné que les policiers et le personnel de l'aéroport ont laissé en place pendant une bonne heure, et à juste titre car il n'a pas fini par exploser.

Je dormais debout et n'ai donc même pas essayé de quitter l'aéroport, d'autant plus qu'il pleuvait.

Dans les rues d'Istanbul

Au retour, j'ai en revanche profité de quelque chose de plutôt sympa : Turkish Airlines propose une visite gratuite d'Istanbul, en bus et avec guide pour tous les passagers ayant une correspondance d'au moins six heures. J'ai donc sauté sur l'opportunité !

C'est la première fois que je voyais de telles mosquées ! A Istanbul, elles sont aussi nombreuses qu'impressionnantes.

Le bus nous dépose en plein cœur de la vieille ville pour une heure de temps libre. J'en ai profité pour faire quelque chose que je n'avais encore jamais fait, à savoir entrer dans une mosquée, en chaussettes comme le veut le protocole :

A l'intérieur de la mosquée bleue

Après cette visite, je marche un peu et tombe sur un type qui m'accoste, me serre la main et commence à discuter. Il parle en peu français, essaie de faire copain-copain, et heureusement mon minimum de préparation avant départ m'avait incité à lire la liste des précautions avant de visiter Istanbul :

Autour des lieux touristiques, il est fréquent de se faire aborder par des locaux sympathiques qui ne vont pas hésiter à vous faire visiter, discuter de longues minutes, avant de finalement vous montrer leur boutique de tapis et de jouer l'offensé suprême si après tant d'efforts de sa part, vous n'achetez rien.

Donc je dis au type, "Attends-voir, je vais prendre une photo là-bas, je reviens". Une fois à une centaine de mètres, je disparais dans une petite rue et le tour est joué :-)

La photo prise avant de poser un lapin à mon vendeur de tapis

Des minarets à tous les coins de rue ou presque !

Je n'ai pas vraiment eu de chance avec le temps, six degrés et pluie légère, forcément ça fait mal psychologiquement entre la Californie et les 30 degrés de l'été en Afrique du Sud. Mais c'était sympa de retrouver une ambiance européenne dans les rues, avec le ciel gris, des chats qui se promènent partout, des crottes de chien sur les trottoirs et toutes ces choses que l'on ne voit jamais en Amérique du Nord :-) :

Facades dans le vieil Istanbul

J'ai ensuite regagné le bus puis l'aéroport sans encombre, avant d’enchaîner un nouveau très long vol en direction de la Californie... Toutes mes photos d'Istanbul sont visibles par ici.




dimanche 7 mai 2017

Les énergies renouvelables en Californie

La Californie est souvent citée comme l'état le plus progressiste et le plus libéral des Etats-Unis, et à ce titre elle est l'un des leaders mondial en ce qui concerne l'adoption des énergies renouvelables (oui, notre gouverneur va même aux sommets mondiaux sur l'environnement pour porter la bonne parole !)

De nos jours, plus aucune maison ne se batit en Californie sans avoir des panneaux solaires sur le toit :

Pas une maison sans panneaux solaires !

Il faut dire que notre ensoleillement aide beaucoup. Depuis notre emménagement en avril 2016, notre nouvelle maison a produit 103% de notre consommation en électricité solaire. Nous sommes donc officiellement producteurs d'électricité !

Notre production / consommation d'électricité a généré 1068$ d'électricité, 103% de nos besoins, nous sommes donc autonomes en électricité, malgré l'hiver le plus pluvieux de l'histoire

Bien évidemment, je joue le jeu à fond: Tondeuse à gazon, taille-haie, karcher, souffleuse : Tous nos outils de jardin sont électriques. Seuls les véhicules consomment encore du pétrole, mais je compte sur Tesla pour changer tout ça rapidement.

On pourrait croire que le solaire est la source majeure d'énergie renouvelable en Californie, mais ce n'est pas le cas. La répartition est plutôt bonne entre vent, soleil, géothermie et biomasse :

19% de géothermie, avec la plus grande centrale du monde "The Geysers", comme quoi avoir des volcans et des tremblements de terre peut avoir du bon si on sait s'en servir ;-)

Aujourd'hui, 27% de l'énergie Californienne est renouvelable (contre 14% en France et 11% pour l'ensemble des USA), et l'objectif est d'atteindre 50 % sous 13 ans :


Pourtant, dans les faits, rien n'inciterait la Californie à un tel changement. C'est le troisième état plus grand producteur de pétrole des USA (après Texas et Dakota du Nord) qui sont eux-mêmes le troisième plus grand producteur de pétrole mondial derrière la Russie et l'Arabie Saoudite. 

