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mercredi 18 juin 2014

L'histoire d'Interstate 21 LLC

Et voilà, les visas sont arrivés à la maison ! A la demande de plusieurs lecteurs, avant le déménagement et le grand départ, je profite de l'occasion pour vous donner davantage de détails sur mon entreprise, Interstate 21 LLC !

3 visas tous beaux tous neufs ! 

1) Le choix du visa E2

Au départ, nous voulions (re)venir vivre aux USA, comme beaucoup de monde. Je travaillais en tant que consultant indépendant dans l'informatique en France et j'avais bien dans l'idée de poursuivre cette activité aux US puisque 80% de mes clients sont en Amérique du Nord. 

Chercher à obtenir un visa de travail (H1B) était exclu : Le processus ne se déroule qu'une fois par an, limité par un quota de 65 000 visas pour plus du double de demandes. Il y a donc un tirage au sort préalable pour déterminer quels dossiers traiter. En plus, ce visa ne permet pas au conjoint de travailler. Je n'avais pas envie de laisser notre avenir se décider à pile ou face, d'autant plus qu'Adeline n'aurait pu que rester à la maison !

J'ai ensuite découvert le visa investisseur E2 : Pas de quota, renouvelable à l'infini, le conjoint peut travailler, obtention "rapide" à partir du moment ou l'investissement remplit les conditions requises. Un visa très intéressant ! Mais avec une vraie difficulté : Investir un montant "substantiel" dans un business afin de créer une activité qui permette de faire vivre plusieurs Américains et pas la seule famille de l'investisseur.

Présentation de la société sur la page des résidents de The Office of Silicon Valley

2) Le choix de l'activité

Mes premières consultations avec des avocats d'immigration m'orientaient plutôt vers l'achat d'un business existant : Cela semblait plus "sûr", surtout que dans ce cas il est possible de faire en sorte que l'argent soit investi seulement une fois le visa accordé, donc pas de risque de perdre son investissement si le visa est refusé.

Du coup, nous songions à acheter un petit salon de thé / café pour Adeline, à transformer "à la Française". Nous avons contacté plusieurs vendeurs, les prix semblaient coller, et nous pensions vraiment poursuivre dans cette voie. Jusqu'à ce qu'un avocat me dise : "Vous êtes dans l'informatique ? Vous avez déjà des clients là-bas ? Utilisez cette activité pour le visa, vous aurez moins d'argent à investir, et vous avez plus de chances de réussir !". Examples à l'appui, il m'avait convaincu, d'autant plus que je comptais de toutes façons poursuivre mon activité aux US. Le choix était fait !

Notre bureau et QG de Sunnyvale, "The Office of Silicon Valley"

3) Le démarrage de l'activité

En janvier, je déposais donc les statuts de l'entreprise. Interstate 21, LLC devenait une "Limited Liability Company" de l'état de Californie (équivalent d'une SARL en France). Pourquoi "Interstate 21" ? La spécialité qui m'apporte le plus de clients est le développement d'applications web basées sur Google Maps. Qui dit carte dit route, j'ai toujours trouvé le panneau des autoroutes US (les "Interstate highways") sympa, 21 est mon jour de naissance, et par un miracle providentiel, l'interstate 21 n'existe pas. Le nom était donc tout trouvé !

Durant notre voyage en Californie de février, j'ai ouvert le compte en banque, loué les bureaux, embauché un employé... Le projet décollait ! Ces six derniers mois, en plus de mes contrats avec divers clients, j'ai développé le premier produit commercialisé par Interstate 21 :  Route Planner, une solution de planifications de routes pour petites sociétés, commercialisée sur www.routeplannertool.com.

Aujourd'hui, une vingtaine de clients potentiels testent le produit. J'avais déjà rencontré certains d'entre eux durant notre voyage de début d'année. J'ai désormais hâte d'être sur place pour accélérer les choses !

