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vendredi 19 juillet 2024

10 ans en Californie

 Aussi incroyable que ça puisse paraître, ça fait 10 ans que nous sommes en Californie ! Vous pouvez lire le bilan des 9 ans ici.

Bixby Bridge le long de la côte où nous avons campé début Juillet 2024

Pour changer un peu le format de mes bilans annuels, je vais faire celui-ci sous la forme de questions-réponses :

Partis pour 10 ans de plus en Californie ?

C'est dur à dire. Dans 10 ans, les enfants seront à l'université. Faire leurs études aux US ne les aiderait pas beaucoup (cette présentation TED résume bien le tout si ça vous intéresse d'en savoir plus) car c'est très cher et je doute toujours de la qualité de l'éducation.

En revanche, il est probable que pour eux comme pour beaucoup de monde, travailler aux US soit la meilleure option. 

Pour nous, vivre dans un pays (ou état) moins cher permettrait une retraite quasi-immédiate. Donc, c'est pas simple.

Match de MLS entre San José et Los Angeles FC au Levi Stadium de Santa Clara

Pourquoi pas un mode hybride alors ?

On y pense, mais c'est pas simple. Passer la moitié du temps dans un pays, l'autre moitié dans l'autre, serait idéal même si largement incompatible avec la pratique de sport en compétition ou le concept d'année scolaire... Ou alors alterner d'une année scolaire sur l'autre ? 

La logistique n'est pas évidente. Si vous connaissez quelqu'un qui fait ça, ça nous intéresse !

Les kids à Tahoe en Mai dernier

Et la France dans tout ça ?

On aimerait bien que les enfants puissent passer un peu plus de temps en France pour voir si y étudier plus tard serait possible ou pas. 

On pense à tenter une année "d'essai" où on vivrait en France pour une année scolaire et voir si ça fonctionne, mais là aussi la logistique n'est pas simple, car on ne veut pas déménager ou vendre notre maison en Californie pour le moment. Donc on réfléchit toujours.

L'avantage d'être bi-nationaux, c'est qu'en théorie, on peut faire ce qu'on veut et vivre aux USA ou en Europe facilement, et si on ne se souciait pas des kids, on partagerait probablement notre temps entre différents pays.

Un des 4 feux de broussailles qui a terminé à moins de 2-3 kilomètres de notre maison ces dernières semaines. Cette photo est prise depuis notre entrée... L'augmentation de leur fréquence et de leur proximité fait aussi réfléchir.


10 ans, c'est pas rien... Des moments forts en particulier ?

Chaque année a eu son lot d'expériences incroyables. On a traversé le pays en voiture de New York City à Sacramento en 2018. On a visité l'Alaska, Hawaii, et 46 autres états (il ne me reste que Dakota du Nord et Virginie Occidentale à voir). On est allés en Australie, au Portugal, au Canada, en France bien sûr, et des voyages business dingues en Inde, en Bolivie, et en Afrique du Sud.

Au niveau business, tout s'est passé au delà de nos espérances, et mes mises à jour trimestrielles en attestent, donc je ne vais pas me répéter.
On a aussi eu la chance de posséder un chalet à la montagne, de devenir résidents permanents puis citoyens Américains... 


Clara a désormais 8 titres de championne de Californie en individuel et 2 en équipe... 10 fois championne en deux ans !

Et plus récemment, les sports de nos kids nous ont fait vibrer avec Clara qui n'en finit pas de surprendre et de gagner ses compétitions de Twirling Baton, au point que l'on envisage d'aller aux championnats des USA en Floride en 2025... Elle a fait le show devant 20 000 personnes à San Diego...

On a probablement accumulé 40 à 50 ans d'expériences en juste 10 ans, donc c'est plutôt pas mal ! Parfois, je me sens un peu vieux avec tout ça.

Lac Tahoe en Mai 2024

Et le blog dans tout ça ?

Le blog commence à souffrir un peu, je n'ai jamais aussi peu posté qu'en 2024, et la motivation pour continuer n'est plus vraiment là, alors à moins de recevoir une tonne de commentaires et de messages d'encouragement, je ne vois pas la tendance s'inverser.