Donc aucun manque de ce côté-là, le pétrole abonde et l'or noir n'a pas grand chose à envier à l'or doré dans le golden state. D'ailleurs, si vous aviez visité Venice Beach à Los Angeles dans les années 1920 - 1930, voilà ce que vous auriez vu :

La forêt de puits de pétrole de Venice Beach dans les années 20-30 !

Alors, c'était mieux avant ? Certainement pas. Et la transition énergétique ne s'applique pas qu'au pétrole. En 1989, cette centrale nucléaire qui alimentait Sacramento a été fermée et une devenue une ferme solaire :

Bye bye le nucléaire, place aux panneaux solaires !

Et même en placant une grande récession au milieu de tout ça, l'adoption du solaire sur tous les toits continue de grimper en flèche d'année en année :


2009 a à peine ralenti le processus, mais depuis, les logements californiens produisent du solaire en flèche !

Avoir un gouverneur conscient du réchauffement climatique et qui se bat tous les jours pour atteindre ces objectifs aide certainement beaucoup. Et il n'est pas le seul : Avec la Californie, 7 autres états et 5 nations européennes veulent bannir la vente de véhicules à essence d'ici à 2050.

Même si on n'a pas toujours l'impression que le changement ait lieu, ces quelques graphes et photos montrent bien que l'on bouge dans la bonne direction. Voilà pourquoi, tout comme Al Gore, j'ai décidé d'être plutôt optimiste pour l'avenir de notre planète !

mercredi 3 mai 2017

Avril 2017 en photos

En 2015, j'avais décidé de me lancer dans un projet 365 de photographie, qui consistait à prendre et publier une photo par jour durant chaque jour de l'année.

Cette année, j'ai décidé de me lancer à nouveau dans un projet photo, moins intense mais tout aussi intéressant : Un projet 52 avec un thème spécifique pour chaque semaine.

Voici donc mes 5 plus belles images d'avril (à retrouver sur Instagram) :


L'objectif de la première semaine d'avril était de capturer du mouvement. Pas forcément évident, mais quand j'ai vu ces truites remonter le courant et faire ces bonds incroyables pour passer d'un niveau à l'autre, je me suis dit que cela ferait une photo originale, pas évidente, et avec pas mal de mouvement !


Le thème pour la photo ci-dessus était "hard", que l'on peut interpréter comme dur ou difficile. Cela s'appliquait plutôt bien à la prestation de la patrouille de France à Sacramento !


La semaine suivante, le thème "lignes directrices" était parfait car nous étions à San Francisco pour 5 jours. Cette photo de nuit du Bay Bridge sortait vraiment du lot, c'était donc parfait !


Enfin pour la dernière semaine, le thème "loop lighting" exigeait de réaliser un portrait avec une luminosité créant une petit ombre sous le nez du sujet. Après avoir mitraillé Clara pendant une dizaine de minutes, j'avais la photo que je voulais.

La photo bonus : San Francisco de nuit

Cette photo était en dehors du projet bien qu'également inspirée par le thème "lignes directrices" (les rails, la rue qui monte tout droit, les rangées de voiture), et je la trouve assez réussie donc je voulais aussi vous la montrer !

Vous pouvez suivre le projet et toutes mes plus belles photos sur Instagram et davantage encore sur Flickr.

dimanche 30 avril 2017

L'art de vivre à l'étranger

Il fut un temps où j'adorais traiter des différences entre France et Etats-Unis, y consacrant pas mal d'articles et d'énergie. Avec plus de 5 ans de vie cumulée aux Etats-Unis, j'avoue cependant que le sujet est de plus en plus difficile à aborder, et le graphique suivant en est l'explication :

Le grand huit des émotions de l'expatrié (le nombre de pics et leur intensité varie selon les personnes !)

Au début, toutes les émotions sont amplifiées fois 10, que cela soit justifié ou non. New York ! Le Grand Canyon ! Deux pics vers le haut. Mais pourquoi ils n'ont pas de pain ici ? C'est quoi ces routes pleines de trous ? Deux pics vers le bas.

La véritable maladie du début de l'expatriation, c'est de vouloir tout comparer, tout catégoriser en "c'est mieux" ou "c'est moins bien" dans tel ou tel pays. La raison pour laquelle c'est une maladie, c'est que cette catégorisation a un coût émotionnel qui n'apporte absolument rien au final, car ni notre pays d'accueil ni notre pays d'origine ne vont soudainement se décider à tout changer pour ne conserver que les "c'est mieux" de chaque côté. Ce stress est donc inutile.