Exemple d'une aplication web réalisée pour des promoteurs immobiliers Texans

Voilà pour les informations concernant notre start-up ! Cela vous donne certainement une idée plus précise du travail requis pour obtenir un visa E2 (je suis mort, croyez-moi !). C'est aussi un minuscule aperçu du contenu de notre dossier de demande de visa.

Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas à utiliser les commentaires ou à nous écrire (e-mail ci-dessous). C'est toujours un plaisir pour nous d'aider les futurs expats !

Pour plus d'infos :

Vous pouvez aussi nous écrire ici :




mercredi 25 février 2015

C'était il y a un an...

"A goal is a dream with a deadline"
(Un but est un rêve avec une date d'échéance) 
Napoleon Hill

 Il y a un an, nous étions en plein premier voyage de repérage dans la Silicon Valley, avec pour objectif de poser les bases de notre aventure californienne. La suite, vous la connaissez : De la délivrance le jour de l'obtention des visas au départ de France jusqu'à aujourd'hui, vous avez pu tout suivre sur le blog. Que de chemin parcouru, dans tous les sens du terme !

La Californie, c'est aussi de hautes montagnes, des sapins et de la neige, pas que la plage et les palmiers !

Vous aurez probablement remarqué que je n'ai pas écrit de bilan des 6 mois, alors que j'en avais fait un au bout de 3 mois seulement... Je vais donc profiter de cet article pour rattraper le coup, même si je pourrais tout résumer en une seule phrase : J'ai travaillé comme un malade pour que l'on vienne en Californie, et cette dernière nous le rend bien !

Les "world famous" Painted Ladies de San Francisco

Aujourd'hui, nous ne nous posons pas la question de rentrer en France un jour. Notre seul soucis, c'est d'obtenir une carte verte le plus vite possible, même si nous pouvons aussi rester sous visa E2 indéfiniment. Ces derniers temps, j'ai reçu beaucoup de messages amicaux de compatriotes qui voudraient venir eux aussi vivre en Californie. Et j'ai appris à reconnaitre dès la première phase ceux qui réussiront et ceux qui ne viendront jamais. Savez-vous comment ?

Hier soir sur le Capitol Mall de Sacramento

C'est très simple, et la réponse se trouve dans la citation en haut de la page. Si vous me dites "je rêve d'aller un jour en Californie", vous avez perdu. En revanche, lorsque j'entends "nous avons pour projet de partir en Californie avant septembre 2015", là je sais que c'est gagné. Avoir une date butoir, c'est transformer un rêve en objectif. C'est pouvoir commencer à planifier, si je veux partir à ce moment-là, la maison doit être vendue avant telle date, le visa obtenu à ce moment-là, etc etc.

On passe du rêve à l'action, et c'est un état d'esprit qui fait la différence, croyez en notre expérience !

Tout le monde a un "rêve américain" dans le coin de sa tête. Le mien est en photo ci-dessus, réalisé en janvier 2015 pour récompenser l'incroyable année 2014. Parce que travail mérite récompense, un point c'est tout !

Il y a un an, prendre l'avion tous les trois pour venir démarrer l'entreprise ici, recruter un premier employé, acheter du matériel... C'était forcément risqué car sans garantie de résultat. Mais le plan était en marche. Mettre un doigt dans l'engrenage a suffit à lancer la machine.

Initialement, le but était de "déménager en Californie avant septembre 2014". Mais lorsque les avocats m'ont dit que les demandes de visa prenaient plus de temps l'été, vacances scolaires obligent, j'ai avancé la date butoir à juin. Le visa s'obtenant en 2 mois environ, il fallait tout avoir préparé pour début mai, et donc avoir déjà plusieurs cycles de paie et des documents justificatifs que l'on ne pouvait obtenir qu'en venant au plus tard en février - mars, d'où ce voyage il y a un an. Il fallait coller au plan !

Alexandra a créé son entreprise en Californie tout comme nous. Aujourd'hui, elle aide d'autres personnes à investir et à s'installer aux Etats-Unis. Devinez qui a réalisé son site web ?