Dans le même temps, après avoir commencé en 2007 avec From Besançon to Philadelphia, ça fait 17 ans que j'écris sur le web, donc trouver l'inspiration au milieu d'une vie devenue plus "normale" n'est pas évident. On verra !

McWay Falls en Juillet 2024

Voilà, je pense que vous savez tout maintenant! Si vous avez des questions, n'hésitez pas ! Et n'oubliez pas que nous sommes plus actifs sur Instagram et Facebook que sur le blog.



dimanche 18 septembre 2022

Camping sauvage en Californie à Hope Valley

Depuis la vente de notre chalet dans la Sierra Nevada, aller passer du temps à la montagne est devenu moins fréquent, surtout que Thomas joue au foot pratiquement tous les week-ends, et la combinaison école + foot nous a bien ralentis au niveau exploration. 

Route 89 dans la Sierra Nevada

Nous avons investi dans du matériel de camping l'an dernier, et avons découvert presque par accident la notion de dispersed camping, que je traduirais en "camping sauvage", même si la définition officielle est bien plus intéressante :

"Beaucoup de gens apprécient la solitude et l'expérience primitive du camping loin des terrains aménagés et des autres campeurs. Le camping dispersé est le terme utilisé pour camper n'importe où dans une forêt nationale en dehors d'un terrain de camping désigné. Le camping dispersé signifie aucun service; comme le ramassage des ordures et peu ou pas d'installations". Pas d'eau, pas d'électricité, pas de toilettes !

Alors quoi de mieux que d'aller en pleine montagne pour un week-end de 3 jours début Septembre afin de s'y essayer ?

Hope Valley - notre aire de jeux pour 3 jours !

Trouver des zones où ce camping "dispersé" est autorisé n'est pas toujours simple, car les adeptes de ce type d'expérience veulent garder leurs endroits favoris secrets, histoire de ne pas attirer trop de monde, surtout que c'est gratuit !

Durant un week-end férié, et en arrivant seulement le samedi en milieu d'après-midi, nous n'avons eu aucun mal à trouver notre bonheur à Hope Valley, le long de la route 88, et à proximité du lac Tahoe.

Notre camp de base, sans limites et bien évidemment sans eau, électricité, toilettes, etc. Juste la nature !

Nous voulions une expérience aussi sauvage et authentique que possible, et cela a été globalement le cas. C'est juste dommage que plusieurs familles avaient décidé de passer leur journée entière à faire du quad et de la moto le long de la route qui passait à 30-40 mètres de notre tente. Aller dans la nature pour brûler de l'essence toute la journée, je ne comprends pas...

Pour le reste, ne pas avoir de toilettes fut assez simple à gérer : On creuse un petit trou à l'abri des regards, et le tour est joué ! Et dans notre cas, il y avait des toilettes à 3-4 kilomètres à proximité d'une zone pour pêcheurs, donc c'est une option qui s'est montrée pratique. 

Matin, midi et soir, on passe à la rivière pour une petite toilette.

Ce type de camping a bien évidemment quelques régulations que nous avons suivies à la lettre, notamment en matière de feu, poubelles, localisation du camp. Rien de bien contraignant dans l'ensemble. Le plus dur, c'est de s'habituer à avoir les mains souvent sales, et de devoir attendre une heure ou deux avant de pouvoir les laver.

Et le soir, nous attachions notre sac poubelle dans un arbre pour ne pas que les ours viennent faire un carnage. Nous n'avons pas eu de visite d'ours, mais avons entendu des meutes de coyotes au loin chaque nuit, ce qui était magnifique ! (cliquez ici pour avoir une idée de l'ambiance - ce n'est pas notre enregistrement mais c'était exactement la même intensité !)

Sur une petite île à Silver Lake

Hope Valley se situe à 2300 mètres d'altitude. Tous les sommets "dégarnis" visibles sur nos photos sont font 3200-3300 mètres de haut. Il faisait donc assez bon (26 - 28 degrés la journée, avec de l'air), bien moins chaud qu'à Sacramento où nous étions autour des 40 degrés tous les jours à cette période. La nuit, la température descendait à 10-11 degrés, de quoi apprécier les sacs de couchage !