Le temple mormon de Salt Lake City, Utah. Bien ou pas bien ? Peu importe !

La seule solution pour être en paix avec soi-même, c'est d'accepter ces différences et de vivre avec. C'est la phase d'acceptation : Tout n'est pas mieux ou moins bien, c'est juste différent. 

Par exemple, ces deux dernières années, j'ai été confronté à un véritable dilemme dont je ne savais que faire. Après 17 années à avoir été arbitre de foot en France, j'avais atteint un bon niveau, touché du doigt le sport pro, et m'attendais donc à pouvoir poursuivre à un bon niveau aux USA également, comme cela avait été le cas lors de notre première expatriation.

Mon premier match en Californie en 2015

Mais voilà, la Californie est différente et je me retrouve à faire des matchs de gamins de 14-15 ans tous les week-ends, une chose que l'on ne fait que lorsqu'on est tout jeune arbitre débutant en France. Du coup, j'étais frustré : Pourquoi ne veulent-ils pas reconnaitre mon expérience ? Je vais leur montrer ce que je vaux puisque c'est comme ça !

Et j'avais beau exploser les tests physiques, les tests écrits, me faire féliciter par les entraineurs et collègues à chaque match, rien ne changeait : Toujours les mêmes matchs faciles et insipides.

C'est alors que le déclic est venu, à force de voir toujours les mêmes têtes arbitrer les mêmes matchs, j'ai pu discuter davantage et comprendre le fond du problème : Tous considéraient l'arbitrage comme un métier à part entière. Certains faisaient 10 matchs par semaine ou plus et gagnaient 2 à 3000 dollars par mois. C'était leur seule source de revenus ! Avec des matchs locaux de gamins de 13-14 ans !

Tous mes collègues arbitres étaient soit des étudiants qui faisaient ça pour payer leurs études, soit des "anciens" qui faisaient ça en second salaire ou même à plein temps. J'ai donc compris pourquoi les instances californiennes n'avaient que faire de mon cas : Je ne voulais faire qu'un match par week-end, pendant que tous les autres voulaient en faire 3 ou 4 d'affilée le samedi ET le dimanche. Je n'intéressais donc personne car de leur point de vue, je n'en "voulais" pas assez !

Un grand moment tout de même : Avoir officié en amical pour les pros de Sacramento Republic FC. Tous évoluent en USL, soit la seconde division Américaine aujourd'hui !

Après avoir compris que le décalage culturel était la source de cette incompréhension, j'ai tout de suite sû que je ne pourrais plus continuer à arbitrer aux USA, n'ayant pas le temps (ni l'envie) à investir pour plaire aux autorités locales.

Après 19 ans de carrière, j'ai donc dit stop en décembre dernier et ai mis fin à ma carrière d'arbitre de foot. Sans regret car j'aurai vécu des moments absolument incroyables que je n'aurais jamais vécus en tant que joueur.

Tout cela pour vous dire que même après plusieurs années de vie à l'étranger, il arrive de tomber sur des situations que notre "formatage culturel" nous empêche de comprendre, ce qui peut créer de la frustation inutile. Eux s'attendaient à ce que je fasse 5 matchs par semaine au minimum, car c'est leur norme, tandis que 17 années d'expérience en France m'avaient habitué à un match par week-end, ce qui était ma norme. Du coup, on ne se comprenait pas.

Crater Lake : Un énorme pic dans le "top" sur la courbe du début de cet article !

Si vous êtes nouveau dans le monde de l'expatriation, vous êtes en plein dans le grand huit des moments forts et moments faibles. Entre les visites magnifiques d'un côté et la paperasse sans fin de l'autre, c'est tout à fait normal et compréhensible. Mais rassurez vous, cela a une fin... Et je suis bien content d'avoir passé ce cap (en haut à droite de ma courbe en début d'article) !

L'important est de rester positif quoiqu'il arrive. Se dire que rien n'est "personnel" ou que ce n'est pas  parce qu'on est "étranger que cela se passe comme ça" (lire mes business updates trimestrielles si vous ne me croyez pas:-)) . Si il y a un bien un pays ou être étranger est la nomre, c'est ici aux USA !