Pour terminer sur le sujet, je dis souvent que les USA sont l'endroit idéal pour créer une entreprise. Même un type comme moi, incapable de vendre quoique ce soit, je m'en sors très bien ici ! Il y a un an, j'avais rencontré Alexandra par blog interposé, alors qu'elle était en plein dans le processus de visa E2 tout comme nous. 

On échangeait pas mal de conseils et astuces par e-mail et Skype, alors quand Alexandra a cherché à créer le site internet de son entreprise, j'ai été ravi de pouvoir lui donner un coup de main, avec l'aide de Sara qui nous avait aussi énormément aidé en nous accueillant cet été pendant que nous recherchions une maison.

Je ne pouvais pas finir cet article sans mettre une photo de plage avec des palmiers. Désolé !

Ainsi s'entraident les expats de Californie ! C'est vraiment sympa et c'est clairement un état d'esprit différent de notre moribonde Europe. Alors si vous voulez rejoindre le club, cliquez ici et n'hésitez pas à contacter Alexandra, elle se fera un plaisir de vous aider sur le chemin de l'expatriation.

Et vous pouvez toujours nous contacter par e-mail our sur notre page Facebook, c'est toujours un plaisir pour nous de vous répondre !

dimanche 30 juin 2019

[Bilan] 5 ans en Californie !

5 ans déjà ! C'est ce que disaient la plupart de nos connaissances durant ces trois dernières semaines passées en France. Mais pour nous, ces 5 années paraissent davantage comme 10 ans ou plus tellement il s'est passé de chosesen si peu de temps.

Faisons un petit bilan récapitulatif du chemin parcouru. Tout avait démarré avec une petite feuille Excel fin 2013 :

Objectif #1: Déménager en Californie. Actions requises: Obtenir un visa - Vendre voitures et maison - Déménager. Pourquoi se compliquer la vie ?

C'est ainsi que démarrait notre quête de Californie. Après avoir consulté divers avocats, je choisissais le visa E2 (comme expliqué ici) qui consistait à démarrer une entreprise en Californie, y investir beaucoup d'argent, et advienne que pourra.

Bien évidemment, je n'avais jamais créé d'entreprise auparavant, et je n'ai aucun diplôme dans le domaine, amateur que je suis. Mais peu importe, en mars 2014, nous débarquons pour deux semaines dans la Silicon Valley, avec pour but de trouver un bureau, embaucher un premier salarié, et décider du futur lieu de notre installation

Comme vous pouvez le voir sur ma feuille Excel ci-dessus, l'objectif était d'être en Californie avant le 1er septembre, à peine 5 mois après ce voyage de repérage.

Dès notre retour, le dossier de visa est assemblé et envoyé à l'ambassade des USA à Paris. Début juin, notre visa est approuvé. Fin juin, il y a pile 5 ans, nous atterrissions à san Francisco. Objectif atteint, avec deux mois d'avance !

Les fameuses valises de notre "débarquement" en Californie, où comment faire tenir toute sa vie dans un coffre, le temps de quelques semaines.

Je dois avouer que je tourne toujours la tête lorsque nous passons devant l'hôtel où nous avions débarqué à Sacramento en 2014. Ca fait toujours quelque chose de se dire "c'est là que tout a commencé", que la construction pièce par pièce de notre nouvelle vie avait débuté.

Il y avait probablement quelque chose de fou dans le fait de tout plaquer en France pour recommencer à zéro dans un endroit où l'on ne connaissait personne. Mais après notre première expérience aux USA, j'étais intimement convaincu que c'est un pays où le travail paye. Je savais que d'une façon ou d'une autre, quelqu'un finirait par me donner ma chance et que tout irait bien.

Et cela a été le cas ! Après à peine 3 mois, nous étions complètement installés et le business tournait bien. Evidemment, ce n'était pas toujours facile mais nous avons fait notre petit bonhomme de chemin et 5 ans plus tard, plus personne n'ose même nous demander si on va un jour rentrer en France, parce que les gens ont bien compris que la question ne se pose plus.

Un an après notre arrivée, c'est Clara qui débarque et devient ainsi la première américaine de la famille !