Red Lake

Notre camp était situé dans une vallée historique. Ce sont des migrants mormons qui y sont passés les premiers en 1848, nommant cet endroit Hope Valley (la vallée de l'espoir), car après avoir fait des milliers de kilomètres à pied et à cheval, traversé montagnes et déserts, ils voyaient cette vallée comme une dernière étape avant de franchir la Sierra Nevada et de pouvoir s'installer an Californie. 

Il est estimé que 30 à 40 000 pionniers sont passés par Hope Valley durant leur migration vers l'Ouest.

Voilà les deux plus heureux ! Thomas s'amusait à chasser des écureuils au lance-pierre. Clara collectionait bâtons et cailloux. C'est sympa la vie sans Internet ni écrans ! Et puis on a le droit d'être couverts de poussière jusqu'à la tête, alors c'est le pied !

Nous allons renouveler cette expérience de camping sauvage/dispersé dans le futur. Tous les territoires publics fédéraux (forêts, déserts, etc.) ont des options de camping dispersé (dont les Alabama Hills, par exemple), la règle étant que si aucun panneau ne l'interdit... alors c'est autorisé.

Et puis, quand on voit que les campings classiques coûtent facilement 26 dollars la nuit, bien souvent pour avoir un sanitaire basique où les douches sont payantes (quand il y en a !), et sont assez bruyants, l'option 100% sauvage n'est pas loin d'être aussi comfortable,  avec le côté aventure en plus !

A la douche !

On a donc adoré cette expérience. Le contact avec la nature, ne pas avoir une tente à moins de 50 mètres de la nôtre, regarder le ciel étoilé sans aucune lumière artificielle pour interférer... C'était super !
N'hésitez pas à nous faire part de vos questions en commentaires. 


lundi 11 octobre 2021

Mais où est passée l'année 2021 ? Business update n°26

Tous les trois mois (sauf le second trimestre 2021, oublié pour cause de voyage en Alaska) je publie une petite mise à jour business sur le blog, vu que mon entreprise est la raison pour laquelle nous avions tout d'abord obtenu un visa entrepreneur, puis sommes devenus résidents permanents aux USA.

En août 2021, premier voyage business depuis... février 2020 ! Un petit tour à Atlanta pour quelques réunions.

L'une des mes activités principales étant de former des gens à diverses technologies du web (Angular, React, Javascript, et bien d'autres), je voyageais une à deux fois par mois pour ces formations avant COVID. Depuis plus d'un an et demi, je fais toutes ces formations depuis la maison, et j'ai hâte de pouvoir reprendre l'avion régulièrement. Par exemple, j'ai fais une formation pour Starbucks mais n'ai pas eu l'occasion de voir leur QG à Seattle, la formation ayant été faite à distance.

Idem pour les conférences. Si j'ai eu l'opportunité d'intervenir à des conférences à Melbourne, Minneapolis ou Atlanta, je n'y ai pas mis les pieds, ce qui est super bizarre. Heureusement, ça va changer très bientôt, avec une conférence de Microsoft à Las Vegas début Décembre :

5 jours dans un grand hôtel à Las Vegas pour 3 talks différents, l'occasion de reprendre enfin le chemin de l'aéroport !

Il semblerait donc que l'on reprenne le chemin de la normalité. Financièrement parlant, ceci dit, 2021 va encore terminer en... année record ! Je sais, ça devient ennuyeux, mais année après année je ne fais que dire "cette année était record, je ne ferai pas mieux l'an prochain car je vais ralentir", et voilà, j'ai encore "échoué" en 2021, car j'ai déjà fait mieux qu'en 2020 !

Mais c'est promis, l'année prochaine, je ralentis vraiment !

Immobilier

Qu'avons nous fais d'autre ces six derniers mois ? Ah oui, nous avons acheté une maison, au Texas cette fois-ci ! Cela faisait plusieurs mois que nous cherchions une bonne opportunités, celle-ci s'est concrétisée en Septembre :


Notre nouvelle propriété au nord de Houston, Texas. Vous pouvez la louer si vous voulez !