Abandonner n'est pas une bonne solution, car le "reverse cultural shock" (le choc culturel du retour dans son pays d'origine) est bien plus sournois et difficile à supporter car on ne s'y attend pas. Et les pics vers le haut sont beaucoup plus rares lorsque l'on fait ce choix :-)

Donc courage, le jeu en vaut la chandelle et surtout, l'expérience vous apportera bien plus que vous ne pouvez l'imaginer sur le plan humain.







jeudi 27 avril 2017

[Death Valley] 5 vidéos du road-trip

A quoi ressemblent des heures de route en Californie et dans la vallée de la mort ? J'ai sélectionné cinq vidéos de notre road-trip de décembre dernier, celles où les paysages sont les plus beaux, les routes les plus improbables, en finissant par un blizzard au retour !

Celle-ci pour les paysages (l'arrêt photo dans la vidéo a permis de prendre la photo qui est désormais la couverture de notre page Facebook):


 Celle-ci pour l'exploration des mines d'or et la ville fantôme d'Harrisburg :

   

 Le panorama à 360 degrés de Aguereberry Point, et la piste à flanc de montagne pour y accéder (pas de rambardes de sécurité par ici !)

   

 Le coucher de soleil à Panamint Dunes et la piste plutôt cabossée de bout en bout :

   

 Et pour finir, la traversée de la Sierra Nevada au retour en plein blizzard, avec quelques passages à zéro visibilité pendant quelques secondes qui ont semblé durer une éternité. Chaines obligatoires !

 

Je ne poste pas souvent de vidéos, donc n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez et si cela vous plait.

dimanche 23 avril 2017

La patrouille de France en Californie !

Afin de commémorer les 100 ans de l'entrée en guerre des USA aux côtés de la France lors de la première guerre mondiale, la patrouille de France a décidé d'effectuer un grand tour des USA, et leur seul arrêt sur la côte ouest était... un meeting aérien juste à côté de chez nous ! Le monde est petit !

La patrouille de France en action à Sacramento !

Ce tour des US a commencé le 19 mars et finira le 4 mai au Canada, avec au passage des séances photos au dessus de Grand Canyon, de la statue de la Liberté, de Wahington DC, du Golden Gate à San Francisco, et une douzaine de show aériens dont le nôtre juste à côté de la maison - merci les gars !

L'itinéraire et les chiffres de ce grand tour 2017

 L'événement à Sacramento a eu lieu samedi dernier, le week-end de pâques. Nous ne pouvions donc pas le manquer et y avons retrouvé de nombreux Français des environs, certains venant même de Los Angeles ! Il faut dire que la dernière visite de la patrouille de France aux USA datait d'il y a 30 ans, c'est donc un événement rare :

Les soldats US face aux avions pendant la Marseillaise (et notre Sierra Nevada enneigée derrière !)

Ce tour est l'occasion de rappeler l'amitié entre nos deux pays, car je ne pense pas que beaucoup de nations puissent venir peindre leur drapeau dans le ciel Américain de la sorte :-)

D'ailleurs, les avions de la patrouille avaient pour l'ocaasion une jolie déco drapeau US sur leur dérive :

Le drapeau US aux côtés du drapeau français

Et à midi pile, les oiseaux se sont envolés :

Décollage par groupes de 4

Avant un premier passage "classique" à huit et le drapeau tricolore géant comme pour tous les grands événements :


Nous avons même eu droit à un dessin du drapeau US (en vidéo ici) par la suite. Et aussi et surtout pas mal de figures, et le dessin d'un grand coeur rouge dans le ciel :

Le coeur peint en rouge

Le spectacle a duré presque deux heures, avant que les avions ne reviennent au sol, où l'arméee US exposait aussi quelques uns de ses joujoux que l'on pouvait visiter pour l'occasion :




Prêts pour le décollage !

Le spectacle s'est terminé par une séance d'autographe des pilotes, super sympas et disponibles, j'imagine qu'une telle tournée doit être un formidable événement pour eux, tout comme cela l'était pour nous.

Le soir-même, après avoir survolés le Golden Gate à San Francisco, ils sont passés à basse altitude juste au-dessus de notre maison pour venir passer la nuit à Sacramento :

Séance d'autographes

En plus la météo était parfaite, pas trop chaude même si on a pris de bons coups de soleil ! C'était en tous cas la prmeière fois que nous avons approché la patrouille de France d'aussi près, et on les remercie pour cette super idée :


Toutes mes photos de l'événement sont par ici. Pour finir, une petite vidéo d'un croisement-retournement spectaculaire juste devant nous - celui-là, ils ne le font pas au dessus du stade de France ou des Champs Elysées (et une vidéo plus longue tournée par un pro pour en voir plus):