L'an 2 de notre expatriation marque l'arrivée de Clara. La petite famille compte désormais 4 membres avec une petite américaine ! Et même si notre visa E2 nous plait, nous commençons à songer à la résidence permanente aux Etats-Unis, la fameuse carte verte. Nous entamons des mois et des mois de de procédures, et début 2017, c'est chose faite, nous voilà tous résidents permanents pour toujours !

20 mois après notre arrivée, nous achetons notre première maison aux USA

Au niveau travail, tout ce qui se passe durant ces 5 années dépasse toutes mes espérances et de loin. Qui aurait parié que mon tout premier client californien serait... le gouvernement de Californie ! Que des éditeurs s'intéressent à mon travail et me proposent de publier des cours ? Que je sois amené à voyager en Afrique du Sud, en Inde, et même bientôt... en Australie ! Et que Google me nomme Google Developer Expert en 2017 ?

J'aurais signé pour simplement 10% de ce qui m'est arrivé ces cinq dernières années... Aux USA, c'est clair et net, le travail paie, je ne peux pas dire le contraire ! J'ai même récemment réalisé que nous avions dépassé le million de dollars en chiffre d'affaires depuis notre arrivée aux USA, ou encore qu'en janvier 2019 j'ai gagné en un mois l'équivalent d'un an de mes anciens revenus de cadre dans un grand groupe industriel français... 

Ca peut donner le tournis et c'est en tout cas complètement dingue (pour plus de détails, vous pouvez lire ma catégorie business sur le blog avec des bilans détaillés tous les trois mois)

Antelope Canyon, Utah, fin 2017

Et nous ne faisons pas que travailler, loin de là ! Je mets un point d'honneur à prendre plus de congés qu'en France, et nous voyageons ainsi au moins 7 semaines par an, ce qui nous a permis de faire deux ou trois trucs assez exceptionnels, comme :
Devant le mont Rushmore dans le Dakota du Sud


Et les enfants dans tout ça ? Ils sont comme des poissons dans l'eau. Ils jonglent entre français et anglais sans problème, veulent aller à l'école même le week-end, et ont tout simplement la belle vie.
Ce sont des petits rois quand on rentre on France, même si ils ont du mal avec certaines différences culturelles. 

Par exemple, Thomas décrit avoir eu une super journée et s'être éclaté, et se fait rectifier par un membre de la famille que c'était "pas trop mal", mais pas "super", ce que le pauvre petit ne peut évidemment pas comprendre (moi non plus d'ailleurs - c'est pour ça que nous sommes partis !). 

Mais bon, ça m'éclate de voir notre petit Thomas, à peine rentré de France en Californie après 11 heures de vol puis 2 heures de route, couché à deux heures du mat, se lever le matin et dire d'emblée : "Je vais à l'entrainement de foot ce soir, hein ?". Puis de débarquer sur le terrain par 32 degrés tout enthousiaste "hey guys, I'm back !" (hé les gars, je suis de retour !). Un vrai petit guerrier qui passe d'un monde à l'autre sans problème !

Parc national des Arches durant notre traversée du pays en 2018

Sommes nous partis pour 5 ans de plus en Californie ? C'est fort probable. Nous signerions à deux mains pour cinq nouvelles années aussi remplies et abouties, c'est certain. Dans tous les cas, on y travaille au quotidien, à la fois pour le présent mais aussi et surtout pour le futur. 

Car qu'est-ce qui serait plus dingue dans 5 ans que de pouvoir dire : C'est bon, on a assez travaillé, on peut désormais prendre notre "retraite" et rendre le travail optionnel ? J'avoue que c'est un objectif assez ambitieux, probablement un peu trop, mais bon... On en reparlera d'ici là et bientôt en plus de détails sur le blog, comme promis il y a quelques mois déjà !

En attendant, si vous avez des questions sur ces 5 ans, n'hésitez pas à nous en faire part en commentaires.

lundi 27 février 2017

Nous sommes résidents permanents !