Après notre première expérience dans l'immobilier avec notre chalet sur Airbnb, cette fois-ci, nous allons faire de la location longue durée, et 100% passive, car une société de gestion de locations s'occupe de tout pour nous. Pas besoin d'aller au Texas, du coup.

Et pourquoi le Texas, allez-vous me demander. Parce qu'il est possible d'y acheter une maison dans les 200 000 dollars qui va se louer dans les $2 000, alors qu'en Californie, une location à $2 000 coûte au moins $500 000 en 2021... C'est donc bien souvent au moins deux fois moins cher d'investir dans l'immobilier au Texas, qui a aussi le mérite de ne pas avoir d'impôts sur le revenu.


Certifications Angular

Durant COVID, j'ai lancé un programme de certifications Angular pour aider les gens à mettre en valeur leurs connaissances et à trouver de nouvelles opportunités. Près de 250 certifications distributées plus tard, le programme est un vrai succès, qui a même aidé quelques personnes à trouver un nouveau job dans un autre pays, ce qui est formidable !

La France est septième ex-aequo en nombre de personnes certifiées, et l'Italie surprenante deuxième. Le lancement de certifications moins chères a permis de booster mes ventes en Amérique du Sud et en Inde ces derniers mois.


Du coup, je compte lancer plus de certifications pour différentes technologies en 2022, vu que le concept marche bien.

Investissements

L'autre nouveauté majeure de 2021, c'est que mes quelques années passées à investir commencent à largement porter leurs fruits. Si il y a bien une leçon que j'essaie d'imprégner dans les têtes des mes enfants dès maintenant, c'est que "connaissance + discipline + patience = réussite". 

En 2020, quand les gens (et la bourse) paniquaient à cause de COVID, j'ai continué à investir près de la moitié de nos revenus avec la même régularité, suivant les conseils de tous les livres lus sur le sujet ces dernières années. Et je pense avoir bien fait :

L'espace bleu ciel au-dessus du bleu foncé, c'est la plus value d'une partie de mes investissements... Si j'avais paniqué en 2020 et tout vendu, j'aurais perdu de l'argent, mais avec un peu de discipline et de patience, voilà le résultat !

Si vous suivez ce blog depuis quelques temps, vous savez que j'ai dans l'idée de prendre ma retraite tôt, et vu qu'en 2021, mes investissements rapportent plus d'argent que ce je gagne par mon travail, et bien... Il est probable que cela arrive beaucoup plus vite que prévu.

Et que pour une fois, je pense donc vraiment pouvoir ralentir l'année prochaine ! Affaire à suivre !








dimanche 29 août 2021

[Alaska] A la conquête de Denali (jours 3-5)

Le troisième jour de notre grand voyage en Alaska, nous avons pris la Parks Highway en direction du nord afin de voir le mont Denali, la plus haute montagne d'Amérique du Nord (6190 mètres d'altitude), qui est aussi le troisième pic le plus prohéminent et isolé du monde après l'Everest et l'Aconcagua.

Pratiquement seuls au monde sur la route en pleine période de vacances, c'est aussi ça l'Alaska !

Le premier jour, nous parcourons 300 kilomètres le long de la chaîne d'Alaska et contournons Denali par le nord, mais les nuages nous empêchent de voir cette montgane majestueuse que seuls 30% des visiteurs peuvent apercevoir. 

Il n'y a que des petits Californiens pour porter bonnet et pull par 15-16 degrés !

Dans le parc national, nous faisons un arrêt au chenil des chiens de traineaux. Les huskies sont utilisés pendant une bonne partie de l'année pour aller secourir des intrépides perdus dans les montagnes, mais aussi pour permettre aux rangers d'aller maintenir certains refuges et logements du parc non accessibles pendant des mois.

Les chiens sur leurs grandes niches en bois

Après quelques petites randonnées, nous rejoignons l'hôtel pour la nuit aux portes du parc. Le lendemain matin, la pluie fait place à des éclaricies et à l'espoir de voir enfin le mont Denali :

Ciel bleu et route mouillée

Panorama de la forêt boréale  aux pieds des montagnes, et le géant Denali caché dans les nuages

La route du parc termine après une grosse dizaine de kilomètres et n'est ensuite autorisée qu'aux bus du parc national, que nous décidons de ne pas prendre, car approcher de Denali en bus n'enlèvera pas les nuages. Les paysages restent grandioses malgré tout.

Du coup, nous rebroussons chemin en direction de Talkeetna où nous passerons la nuit. Sur la route, les nuages se dissipent un peu, et nous apercevons pour la première fois des morceaux de Denali qui se montre petit à petit :

Denali, te voilà enfin !

A ce moment-là, mission accomplie, nous avons aperçu cette gigantesque montagne, certes pas en entier, mais peu importe ! A Talkeetna, nous visitons le petit "centre village" qui est l'un des plus touristiques d'Alaska, avec des restaurants à terrasse, des bâtiments historiques, et un peu de monde et de vie, ce qui assez rare dans ces petits bourgades du grand Nord.

Boutiques historiques à Talkeetna

Après une petite promenade dans le village, où une piste d'atterrissage sur herbe permet aux pilotes locaux d'atterir à une centaine de mètres du centre historique, nous rentrons au petit chalet où nous allons passer la nuit. C'est alors que que dans mon retroviseur, le géant Denali a enfin décidé de dévoiler toute sa splendeur, émergeant au dessus de la couche nuageuse :

Vue de Denali depuis Talkeetna

Le lendemain matin, pour notre dernier jour dans la région avant de partir plusieurs centaines de kilomètres plus au sud-est, le soleil brille et les nuages sont totalement absents. 

Je décide de passer un coup de fil à une agence d'hydravions à Talkeetna pour voir si ils auraient de la disponibilité ce matin même, et miracle, une autre famille s'est désistée, et nous pouvons avoir un hydravion pour nous 4 et aller voler le long des parois du mont Denali !

Notre hydravion et le lac qui servira de piste de décollage et d'atterrissage


Prêts pour une expérience inoubliable ! Les casques servent à nous protéger du bruit et à entendre les indications du pilote.

Une heure de vol au dessus des glaciers et des montagnes enneigées

Passage devant Denali qui ne peut plus se cacher cette fois-ci !

Difficile de décrire une telle expérience, mais voler au milieu de ces paysages, survoler les glaciers et longer des parois rocheuses à quelques dizaines de mètres à peine, sans oublier quelques passages entre des pics que l'on observait à une centaine de kilomètres quelques jours auparavant, c'était quelque chose !

La vidéo ci-dessous vaut tous les mots du monde quant il s'agit de décrire ce que nous avons vu et vécu :

La vidéo montre aussi un chalet à Denali qui a subi quelques attaques d'ours, et la cérémonie où Clara et Thomas deviennent "junior rangers" du parc national de Denali !


Vues absolument incroyables depuis l'avion !

Après cette expérience, le reste du voyage aurait pu être sous une pluie incessante, cela n'aurait plus eu d'importance ! Ce jour-là, nous avons appris que les compagnies d'hydravion sont un peu partout en Alaska.

Leur activité principale et de servir de "taxi" pour emmener des gens vers leurs chalets isolés au milieu de nulle part, puis d'aller les rechercher quelques jours ou semaines plus tard, ou d'aller leur apporter des provisions ou du matériel ! Un style de vie typiquement Alaskan !

Alors que nous arrivons vers Willow, Denali se montre encore plus majestueux que jamais, à 150 kilomètres à vol d'oiseau !

Voilà pour ce petit résumé de nos 3 jours autour de Denali, avec ce vol en hydravion pour clotûrer la visite en beauté ! Ce petit vol nous aura coûté plus cher que l'aller retour de Sacramento à Anchorage en avion, mais c'est une expérience que nous ne ferons peut-être qu'une fois dans notre vie, donc nous avons sauté sur l'occasion.