C'est désormais chose faite, nous sommes résidents permanents des Etats-Unis ! Nous avons reçu nos précieuses cartes vertes ce matin même, 27 février :

3 cartes vertes et un passeport US !

Qu'est-ce que ça change ?

 Dans la vie de tous les jours, pas grand chose, mais sur le long terme, être résident permanent, c'est :
  • La possiilité de devenir citoyens US dans 5 ans
  • Ne plus avoir de visa non-immigrant à renouveler périodiquement (avec le risque de refus - changement de politique par exemple), car nous avons ce statut à vie !
  • La liberté pour nous tous de travailler pour n'importe quel employeur. Mon visa E2 était lié à ma propre entreprise et je ne pouvais pas accepter d'offre d'emploi de qui que ce soit d'autre (même si vous savez que ce n'est plus dans mes intentions
  • La possibilité pour Thomas de rester aux USA après ses 21 ans sans avoir à demander de visa. C'était d'ailleurs la seule "urgence" pour nous en matière d'immigration. Il restait donc encore 18 ans pour trouver une solution !
La lettre de "bienvenue aux USA":  C'est avec grand plaisir que nous vous accueillons en tant que résident permanent des USA !

D'une façon plus symbolique, c'est surtout une grande fierté, car c'est la reconnaissance que les USA estiment que nous apportons suffisament à ce pays pour mériter d'y rester à vie. En effet, ma carte verte se trouve dans la catégorie EB2, à savoir "diplôme avancé ou capacités exceptionnelles dans les arts, science ou business".

Cela nous permet aussi de rattraper un peu notre retard sur Clara qui a déjà les deux nationalités puisqu'elle est née ici.

Pour la première fois, je suis allé dans la même voie que les citoyens US à l'aéroport !

Je dois avouer qu'arriver à San Francisco dimanche soir et me diriger pour la première fois vers les guichets d'immigration "citoyens US et résidents permanents" plutôt que "visiteurs", ça fait quelque chose. Surtout quand on n'a pas encore la carte verte sur soi !

Pour bien compliquer les choses, il faut savoir que j'avais une correspondance à Istanbul avant d'arriver à San Francisco, soit l'endroit parfait pour avoir des soucis lors de l'entrée sur le territoire US  : Plus de 200 terroristes ont été arrêtés ces derniers mois en Turquie, sans parler des nombreux attentats qui y ont eu lieu récemment - et j'avais plein de photos de mosquées sur mon appareil photo :-)
Vivre aux USA, c'est vivre dans un pays où tout le monde vient d'ailleurs. Par exemple, plus de 60% de la population de Californie n'est pas blanche de peau.

Dans la longue file d'attente pour entrer aux USA, au milieu des citoyens US et des résidents permanents, le graphique ci-dessus sautait aux yeux... Même si les médias internationaux se plaisent désormais à dépeindre les USA comme un pays qui ne veut plus d'étrangers (alors qu'aucune restriction de voyage ni d'immigration n'est en vigueur), toute personne qui vit aux USA sait très bien que c'est probabelemnt le pays le plus cosmopolite au monde, car tout le monde vient d'ailleurs !

Mon entrée s'est d'ailleurs faite sans aucun soucis, avec seulement deux questions posées : La carte verte est-elle liée à un emploi ou à la famille ? Etes vous marié ? Et c'était tout... 

Nous voilà donc résidents permanents des Etats-Unis ! Prochaine étape : Souffler un peu après toutes ces démarches administratives et apprécier notre nouveau statut :-)

jeudi 1 janvier 2015

Bonne année 2015 !

Nous vous souhations à toutes et à tous une excellente année 2015 ! Que celle-ci vous apporte santé, bonheur, voyages et découvertes !

Sacramento est passée en 2015 sans nous, mais pas sans feux d'artifices

Après une année 2014 riche en changements, puisque la première moitié de l'année a consisté à faire de notre départ en Californie une réalité, avant de nous installer et de tout "reconstruire" ici, 2015 promet d'être plus "relax". Nous avons toujours une multitude de projets et d'aventures à réaliser, simplement aucun d'entre eux ne s'intitule "vendre la maison, les voitures et déménager de l'autre côté de la planète avant cet été".