La suite du voyage très bientôt sur le blog...













dimanche 15 août 2021

[Alaska] De Anchorage à Willow (jours 1-2)

Fin Juin 2021, nous atterrissons à Anchorage pour 12-13 jours en Alaska. Difficile de savoir si le premier jour compte dans la mesure où nous arrivons à Anchorage à pratiquement 11 heures du soir, même si il fait encore grand jour à cette latitude l'été - d'ailleurs, techniquement, il n'aura jamais fait nuit durant notre séjour !

Première vue sur l'Alaska avant atterrissage, à 22h37 : Beaucoup d'eau, de vert, des nuages, et des grandes montagnes enneigées à l'horizon, ce qui sera une constante durant tout le séjour


Le lendemain matin, nous prenons une voiture de location et démarrons avec une petite visite d'Anchorage. Bien qu'étant la plus grande ville d'Alaska, les rues y sont globalement désertes et très espacées. Pas grand chose à voir, mais dans le même temps, une ville n'est pas l'intérêt principal quand on visite le grand Nord !

Vue d'Anchorage depuis l'aéroport

Une grande ville certes, mais la verdure l'emporte !


Le chalet de l'office du tourisme local est plutôt bien fleuri

Les kids devant une peinture murale près de la ligne de départ de l'Iditarod, une course de chiens de traineaux de 1500 kilomètres qui se déroule en 8 à 15 jours entre Anchorage et Nome chaque année

L'après-midi, nous prenons la route pour le nord, et nous arrêtons à Eklutna pour y voir son église et cimetière orthodoxes, les premiers d'une longue série qui illustre l'héritage culturel Russe de l'état :

Eglise orthodoxe d'Eklutna

Les "maisons spirituelles" du cimetière d'Eklutna, une tradition athabaskane (peuples natifs de l'ouest du Canada et d'Alaska centrale), sont supposées héberger l'esprit du défunt pendant 40 jours avant qu'il ne disparaisse

A peine plus loin sur la route, le ciel se découvre et nous permet de profiter pleinement des paysages grandioses de la région à Reflections Lake, qui porte parfaitement son nom :

Reflections Lake

Les nuages sont souvent présents en Alaska mais contribuent à rendre les paysages encore plus magnifiques

Notre route du jour se termine à Willow, qui aurait dû devenir la "capitale sauvage" d'Alaska dans les années 70-80, avant que les Alaskans ne reviennent sur leur décision en raison du coût prohibitif de déplacer les bureaux du gouvernement, qui est donc resté à Juneau.

A Willow, nous n'avons même pas trouvé de restaurant ouvert. Il n'y a qu'une station service, et 1500 chalets (pour 2000 habitants) bien répartis autour des lacs de la région. Nous passons d'ailleurs la nuit dans un petit chalet au bord d'un de ces lacs.

Vue depuis le chalet, avec accès direct et privé au lac, vue sur les montagnes, et verdure omniprésente. Dès le premier jour, nous sommes conquis !

Le lendemain matin, nous partons à l'assaut du parc national de Denali, avec pour objectif de voir la plus grande montagne d'Amérique du Nord, que seuls 30% des visiteurs ont la chance de voir, à cause du temps souvent nuageux. A suivre dans notre prochain article...






dimanche 11 juillet 2021

5 faits fascinants sur l'Alaska

Nous voici de retour en Californie après 13 jours en Alaska, un voyage que vous avez pu suivre en images pratiquement jour après jour sur Instagram et Facebook.

Pendant que je trie toutes mes photos (plus de 400 !), je vais commencer notre série d'articles sur l'Alaska avec 5 faits assez incroyables sur cet état magnifique.

Trois géants de plus de 4000 mètres de haut vus depuis 150 kilomètres de distance sur une route déserte en plein Juillet. Ca fait pas rêver, ça ?

1) L'état le plus grand, et le plus lointain

L'Alaska fait deux fois et demi la taille du Texas (qui est aussi grand que la France) et quatre fois la taille de la Californie ! C'est donc un état immense.

Une France et une Californie, et il y a encore de la place !

On pourrait aussi penser que l'Alaska est "juste au nord ouest" de la côte ouest des Etats-Unis, mais c'est en fait beaucoup, beaucoup plus au nord, et beaucoup plus à l'ouest. C'est simple, si on avait décidé de prendre la route depuis Sacramento jusqu'à Anchorage, on pourrait penser qu'une fois à Vancouver au Canada, après 14 heures de route, on aurait fait le plus dur, n'est-ce pas ?

Il n'en est rien : La distance de Sacramento à Vancouver par la route ne représente que 30% de la distance jusqu'à Anchorage, qui est d'environ 5000 kilomètres en tout... Une fois arrivés au Canada, il resterait donc 70 % de l'itinéraire à faire à travers la Colombie Britannique et le Yukon. Donc on a pris l'avion !

Les majestueux bald eagles sont partout en Alaska, de loin l'animal que nous avons vu le plus souvent.

2) La population de tout l'état d'Alaska est moins importante que celle de San Francisco !

San Francisco a 875 000 habitants, et l'Alaska n'en a que 732 000. La plus grande ville d'Alaska, Anchorage, a 300 000 habitants, soit 40% de la population de l'état. Les 432 000 autres personnes se partagent donc une superficie de plusieurs fois la France, et ne sont pas embêtées par leurs voisins !

Des lacs et de la verdure partout, et parfois un petit chalet tout seul au bord d'un lac... Sans aucune route pour y accéder. Avion et moto-neige sont deux options fréquemment utilisées.

3) L'avion est le moyen de transport numéro un

2% des habitants d'Alaska ont un brevet de pilote, car les hydravions sont le moyen le plus simple de voyager dans l'état et d'accéder à des petits coins de paradis vierges de toute infrastructure humaine. Vu qu'il y a de l'eau partout (et les moustiques qui vont avec !), les hydravions sont rois. 

A Anchorage, deux lacs situés juste à côté de l'aéroport international servent de "connection" vers tous ces endroits isolés, et sont une véritable base à hydravions :

Le lac Hood et sa base d'hydravions

Le système routier de l'état a moins d'une dizaine de highways, qui sont bien souvent à 2 voies comme sur la première photo de cet article. La grande majorité de l'état n'est donc accessible que par l'eau et par l'air. C'est d'ailleurs le cas de la capitale, Juneau, qui n'a aucune route d'accès direct !

Le réseau routier minimaliste en Alaska, que nous avons donc parcouru en grande partie autour d'Anchorage. Remarquez comme toute la moitié ouest de l'état est inaccessible par la route !

4) Un état acheté à la Russie pour une bouchée de pain

L'Alaska a été achetée à la Russie pour 7,2 millions de dollars, ce qui équivaut à 133 millions de dollars en 2021. Un prix ridicule quand on considère aujourd'hui que l'industrie de la pêche en Alaska rapporte à elle seule 5,6 milliards de dollars par an, et le tourisme 1,1 milliard par an. Et je ne parle pas du pétrole.

L'influence russe dans la culture locale reste très présente, et nous avons vu de nombreuses églises et cimetières orthodoxes.

Eglise et cimetière orthodoxes au village historique d'Eklutna

5) Un climat extrême

Si nous avons bénéficié de températures assez douces (10 à 18 degrés durant la majorité du séjour) grâce au soleil de minuit, l'hiver en Alaska est long et doit être une toute autre affaire. A Anchorage, le température ne dépasse pas les zéro degrés celsius pendant plusieurs mois, et les jour en hiver ne font que 3-4 heures de long, encore moins plus au nord. C'est le prix à payer pour avoir de magnifiques aurores boréales dans le ciel !

Plus sérieusement, c'est la première fois que nous visitions un endroit où la majorité des voitures ont une petite prise électrique qui dépasse du bloc moteur à l'avant, près de la plaque d'immatriculation :


Cette prise est utilisée pour alimenter un petit chauffage qui sert à conserver le moteur du véhicule à une température décente durant l'hiver, afin de pouvoir démarrer sans trop de difficultés !

Voilà donc pour ces 5 faits intéressants qui montrent à quel point l'Alaska est un endroit différent du reste des USA ! Plus d'articles à venir dans les semaines qui viennent, c'est promis.