Thomas prêt pour l'ouverture des cadeaux

En 2015, nous allons visiter au moins deux nouveaux états US (dont très probablement l'Alaska), voyager pendant au moins six semaines dans l'année, continuer de faire vivre le blog au moins deux fois par semaine... Et je vais me lancer dans deux projets qui devraient vous intéresser :
  • Un projet 365 qui consiste à prendre au moins une photo par jour et à la publier sur le web. L'objectif étant d'améliorer ma photographie par un effort quotidien de recherche de cliché original. Vous trouverez mes photos par ici.
  • L'écriture d'un roman ! Et oui, c'est décidé, je me jette à l'eau. Après un premier livre sur notre expatriation, j'avais envie de renouer avec l'expérience d'écriture, ce qui se fera sur la base modeste de 300 mots par semaine cette année.
Thomas a pu faire de la luge dans le Jura !


Avant d'entamer 2015 à fond la caisse, voici un retour vers 10 articles du blog qui retracent notre année 2014 :

Bonne année 2015 ! N'hésitez pas à profiter de cette nouvelle année pour venir nous voir en Californie  !

samedi 13 février 2016

[Achat maison] Episode 3 - Le chemin du guerrier

Comme je vous l'ai expliqué il y a quelques temps, nous sommes en train d'acheter une maison ! (pour avoir toute l'historique : épisode 1 - épisode 2). Si tout se passe bien, la vente sera conclue dans les deux semaines qui viennent !

Pending = vente en cours !

Depuis mon dernier article sur le sujet, beaucoup de choses se sont passées. D'abord, il était impératif de faire notre déclaration de revenus US dès que possible, car si un employé Américain a juste besoin de montrer quelques feuilles de paie pour voir son prêt approuvé,  quand on n'a pas d'employeur et qu'on n'est pas Américain, il faut montrer deux années de "tax returns", le petit nom des avis d'imposition ici.

Le problème, c'est qu'il me fallait plusieurs papiers de mes clients pour le faire, puis compter sur ma comptable pour traiter mon dossier très vite... Malheureusement, cela aurait été trop simple, et un de mes clients ne m'a toujours pas envoyé le document requis à ce jour...

Du coup, nous aurions pu attendre que les autres fassent leur boulot et perdre la maison en disant "c'est de leur faute, on ne pouvait rien y faire". Ou alors, comme pour le visa E2, la location de notre maison actuelle ou à bien d'autres occasions, passer en mode guerrier et ne reculer devant rien pour arriver à nos fins :

Voilà à quoi j'ai ressemblé ces dernières semaines...

Puisque la comptable avait besoin d'un papier d'un client qui ne me l'envoyait pas, j'ai décidé de me passer de la comptable et du papier du client en faisant ma déclaration de revenus moi-même, puisque j'ai totale confiance en mes chiffres : 10 heures de travail sur deux jours pour en arriver là, un risque accru de contrôle fiscal et la fin du contrat avec ma comptable, mais bon, on m'a forcé à sortir les mitrailleuses, alors...
"You don’t get extreme results without extreme actions."
Derek Sivers
Une fois les impôts payés, notre prêteur a fait estimer la maison (400$ pour notre pomme), histoire d'apprendre qu'elle veut exactement le prix auquel on l'a acheté - merci !


Les revenus US se déclarent jusqu'au 15 avril maximum... D'où la difficulté d'obtenir des papiers à ce sujet dès janvier-février.

Et là, le coup de grâce tombe : Alors que je pensais que tout était finalement bon, notre prêteur demande à ce que l'IRS (Internal Revenue Service - le service des impôts fédéral US) envoie une copie de notre tax return, histoire de s'assurer que les 59 pages de documents déclarés sont bien ceux qui ont été reçus et acceptés par le gouvernement fédéral et celui de Californie. Seul soucis de taille : Un délai de 4 à 6 semaines pour obtenir les documents, soit largement hors-délai pour l'achat de la maison...

Là encore, il aurait été possible d'attendre et de perdre la maison. Ou recharger un bloc de cartouches et repartir à l'assaut, avec cette petite citation en tête :
“The basic difference between an ordinary man and a warrior is that a warrior takes everything as a challenge, while an ordinary man takes everything as a blessing or a curse.”
 -- Don Juan, Mexican shaman

J'ai donc appelé l'IRS et parcouru leur site web, pour découvrir que la copie du tax return pouvait en fait être disponible sous à une à deux semaines puis livrée en 5 à 10 jours si exigée par moi-même plutôt qu'une tierce personne. Ca tombe bien, j'aime pouvoir contrôler ce qui se passe !

Plusieurs fois par jour, je suis donc allé sur le site de l'IRS pour essayer de remplir le formulaire de demande  afin de voir si la copie était dispo... Et ce vendredi, c'était le cas ! Nous devrions donc recevoir le document la semaine prochaine, et si ce n'est pas le cas, nous irons en imprimer un en personne au bureau de l'IRS de Sacramento, quittes à combattre plusieurs heures de file d'attente...


Hier, nous avons reçu un chèque de $1,300 de l'IRS, argent qu'il nous devait depuis un an ! Rien à voir avec la maison, mais pour le coup ça va aider à couvrir les frais !

Il ne reste plus que 8 jours pour boucler la vente, qui du coup a été approuvée par le prêteur sous condition de fournir quelques documents additionnels. Il semblerait que nous aurons ce dernier document de l'IRS à temps, donc si tout se passe bien, le prochain article à ce sujet sera pour vous annoncer que nous sommes propriétaires !

Conclusion

Qu'on le veuille ou non, vivre à l'étranger demande beaucoup de motivation. Des formalités simples peuvent vite devenir des challenges difficiles à surmonter... Après presque deux ans en Californie et plus de 4 ans aux USA en tout et pour tout, nous sommes loins d'être "arrivés" et il faut encore bien souvent se battre au quotidien pour avancer.

Par exemple, le jour où le prêteur me demande des relevés de compte additionnels à fournir, l'espace en ligne de ma banque était inaccessible et l'agence la plus proche à 3 heures de route aller-retour... Un problème de plus à résoudre ! Et il y en a eu bien d'autres du même style ces dernières semaines.

C'est un sujet que je n'avais pas trop traité jusqu'alors, mais si vous voulez venir vivre aux USA, sachez qu'il vous faudra passer en mode guerrier de temps à autre. Ce n'est pas toujours plaisant, mais  le jeu en vaut la chandelle, non ?




   

samedi 16 février 2019

Le rêve américain en 2019

Voilà un article que je voulais écrire depuis des mois, sans jamais savoir par où commencer. Il faut dire que les USA sont un pays en mouvement permanent, où tout bouge très vite, et que je pourrais écrire un livre sur ce genre de sujet, alors dur de se lancer... Quand on ne sait pas où s'arrêter !

Une photo de notre premier voyage avec Thomas en Californie... C'était le tout début de notre rêve américain !

Qu'est ce que le rêve américain ? La définition varie. Pour certains, c'est l'accès à davantage de liberté, pour d'autres, l'Amérique représente davantage d'opportunités, tandis que de façon plus récente et terre à terre, le rêve américain représente l'accès à la propriété pour la majorité des classes sociales.

Toutes ces définitions sont parfaitement valables en 2019. D'une façon générale et officielle, c'est le libre accès à l'ascension sociale quelque soit la famille, l'origine et les moyens d'une personne. De notre point de vue, c'est certainement tout ça à la fois !

Obtenir un visa pour s'installer aux Etats-Unis est un véritable challenge (je sais de quoi je parle !), car les candidats sont toujours aussi nombreux, comme le prouve la volonté de fermer ou sécuriser davantage certaines frontières. C'est d'ailleurs l'un des points forts de ce pays : Quelque soit le climat économique ou politique, le système est suffisamment libéral pour que l'influence des gouvernants publics ou privés ne puisse vraiment impacter ces libertés individuelles... A condition bien sûr de respecter le peu de lois en place.

Les visas E2 ayant permis de nous installer aux USA


Mais revenons en au rêve américain en 2019. Depuis quelques mois, un nouveau phénomène a pris de l'ampleur, au point qu'il porte désormais un nom : FIRE, un acronyme pour Financial Independence and Early Retirement (Indépendance Financière et Retraite Anticipée).

Aujourd'hui, j'ai le sentiment que FIRE est l'ultime frontière du rêve américain : Pouvoir prendre sa retraite le plus tôt possible pour profiter de la vie avant qu'il ne soit trop tard, avec pour idée principale que nous passons les années les plus intéressantes de notre vie à travailler, seulement pour pouvoir souffler à un âge où la santé et l'énergie ne permettent plus forcément de pouvoir faire tout ce que l'on voudrait durant notre passage sur cette planète.

 Je pourrais citer pas mal d'exemples (comme Pete Adeney, qui a pris sa retaite à... 30 ans !), et le mouvement a certainement été popularisé par Tim Ferriss avec son livre "The 4-hour workweek" en 2008. L'idée ne date donc pas d'aujourd'hui, mais elle commence à être mentionnée dans les médias, ce qui n'était pas le cas il y a dix ans.

Si tous n'atteignent pas cet idéal, il est cependant de plus en plus évident que le nombre d'américains travaillant de façon indépendante est en grande augmentation, ce qui constitue une étape importante dans cette poursuite de totale indépendance. En effet, ne plus avoir à aller au bureau tous les jours et être libéré d'un employeur permettent d'économiser du temps et de gagner davantage d'argent.

Avoir une activité freelance sera même le cas pour la majorité des américains d'ici 2027 selon l'étude annuelle d'Upwork :

En 2018, plus de 35% des américains actifs ont une activité freelance, à plein temps ou en complément de leur job, ce qui un chiffre énorme !

De notre point de vue, l'indépendance financière est une chose à laquelle nous travaillons tous les jours. Sans faire de véritable compromis et au rythme actuel, je devrais pouvoir arrêter de travailler dans 15 ans, soit à 51 ans. Mais si nous décidions de réduire nos dépenses par deux, par exemple en achetant une plus petite maison et en vivant dans un endroit moins cher, prendre notre "retraite" à 43-44 ans est de l'ordre du possible.

Je sais, cela semble dingue, mais c'est aussi ça, le rêve américain : Envisager des choses quasi impossibles dans notre contrée d'origine ! 

Reste à définir le terme "retraite", me direz vous. Dans le cas de FIRE, la définition communément admise est de pouvoir vivre de revenus passifs pour une durée infinie, rendant le travail rémunéré optionnel. Cela peut sembler irréel, mais les stratégies sont diverses et variées pour en arriver là.

Par exemple, j'ai rencontré Douglas Tsoi à Portland l'an dernier, et sa conquête de l'indépendance financière a consisté à acheter une maison à 360 000 dollars en liquide, dans laquelle il vit, et loue le sous-sol sur AirBnb. Avec l'absence de prêt immobilier et les revenus de location, Douglas a suffisament pour subvenir à ses besoins sans avoir à travailler.

 Ce qui est intéressant, c'est que l'idée de base de FIRE est d'avoir juste assez pour vivre, ce qui peut sembler en contradiction totale avec l'image que les gens peuvent avoir des USA, société de consommation où il faut dépenser toujours plus.

Choisir la voie "freelance"est avant tout une question de préférence en termes de style de vie pour 84% des freelancers. 61% disent que le choix de leur propre style de vie est plus important que les revenus associés à ce choix.

Mais l'idée d'avoir une liberté totale au jour le jour semble désormais avoir du succès... Affaire à suivre !

Si le sujet vous intéresse et que vous voulez un autre article sur le sujet, avec davantage d'exemples et mon propre plan vers l'indépendance financière, merci de laisser plein de commentaires et de questions !

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